Eleaml


MEMORIE PER LA STORIA DE' NOSTRI TEMPI

DAL CONGRESSO DI PARIGI NEL 1856 AI GIORNI NOSTRI

SECONDA SERIE

9° e 10° Quaderno - 21° e 22° della Raccolta

TORINO

Dell'unione Tipografico-editrice Via Carlo Alberto, casa Pomba, N. 33

1864

Memorie per la storia de' nostri tempi dal congresso di Parigi... (1864 - Quad. 7° - 8°)

Memorie per la storia de' nostri tempi dal congresso di Parigi... (1864 - Quad. 9° - 10°)

Memorie per la storia de' nostri tempi dal congresso di Parigi... (1864 - Quad. 11° - 12°)

(se vuoi, scarica l'articolo in formato ODT o PDF)

PERDITA DELLA SAVOIA E DI NIZZA 

OSSIA IL TRATTATO DEL 24 MARZO 1860

Quantunque aspettata da parecchi giorni, non è però meno dolorosa per ooi la pubblicazione del trattato, con cui si rinunziano alla Francia le provincie della Savoia e della Contea di Nizza. I nomi di Cavour e Farini, che porta sottoscritti il trattato medesimo, erano ben meritevoli di figurare in un etto simile. Il tempo e il dolore non ci consentono di scrivere commenti. Li riserviamo a domani.

Au nom de la Très Sainte et indivisible Trinité.

Sa Majesté l'Empereur des Francis avant exposé les considérations qui par suite des changemens survenus dans les rapports territoriaux entre la Sardaigne et la France, lui faisaient désirer la réunion de la Savoie et de l'arrondissement de Nice (circondario di Nizza) à la France, et Sa Majesté le Roi de Sardaigne s'étant montré disposé à v acquiescer, Leurs dites Majestés, ont décidé de conclure un Traité à cet effet, et ont nommé pour Leurs Plénipotentiaires, savoir:

Sa Majesté le Roi de Sardaigne, Son Excellence M. le comte Camillo Benso de Cavour, Chevalier de Son Ordre Suprême do la Très Sainte Annonciade, Chevalier Grand Croix décoré du Grand Cordon de l'Orde Royal des Saints Maurice et Lazare, Chevalier de l'Ordre Civil de Savoie, Grand'Croix de l'Ordre Imperial de la Légion d'Honneur, et des Ordres de st. atexandre Newskv de Russie en diamants, du Medjidié de Turquie, du Lyon et du Soleil de Perse, Gran Cordon des Ordres de Léopold de Belgique, de Charles III d'Espagne, du Sauveur de Grèce, etc. etc. etc., Président du Conseil et Son Ministre des affaires étrangères, Notaire de la Cuoronne, etc., et Son Excellence M. le Chevalier Charlestouis Farini, Chevalier de l'Ordre Suprême de la Très Sainte Annonciade, et des Ordres des Saints Maurice et Lazare, et du Mérite Civil de Savoie, Son Ministre Secrétaire d'État pour les affaires de l'intérieur;

Et Sa Majesté l'Empereur des Francis, M. le Baron de Talleyrand-Périgord, Commandeur de Son Ordre Impérial de la Légion d'Honneur, Chevalier Grand Croix des Ordres de l’Étoile polaire de Suède, du Lvon de Zsringen de Bade et du Faucon blanc de Saxe-Weimar, etc. etc.te., Son Envové extra ordinaire et Ministre plénipotentiaire auprès de Sa Majesté le Roi de Sardaigne, et M. Vincent Benedetti, Commandeur de l'Ordre Impérial de la Légion d'Honneur, Grand Officiar de l'Ordre Royal des Saints Maurice èt Lazare, etc. etc., Conseiller en Son Conseil d’État, Son Ministre plénipotentiaire et Di recteur des affaires politiques au Département des affaires étrangères;

Lesquels après avoir échangé leurs pleins pouvoirs, trouvés en bonne et dùe forme, sont convenus des articles suivants:

Art. 1. Sa Majesté le Roi de Sardaigne consent à la réunion de la Savoie et de l'arrondissement de Nice (circondario di Nizza) à la France, et renonce pour lui, et tous ses descendants et successeurs en faveur de Sa Majesté l'Empereur des Français à ses droits et titres sur lesdits territoires. Il est entendu entre Leurs Majestés que cotte réunion sera effectuée sans nulle contrainte de la volonté des populations, et que le Gouvernement du Roi de Sardaigne et de l'Empereur des Francis se concerteront le plustòt possible sur les meilleurs moyens d'apprécier et de constater les manifestations de cotte volonté.

Art. 2. Il est également entendu que Sa Majesté le Roi de Sardaigne no peut transférer les parties neutralisées de la Savoie qu'aux conditions aux quelles il les possède lui-même et qu'il appartiendra à Sa Majesté l'Empereur des Français de s'entendre à ce sujet tant avec les Puissances représentées au Congrès de Vienne, qu'avec la Confédération Helvétique, et de leur donner les garanties qui résultent des stipulations rappellées dans le présent article.

Art. 3. Une Commission mixte déterminera dans un esprit d’équité les frontières des deux États en tenant compte de la configuration des montagnes et de la nécessité de la défense.

Art. 4. Une ou plusieurs Commissions mixtes seront chargées d’examiner et de résoudre dans un bref delai les diverses questione incidentes auxquelles donnera lieu la réunion, tel les que la fixation de la part contributive de ls Savoie et de l'arrondissement de Nice (circondario di Nizza) dans la dette publique de la Sardaigne et l'exécution des obligations résultant des contrats passés avec le Gouvernement Sarde, lequel se réserve toutefois de terminer lui-même les travaux entrepris pour le percement du tunnel des Alpes (Mont- Cenis).

Art. 8. Le Gouvernement Francis tiendra compte aux fonctionnaires de l'ordre civil et aux militaires appartenant par leur naissance à la Province de Savoie età l'arrondissement de Nice (circondario di Nizza), et qui deviendront sujets Francis, des droits qui leur sont acquis par les services rendus au Gouvernement Sarde; ils jouiront notamment du benèfico résultant de l'inamovibilité pour la Magistrature et des garanties assurées à l'armée.

Art. 6. Les sujets Sardes originaires de la Savoie et de l'arrondissement de Nice, ou domiciliés actuellement dans ces provinces, qui entendront conserver la nationalité Sarde, jouiront pendant l'espace d'un an,à partir de l’échange des ratifications, et moyennant une déclaration préalable, fait à l'autorité compétente, de la faculté de transporter leur domicile en Italie et de s’y fixer, au quel cas la qualité de citoyen Sarde leur sera maintenue.

Ils seront libres de conserver leurs immeubles situés sur les territoires réunis à la France.

Art. 7. Pour la Sardaigne le présent Traité sera exécutoire aussitôt que la sanction législative nécessaire aura été donnée par le Parlement.

Art. 8. Le présent Traité sera ratifié et les ratifications en seront échangées à Turin dans le délai de dir jours, ou plus tòt si faire se peut.

En foi de quoi les Plénipotentiaires respectif a l'ont signé et y ont apposé le cachet de leurs armes.

Fait en doublé expédition à Turin le vingt quatrième jour du mois de mare de l'an de gràoe mil-huit-cent-soixante.

Signé: C. Cavour. Signi: Talleyrand.
Signé: Farini. Signé: Benedetti.

Pour copie conforme à l'originai:

Le Secrétaire Général du Ministère de Affaires Étrangères.

Carutti.

PROCLAMA DEL RE ALLE POPOLAZIONI DI NIZZA E SAVOIA

Il Journal des Débats pubblicava il testo del proclama che Vittorio Emanuele ha indirizzato alle popolazioni di Savoia e Nizza per isvincolarlo dal loro giuramento di fedeltà. Questo stesso proclama è pubblicato dalla Gazzetta ufficiale del Regno del 2 di aprile, N° 79, ed è del seguente tenore:

«Un trattato concluso il 24 marzo stabilisce che la riunione della Savoia e di Nizza alla Francia avrà luogo colla adesione delle popolazioni e la sanzione del Parlamento.

 Per quanto siami penoso di separarmi da provincie che hanno per si lungo tempo fatto parte degli Stati de'  miei antenati, e alle quali si attaccano tante reminiscenze, io ho dovuto considerare che i cangiamenti territoriali originati dalla guerra in Italia giustificherebbero la domanda, che il mio augusto alleato l'imperatore Napoleone mi ha indirizzato per ottenere questa riunione.

«Io ho dovuto inoltre tener conto dei servigi immensi che la Francia ha reti all'Italia, dei sacrifici che essa ha fatto nell'interesse della sua indipendenza, dei vincoli che le battaglie e i trattati hanno formato tra i due paesi, lo non poteva disconoscere da altra parte che lo sviluppo del commercio, la rapidità e la facilità delle comunicazioni aumentano ogni giorno di più l'importanza ed il numero delle relazioni della Savoia e di Nizza colla Francia.

«Io non ho potuto dimenticare infine, che le grandi affinità di razza, di linguaggio e di costumi rendono codeste relazioni ognor pili intime e naturali.

«Tuttavia un simile grande cangiamento nella sorte di codeste provincie non potrebbe esservi imposto; esso dev'essere il risultato del libero vostro consentimento, Questa è la mia ferma volontà, e tale è pur anche l'intenzione dell'imperatore de'  Francesi. Affinché nulla possa imbarazzare la libera manifestazione dei vostri voti, io richiamo quelli tra i principali funzionari dell'ordine amministrativo, che non appartengono al vostro paese, e li surrogo momentaneamente da alcuni de'  vostri concittadini che piìi godono la stima e la considerazione generale.

«In queste circostanze solenni voi vi mostrerete degni della riputazione che vi siete acquistata.

«Se voi dovete seguire altri destini, fate in modo che i Francesi vi accolgano come fratelli, che si è da lunga mano appreso a valutare e stimare.

Fate che la vostra unione alla Francia sia un legame di più tra due nazioni, la cui missione è di operare di accordo allo sviluppo della civiltà».

Torino, 6 aprile 1860.

VITTORIO EMANUELE

C. Cavour.

INTERPELLANZE DI GARIBALDI SULLA CESSIONE DI NIZZA

(Pubblicato il 13 aprile 1860).

Oggi, 12 di aprile, hanno luogo nella Camera dei Deputati le interpellanze del generale Garibaldi al conte di Cavour sulla cessione di Nizza alla Francia, sulla incostituzionalità della votazione, sulla violenza che patiscono i Nizzardi. I nostri lettori troveranno nella relazione della Camera le interpellante e le risposte. Affinché però possano apprezzare una cosa e l'altra come conviene, scriveremo alcuni cenni sulle relazioni che da molti secoli passano tra Casa di Savoia e la Contea di Nizza.

L'anno 1388, i Nizzardi sceglievano per loro signore Amedeo VII, il Rosso, conte di Savoia, ed una delle ragioni principali era perché il conte, per l'acquisto fallo a que' tempi dalla sua famiglia della vai di Gesso, poteva all'occorrenza mandar pronti soccorsi a Nizza per ricacciare oltre Varo i Provenzali, che da sei anni desolavano le sue terre (Così Gioffredo, Storia delle Alpi marittime).

L'anno 1538, quando i Nizzardi erano minacciati da due potenti Monarchi, rispondevano alle loro intimazioni col grido di Viva Savoia, risoluti piuttosto di morire, che di cadere sotto altro padrone: Cum spe et fide potius moriendi, quam aliter permittendi, come lasciò scritto Bartolomeo Bensa, uno dei capitani preposti alla guardia delle porte (Gioffredo, loc. cit. lib. xix).

L'anno 1543, i Nizzardi cacciavano dalia loro città i GalloTurchi, che l'aveano invasa, e Nizza veniva rimeritata del suo eroico coraggio col titolo di fedelissima, datole dal duca di Savoia Carlo III.

L'anno 1562, addi 20 gennaio, il popolo nicese, riunito in generale parlamento ad istanza dei sindaci nella chiesa di S. Domenico, rispondeva ai Francesi, che lo dicevano avverso alla signoria dei duchi di Savoia, confermando il voto del 1388 (Gioffredo, lib. xxi).

L'anno 1600, nella notte del 1° ottobre, assalita Nizza da 4000 Francesi, capitanati dal duca di Guisa, cacciava gl'invasori civium virtute, come dicea un'iscrizione destinata a conservare memoria del fatto (Gioffredo, lib. XXIII).

L'anno 1639, rotte le porte, il popolo nizzardo conduceva in città il Cardinale Maurizio al grido di Viva Savoia, e a sassate mandava via il governatore che stava pei Francesi (Gioffredo, lib xxvi).

L'anno 1691 Nizza, obbligata a cedere alle truppe di Catinai e scendere a patti, nell'atto di resa stipulava, all'art. 25 Che non potendo il Castello es~ aere dalle armi di S. M. Cristianissima espugnato, dovesso la città e contado continuare sotto il dominio della R. Casa di Savoia (Relazione dell’Assediof pag. 48).

L'anno 1696, dopo cinque annidi dominazione francese, restituita Nizza alla Savoia la gioia di tutti i cittadini fu inesplicabile da chi la vide, e incredibile a chi ne udisse il distinto ragguaglio», come dice uno scrittore contemporaneo l'Aureo fiume della pace, dell'ab. M. A. La scari. Nizza per Giovanni Romero, 1696, in fine del proemio).

L'anno 1792, quando i repubblicani di Francia invasero Nizza, il 27 settembre e vecchi e giovani, il ricco e il povero, il nobile ed il popolano, tutti indistintamente corrono per la città, gridando: Evviva Savoia! disposti a tutto intraprendere pel loro Sovrano amatissimo, e detestando gli odiosi stranieri», come scrisse il Bonifassi, testimonio di quei fatti, nelle sue memorie.

Da due storici rileviamo come Nizza fosse riunita alla Francia durante la rivoluzione. La Contea di Nizza formò lo spartimento delle Alpi marittime non in seguito ad un voto emesso dalla maggioranza degli abitanti, ma pei brogli di alcuni avidi novatori, la maggior parte stranieri venuti dietro all'esercito (Durante, Hist. de Nice, vol. ni, pag. 242).

«È degna di memoria, così Carlo Botta, la differenza di procedere dei Savoiardi e dei Nizzardi verso i Francesi, avendo i primi mostrato molta inclinazione per loro, e desiderio di accomodarsi alle foggio del nuovo governo; al contrario, i secondi fecero pruova di molta avversione, e di volersene rimanere nei termini del governo antico» (Storia d'Italia, dal 1789 al 1814, libro II).

Sotto il primo Napoleone Nizza continuò ad essere il capoluogo dello spartimento delle Alpi marittime, come Savona di quello di Montenotter e Cuneo di quello della Stura, ma visse negletta, misera, spopolata dall'emigrazione. «Sotto la dominazione del Re di Sardegna, scriveva un viaggiatore nel; 1803, Nizza e il suo territorio conteneva 34,000 anime in circo: era ne contiene appena i due terzi» (Voyage dans le Département des Alpes Maritimes par S. Papon. Paris, imprimerle de Crapelet 1804, pag. 84).

Venne la pace tanto sospirata e il ristabilimento di Casa Savoia ne' suoi aviti dominii. Il Vescovo di Nizza, Mons. Colonna d'Istria, dicea a'  Nicesi:

«Sì, ora la possedete quella pace che tra gli spontanei evviva della Nazione all'avito soglio riconduce il padre vostro Vittorio Emanuelepel cui ritorno mai non cessaste di porgere ferventi i voti vostri al cielo». Chi avrebbe detto allora che sotto Vittorio Emanuele II Nizza sarebbe stata ceduta ad un Napoleone III!

L'anno 1821 il re Carlo Felice scriveva alla città di Nizza il seguente regio biglietto, che vuol essere riferito nella sua integrità.

A' fedeli ed amati Nostri Consoli

e Consiglieri della città di Nizza Marittima.

Fedeli ed amali nostri. Molto abbiamo gradito le proteste di attaccamento, fedeltà e devozione che ci avete testò rassegnate. — Costanti di secolo in secolo si mantennero ne' buoni abitanti della città e Contea di Nùza Marittima questi sentimenti verso la Real nostra Casa, e costante fu parimente il particolare affetto ad essi portato dagli Augusti nostri antecessori. Volle il re Vittorio Emanuele, mio amatissimo fratello, darvene un solenne attestato, scegliendo nello passate luttuose vicende la sua dimora fra voi, dov'egli e la real sua famiglia hanno ricevuto tali dimostrazioni di rispetto e di amore, che esse non si cancelleranno mai dal nostro cuore; ed in ogni circostanza ei sarà grato il manifestarvi la distinta nostra benevolenza, come in ogni tempo pregheremo Dio che vi conservi e vi dia prosperità.

26 maggio 1824.

Carlo Felice.

Due volte nel giro di pochi anni Carlo Felice passò l'inverno a Nizza. «Non vi ha pennello, dice l'Adrioli, che pinger possa la viva rispettosa gioia e gratitudine da fedeli Nicesi manifestata in quella faustissima occasione».

Carlo Alberto recossi in Nizza nel 4836. Le feste che s'ebbe furono degne della città fedelissima. Il Nizzardo per difendere Savoie le fa scudo del suo petto, diceva un inno popolare pubblicato in que' lietissimi giorni.

Nel 1848 Nizza festeggiava il Risorgimento d'Italia con un volume di poesie intitolato: Raccolta di prose e poesie, con che i Nicesi celebrarono le piemontesi Riforme (Nizza, tipografia Suchet, 4848). Oh, non pensavano allora i Nicesi che l'ultima riforma sarebbe stata di metterli alla porta, e rigettarli dalla gran famiglia italiana!

Coloro che oggidì invocano per le annessioni dell'Italia centurie i volontari che nell'ultima guerra vennero a combattere coi nostri soldati, non dovrebbero dimenticare che nel 4848 «più di seicento volontari nizzardi seguirono nelle pianure lombarde quei loro fratelli che la legge chiamava a rafforzare le file dell'esercito (vedi l'opuscolo: È vero che Nizza desideri staccarsi dal Piemonte? Prove del notaio Eugenio Emanuel, nizzardo).

Finalmente nel 1859, il 28 di settembre, il Consiglio municipale di Nizza votava un indirizzo al Re, manifestandogli i sensi di devozione che nutre per Sua Maestà e per la gloria stirpe di Savoia.

E tutti questi atti di fedeltà e di amore verranno ricambiati col cedere Nizza allo straniere? Quale dolorosa e tristissima lezione ai popoli I Oh prima di sancire definitivamente il contratto si tolga dal palazzo reale di Torino la seguente iscrizione, che si legge scolpita sovra una delle porle interne:

A LADISLAO PROVINO. COM. DESTITUTI

NICIENSES

DUM LIBERTATIS ARBITRI

FORTITUDINEM ET CLEMENTIAM

SABAUDORUM PRINCIP. ADMIRANTUR

ILLIS OBTEMPERARE

QUAM SIBI IPSIS IMPERARE MALUNT

1388

LE VOTAZIONI IN NIZZA ED ALTROVE

(Pubblicato il 18 aprile 1860)

Incominciano a giungerci le prime notizie della votazione di Nizza. Esse sono favorevoli alla Francia. Chi ne dubita? Potrebbe essere stato altrimenti? Su settemila elettori undici appena restarono fedeli alla Casa di Savoia 1 II Moniteur parla d'entusiasmo. Noi sappiamo come si fabbrica, e quel vispo giornaletto che è il Piemonte ce l'insegnava due settimane fa (1).

Però il deputato nizzardo, Laurenti-Robaudi, fin dal 12 di aprile ci aveva detto nella Camera, parlando della votazione di Nizza:» Che garanzia avranno le urne, quando saranno portate nel palazzo di città, e colà deposte per rimanervi fino alla domane e sotto la tutela di partitanti separatisti? Che guarentigia ci darete, che queste urne non sieno nella notte cangiate con altre ripieno di voti posti da mano nemica? E voi giudicherete da questi voti della nazionalità di un paese della volontà di diventare Francesi anzi che rimanere quel che siamo?» Atti uff, della Camera, N 44, pag. 42, 3. a col.

E lo stesso deputato Laurenti-Robaudi, raccontando come il voto di Nizza fosse stato per cosi dire improvvisato, soggiungeva: È possibile un voto fra due o tre giorni? No, non è possibile; è una derisione, è uno scherno che il governo fa a Nizza dopo un insulto che dura da più mesi. Non si può domandare ad un paese di volare; non si possono combinare le liste elettorali in due o tre giorni; è impossibile che un tale atto possa essere accettato dall'Europa quale voto libero di popolo libero» Atti ufficiali, N° 12, pag. 43, l. a colonna).

Queste osservazioni sono giuste, e noi le approviamo; ma non risguardano soltanto la votazione di Nizza, s ancora le votazioni dell'Italia centrale. Nell'Emilia e nella Toscana fu pure improvvisata la votazione, e vennero in pochi giorni compilate le liste elettorali. Nell'Emilia e nella Toscana nessuna guarentigia ebbero le urne, perché poste sotto la tutela dei partitanti annessionisti.

Nò vogliam dire con ciò nulla contro la legge d'annessione, che è legge dello stato, e che il fisco ci obbliga a rispettare; ma solo vogliamo ricordare una contraddizione solenne del deputato Laurenti-Robaudi, il quale approvò nell'Italia centrale ciò che poco prima aveva disapprovato in Nizza.

(1) Anche all'arrivo in Nizza delle prime truppe francesi il Moniteur parlava d'entusiasmo. Ma il dep. Mancini disse alla Camera il 12 di aprile: «Io che ho assistito all'ingresso delle truppe francesi in Nizza, non mi sono accorto menomamente del preteso entusiasmo dell'accoglimento dei Nizzardi (Ilarità)» (Atti ufficiali, N° 12, pag. 43, col. 2").

Inoltre il deputato Mancini avvertiva, riguardo alla votazione nicese e che la Camera non dovrà passivamente subire il suo materiale e numeroso risultamento che potrà venire annunziato, come sembra credere l'onorevole ministro per la pubblica istruzione; ma a lei apparterrà innanzi tutto scrutare la sincerità di quel voto, ed accertarsi se venne accompagnato da quelle condizioni di sicurezza e d'indipendenza, che sono necessarie onde produca legittimità di effetto l'anticipala votazione delle popolazioni.

Noi vorremmo sapere perché questo metodo non si tenne riguardo alle votazioni della Toscana e dell'Emilia; perché il Parlamento non prese innanzi tutto a scrutare la sincerità del voto; perché non procurò di accertarsi se il voto a Firenze, a Parma, a Modena, a Bologna venne accompagnato da quelle condizioni di sicurezza e di indipendenza che sono necessarie onde produca legittimità di effetto? Tutti questi erano punti da appurare nel Senato e nella Camera dei Deputati. Ma invece il Parlamento tenne la sincerità della votazione dell'Italia centrale come un assioma, e in pochi minuti approvò la legge!

Finalmente noi faremo una supposizione. Che cosa direste se Nizza dopo essere stata annessa alla Francia, spedisse i redattori dell'evenir ora Messager de Nice, caldi partigiani della separazione, in qualità di deputati nicesi al Corpo legislativo di Parigi, e questo Corpo soltanto coi deputati dell'Atemr Messager sancisse l'annessione della Contea all'Impero francese?

Eppure questo è ciò che fu fatto per le annessioni dell'Italia centrale al Piemonte. Si votò liberamente come si vota in Nizza. L'ha detto il conte di Cavour (1). Poi coloro ch'erano più caldi per l'annessione vennero mandati alla Camera subalpina e tutti concordemente approvarono l'annessione!

CESSIONE DELLA SAVOIA E DI NIZZA ALLA FRANCIA

(Pubblicato il 24 maggio 1860).

Relatore del trattato del 24 di marzo venne nominato il marchese Rorà, quel desso che fu a Ravenna commissario piemontese, e aiutò la politica che riuscì a sottrarre le Romagne dal dominio del S. Padre. Ed è curioso il vedere questo signor Marchese che contribuì a diminuire in Italia i possedimenti di un principe veramente italiano, ora dar opera perché un'italiana provincia venga ceduta allo straniero!

Imperocché il deputato Rorà nella sua relazione sostiene che la Savoia e la Contea di Nizza si debbono cedere all'Imperatore dei Francesi. E le ragioni che adduce sono le seguenti, che noi esamineremo brevemente.

La cessione consacra il passato, rassicura il presente, prepara l'avvenire. Consacra il passato? Oh, sì davvero! A Plombières il conte di Cavour fece un contratto col Bonaparte, negoziando la Lombardia, la Savoia e Nizza. La Francia compì la sua parte conquistando e cedendoci la prima. Ora tocca a noi fare l'obbligo nostro, e cedere alla Francia le provincie piemontesi. In questo senso la cessione consacra il passato! Ma è un nobile e glorioso passato?

Rassicura il presente? Ben doloroso, ben incerto dee essere questo presente se per rassicurarle ci vuole il sacrificio non solo di una parte del nostro territorio, sì ancora del principio medesimo dell'indipendenza e nazionalità italiana! e questo presente per quanto tempo durerà rassicurato? E ci sarebbe in Italia un altro governo che fosse disposto a rassicurare il presente col sacrificio di una parte de'  suoi popoli? Anche al Papa fu proposto dal Bonaparte di rassicurare il pi esente, rinunziando agli incontestabili diritti che ha su di alcune sue provincie. Pio IX ha risposto un generoso e intrepido non possumus, e questa risposta l'onora e lo rassicura assai più che tutte le pericolose condiscendenze.

Prepara l'avvenire? Un tremendo avvenire ci prepara la cessione della Savoia e di Nizza. Dopo il dipartimento delle Alpi marittime la Francia chiederà quello di Montenotte, e noi dovremo accordarlo. La logica inesorabile dei fatti ci condurrà ad altre concessioni, e di tal guisa tutta la Liguria, tutto il Piemonte diventeranno francesi. Ecco l'avvenire che ci prepara il trattato del 24 di marzo, se Dio non disperde il triste vaticinio 1

2° La cessione della Savoia e di Nizza, segue a dire il deputato Rorà, si dee considerare come una conseguenza della lega sardo franca, perché un'alleanza è un ricambio di buoni uffizi. Giusto principio è questo, ma il ricambio dee farsi sempre nel medesimo ordine per essere ragionevole ed equo. Noi dobbiamo rendere alla Francia ciò che essa ba dato al Piemonte. Essa ci aiutò coi suoi soldati a vincere una guerra, e noi dobbiamo mostrarci pronti a soccorrerla qualora si trovasse nelle medesime contingenze.

Ma la cessione d'una provincia italiana al Bonaparte non è un ricambio. Napoleone III non ci ha regalato nessuna provincia francese. Qualora osasse farlo, la Francia intera si leverebbe contro di lui. Perché dunque dovremo ri cambiarlo alla maniera degli scialacquatori, e dare assai più di quello che abbiamo ricevuto?

3° Una terza ragione del deputato di Rorà è un solennissimo errore di storia e di geografia. Egli osa dire che Nizza fu sempre distinta dall'Italia, ed attinente alla Provenza per posizione geografica, per lingua e per antiche memorie. Ohi signor Roràt siete cosi ignorante? Leggete Strabone, e vi dirà che Nizza ò italiana (1). Leggete Plinio, l'Antico, e vi dirà ohe il Varo separa l'Italia dalla Francia (2). Leggete Pomponio Mela, e vi dirà che il Varo ò il limite dell'Italia (3). Leggete Tolomeo, e vi dirà che l'Italia si stende dalle bocche del Varo fino a Napoli (4). Leggete le lettere del Petrarca, e imparerete che Italiae terminus Varus est, e che Nizza è prima italiarum urbium (5) E se non v'intendete di latino, leggete Amedeo Thierrv, e v'insegnerà che Nice tet véritàblement en Italie (6).

La storia va d'accordo colla geografia, e dimostra che Nizza fa sempre italiana, e italiano è pure il suo dialetto tanto quanto può esserlo il dialetto piemontese. Dunque il signor Rorà s'inchini coi ministri si supremo volere del Bonaparte, ma almeno non dica spropositi tali da far arrossire uno scolaretto.

4° Finalmente una quarta ragione arrecata dal signor Rorà è che, ce dando noi la Savoia, si distruggono i trattali del 1846! Oh questa è bella davvero! Dunque per distruggere i trattati del 1845 cedete tutto il Piemonte!.... «E non sapete, o capocchi, che Genova è posseduta dal Piemonte in forse di quei trattati che volete distruggere? E ignorate il lavoro sotterraneo, a cui già s'è messo mano per unire alla Francia anche la capitalo della Liguria?

Il depurato Rorà conchiude la sua relazione augurando mille prosperità alle popolazioni che passano alla Francia. È una specie di buon viaggio, che die a que'  popoli dopo di averli messi alla porta.

(1) Gallia Narbon., lib. IV.

(2) De Nerbo. Prue., cap. IV.

(3) Italiae Descriptio, lib. u, cap. 3.

(4) De Italiae sita, cap. I, tav. 6.

(5) lib. u, epist. 7, lib. v, epist. 3.

(6) Storia della Gallia sotto la dominazione romana, tom. 3, pag. 75.

RELAZIONE SUL TRATTATO DEL 24 MARZO

Signori,

La mostra Commissione ha preso a maturo esame il trattato presentatori dal governo del Re per la riunione della Savoia e del circondario di Nizza alla Francia.

Essa partecipa ai sentimenti di gratitudine espressi nella relazione che precede il progetto di legge, ma trae la giustificazione del trattato da pih profonda cagione. Imperocché lo giudica, non come un fatto isolato, ma come parte della nostra politica nazionale. Il trattato del 24 marzo collegando in più intima unione la Francia e l'Italia, nel momento appunto che per le fatte annessioni i vincoli dell'alleanza correvano forse pericolo di allentarsi; questo trattato consacra il passato, rassicura il presente, e prepara l'avvenire.

Le Condizioni d'Europa, gli interessi e le relazioni moltiplicate di numero e di frequenza rendono più che mai difficile ad ogni nazione il vivere e il progredire segregatamente. Questa difficoltà diviene quasi impossibilità quando trattasi di compiere una grande impresa e di fare che i risultati di essa siano ammessi nel diritto pubblico europeo. L'Italia dunque, a fornire il còmpito assegnatole dalla Provvidenza, ha mestieri di alleanze sincere, intime e sopra tutto operose.

Ora un'alleanza è un ricambio di buoni offici, e di mutui sacrifizi ove occorra. La Francia Io provò accorrendo in nostro aiuto quando l'Austria invadeva il nostro territorio. I suoi prodi soldati versarono il sangue sol Ticino e sul Mincio; e gli eserciti alleati di vittoria in vittoria liberarono la Lombardia e la ricongiunsero alle antiche provincie. La Francia si mostrò ancora generosa alleata, vietando qualunque intervento straniero nell'Italia centrale, e lasciando iti lai modo liberi delle loro azioni i popoli dell'Emilia e della Toscana, quali col senno e colla perseveranza seppero riuscire all'esito desiderato. Finalmente, qualunque fossero stati i primi suoi consigli sul futuro ordinamento d'Italia, essa riconobbe il nuovo regno quale si trova ora costituito.

Ora il governo del Re ci propone che per parte nostra non ci opponiamo à Ciò che la Savoia ed il circondario di Nizza si riuniscano alla Francia col consenso delle popolazioni.

Certo è grave e doloroso sacrifizio il separarci da queste nobili provincie. Nizza, sebbene distinta dall'Italia ed attinente alla Provenza per posizione geografica, per lingua e per antiche memorie, ebbe comuni con noi quasi Cinque secoli di storia; lo spirito italiano già vi metteva radici. Savoia, distinta ancor pili dall'Italia fu culla dei nostri Re, terra classica dell'onore, della fedeltà e della prodezza militare. Pure, bene considerando la natura dei luoghi e delle popolazioni, non si può affermare che dal presente trattato venga leso il principio della nazionalità italiana. Tale fu il convincimento unanime della vostra Commissione. E come senza di ciò non vi avrebbe mai aderito, così ne trae argomento irrefragabile per la integrità futura del territorio nazionale.

Senza accettare l'autorità del suffragio universale, come principio assoluto, dobbiamo però riconoscere essere un grande progresso nel diritto pubblico europeo, che non possa disporsi dei popoli senza il loro consentimento. Il voto universale che fu già applicato nell'Italia centrale a conferma delle dellberazioni delle assemblee, potrà forse nell'avvenire ricevere ulteriori applicazioni. Noi non potevamo dunque rifiutarlo rispetto alla Savoia ed a Nizza.

Finalmente non si dee pretermettere che da questi fatti risulta un argomento nuovo ed efficace perché i diritti sanciti nei trattati del 4815 non possono invocarsi a danno d'Italia.

Passando ora a far parola dei particolari del trattato, la vostra Commissione avrebbe desiderato che il governo indicasse con precisione i nuovi confini fra il Regno e la Francia; ma le difficoltà inseparabili da questa operazione, e la necessità di togliere Nizza e Savoia da uno stato d'incertezza e di precarietà penoso e nocivo ai loro interessi, l'indusse a non insistere su questo punto. Bensì prendemmo atto delle dichiarazioni fatte nella relazione che precede il progetto di legge, ed insistemmo inoltre vivamente perché il ministro faccia ogni sforzo affinché rimangano all'Italia quei punti che più si attengono a noi, e che hanno maggiore importanza militare per la difesa.

Fu esposta al ministro la difficile condizione nella quale si troverebbero alcune popolazioni delle alte valli, le quali, rimanendo unite a noi, non avrebbero comunicazione dalla parte meridionale col rimanente dello Stato, se non attraversando il territorio francese; e ne avemmo assicurazione che condizioni doganali apposite sarebbero concertate colla Francia, per assicurare loro libertà di transazioni commerciali, provvedendo in appresso con nuove vie di comunicazione.

La Commissione ebbe dal ministro spiegazioni soddisfacenti riguardo alle disposizioni della Francia circa il Cbiablese ed il Faucigny, non solo rispetto alla neutralità svizzera, ma anche riguardo alla difesa del regno.

Similmente accolse di buon grado le sue dichiarazioni circa le vertenze contenute nell'art. 4. La Francia che tanto cooperò ad appianare gli ostacoli finanziari che sorsero coll'Austria in occasione del trattato di Zurigo, si dimostra pure ben disposta in questa circostanza, ed essa non vorrà opporre difficoltà alle nostre giuste esigenze.

Riservandosi la direzione e la esecuzione del tunnel sotto le Alpi, il governo del Re credette fare opera patriottica poiché questa gigantesca impresa fu ideata ed incominciata da ingegni italiani e con mezzi italiani. Ciò però non toglie che il governo francese non concorra anch'esso in equa proporzione alla spesa occorrente.

Senza entrare in pili minute considerazioni sull'arduo argomento, la Commissione unanime si propone l'adozione pura e semplice del progetto di legge.

Essa esprime i più caldi voti di prospero avvenire alle nobili provincie, che per tanti secoli ebbero con noi comuni le sorti, e che pagarono sì largo tributo alla nostra causa. Sappiano esse che i sensi espressi al Parlamento dal generoso Principe che ci regge sono scolpiti nel cuore di tutti.

Rora, relatore.

IL TRATTATO DEL 24 DI MARZO NELLA CAMERA DEI DEPUTATI

(Pubblicato il 26 maggio 1860).

Quest'oggi, venerdì, 25 di maggio, incomincia nella Camera dei Deputati la discussione del trattato del 24 di marzo, che cede alla Francia la Savoia e il circondario di Nizza. La Patrie di Parigi ha detto che questa discussione sarebbe una semplice formalità, e che il Parlamento non potrebbe rigettare il trattato, ma verrebbe invitato semplicemente a registrarlo.

Invece il conte di Cavour, nella tornata del 12 di aprile, rispondendo alle interpellanze di Garibaldi ba dichiarato di non poter giustificare il trattato del 214 di marzo senza esporre i principii sui quali si è fondata, si fonda e si fonderà la sua condotta politica».

E questa esposizione il conte di Cavour assumeva l'impegno di farla quando il trattato fosse sottoposto alla Camera. Dopo un maturo esame degli uffizi e di una Commissione da voi (deputati) eletta, il ministero darà a voi le più ampie e le più precise informazioni».

Finalmente il conte di Cavour conchiudeva le sue promesse dicendo ai deputati: «Potete far assegnamento sulla nostra parola, che vi daremo ampio campo di discutere il nostro sistema».

Finora però siamo sempre al buio. Il presidente del Consiglio presentò alla Camera il trattato del 24 di marzo, e nell'esposizione, che lo precede, non disse nulla dei principii della sua politica, nò ci regalò le più ampie e più precise spiegazioni.

Il trattato venne discusso negli uffizi, fu nominata la Commissione, che elesse a relatore il deputato Rorà. Questi sdoganò molli spropositi di storia, di geografia, di buon senso, ma non ottenne, non ricercò, non diè alla Camera ed al paese le tanto aspettate e più ampie e più precise spiegazioni.

Ora siamo all'ultima scena: il conte di Cavour dee parlare e mantenere la sua promessa. Raccontarci la storia di Plombières, esporci i suoi accordi col Bonaparte, dirci perché questi dapprima non voleva ingrandirsi, e poi mutò parere; perché il marchese Orso Serra, governatore a Ciamberì, protestò che il governo non cederebbe a qualsiasi costo la Savoia, e poi l'ha ceduta; perché il marchese Montezemolo, governatore a Nizza, proibì all'evenirla discussione della separazione della Contea dal Piemonte, la quale era impossibile, ed oggidì è un fatto compiuto; e andate dicendo.

Tutto questo noi ci aspettiamo di udire dal conte di Cavour, che inoltre vorrà anche indicarci dove il Bonaparte si fermerà, e quando. Imperocché oggidì Napoleone III nella determinazione dei nuovi contini non vuole più seguire i famosi versanti, od abbandona la configuration des montagnes. Secondo il Times pare che la Francia ci faccia grazia di qualche dirupo «per estendere la sua frontiera orientale sulla spiaggia marittima oltre i limiti del territorio di Nizza». E se saltasse in capo a Napoleone III di avere San Remo, Savona e Genova, che cosa farebbe il conte di Cavour?

Attendiamo le più ampie e più precise spiegazioni, che ci vennero promesse; e poi discorreremo.

TESTO DELLA RELAZIONE PRESENTATA DAL CONTE DI CAVOUR 

PER LA CESSIONE DELLA SAVOIA E DI NIZZA

Signori,

Ho l'onore di presentare alla Camera il progetto di legge che autorizza il governo del Re a dar esecuzione al trattato conchiuso a Torino, il 24 marzo 1860, per la riunione della Savoia e del circondario di Nizza alla Francia.

Gli avvenimenti memorabili testé compiutisi danno ragione di questo importantissimo atto politico.

In pochi mesi, mercé l'aiuto generoso accordatoci dall'Imperatore dei Francesi, un regno di undici milioni d'Italiani, capaci di difendere oramai la propria indipendenza, sottentrò a quello Stato subalpino che, per aver assunta la difesa della causa d'Italia, vedeva le sue provincie invase dalle truppe austriache.

Questo splendido risultato non potea essere senza grande influenza sulla

politica estera del governo del Re.

La Francia, che ebbe tanta parte nei combattimenti avvenuti, espose al governo del Re non essere conveniente che il regno di Sardegna, cosi ampliato di territorio e di sudditi, conservasse quella stessa linea di frontiere che l'Europa aveva fissata fra i due paesi nei trattali del 4815. Il governo francese domandò quindi la cessione, a titolo di rettificazione di frontiere delle nostre Provincie poste al di là delle Alpi.

Per quanto grave fosse il sacrificio che ci veniva chiesto, il Re ed i suoi ministri non riputarono di poter respingere questa domanda.

Consci, anche per recenti esperienze, che l'ingratitudine è peggiore dei sistemi politici, noi non volemmo che la Francia potesse rammaricare l'aiuto accordatoci, e stimarsi meno tranquilla e sicura avendo per vicina, anziché l'Italia debole e divisa, l'Italia degli Italiani.

Però, nell'acconsentire alla separazione di due provincie, le quali, benché divise dal resto dello Stato da alte catene di monti, avevano dato all'augusta nostra dinastia tante prove di fedeltà e di affetto, il governo del Re appose al suo assenso alcune importantissime condizioni.

Stabilì in primo luogo che la Francia si obbligasse ad osservare, rispetto alle provincie neutralizzate della Savoia, tutte le speciali stipulazioni vigenti a questo proposito fra la Sardegna e la Confederazione elvetica.

Chiese inoltre che le popolazioni della Savoia e del circondario di Nizza fossero consultate intorno alla loro riunione alla Francia con quella stessa forma di votazione, con cui gli abitanti dell'Italia centrale manifestarono la loro volontà di formare un popolo solo con gli antichi sudditi di Re Vittorio Emanuele.

Si convenne poi espressamente che una Commissione mista avrebbe fissato i nuovi confini fra i due paesi, tenendo conto delle necessità reciproche di difesa e della configurazione delle montagne. Questa Commissione, che dovrà pur recarsi sui luoghi, non ha ancora compiuti i lavori che gli furono affidati. Il riferente è però lieto di recare a notizia della Camera che, giusta gli accordi già tenuti col governo francese, il nostro Stato rimarrà in possesso del corso superiore della Roiat della Tinea e della Vesubia, come pure degli altipiani del grande e del piccolo Cenisio, ora parte della provincia della Meriana.

Altre Commissioni miste furono incaricate di sciogliere le questioni relative alla quota di debito pubblico afferente alle provincie cedute, non che al tunnel del Cenciaio, alle ferrovie, ecc. ecc.

La soluzione di queste questioni, benché non possa effettuarsi in breve spazio di tempo, e richieda lavori e studii minuti e diligenti, non offre però difficoltà tali da lasciare campo a controversie. Il governo del Re erede adunque ohe possa bastare per ora d'aver stabilito che tali questioni saranno risolte d'accordo fra i due governi in quel modo che ò più conforme alle massime generali del diritto pubblico ed alla convenienza reciproca.

Fu pure guarentita agli impiegati che divenissero sudditi francesi la conservazione del loro titolo, grado o pensione, e riservata a ciascuno degli abitanti delle provincie riunite alla Francia la facoltà di conservare la sudditanza sarda.

La necessità urgente di por fine ad uno stato d'incertezza che non era senza pericoli per l'ordine pubblico, fece sì che si dovesse procedere alle votazioni nella Savoia e nel circondario di Nizza prima che il trattato potesse essere sottomesso al Parlamento, del quale però fu espressamente riservata l'approva zione. Ma, essendosi adottata appunto quella forma larghissima di votazione, che fu adoperata testé nell'Emilia e nella Toscana, non parve inopportuno che il voto del Parlamento fosse preceduto da questa solenne inchiesta intorno alla volontà delle popolazioni.

Rimane ora che il Parlamento consacri o respinga col sue voto questa importante stipulazione. Nel sottoporre questo grave argomento alle vostre dellberazioni, il riferente si limita ad osservare che, se ogni cessione di territorio è sempre dolorosa, essa lo ò assai meno quando non è il risultato d'umilianti sconfitte, ma la conseguenza d'una guerra gloriosa; non è una connessione ad un vittorioso nemico, ma un attestato solenne della gratitudine d'un popolo risorto verso il suo generoso alleato.

APPROVAZIONE DEL TRATTATO FRANCO-SAVOINO-NIZZARDO

(Pubblicato il 31 maggio 1860).

Il trattato del 24 marzo, che cede la Savoia e Nizza alla Francia, fu votato il giorno 29 di maggio con 229 voti favorevoli nella votazione pubblica, e soli 223 nella votazione segreta. La discussione durava da cinque giorni, e il governo francese e il nostro non amavano che si protraesse più oltre.

Il Courrier des AIpes già incominciava a ridere de cette comèdie, ed esclamava: e Voglia o non voglia il Parlamento, noi siamo Francesi 1 Quindi pregava gli onorevoli a non Marchander à la France la Savoia, perché la discussione non potea riuscire a verun risultato.

Queste cose dette dal Courrier pubblicamente, pare sieno state ripetute da altri sotto voce. Mentre un gran numero di deputati dovea ancora parlare, si venne alla votazione. Quella per iscrutinio segreto diè sei voti meno di quella per appello nominale; fatto non nuovo, ma sempre scandaloso. Taluno potrebbe dire: che libertà avranno avuto i popoli, se anche sei deputati non ebbero coraggio di aprire pubblicamente l'animo loro?

La Gazzetta del Popolo attribuisce la cosa ad una svista. Sei deputati che commettono una svista quando trattasi di alienare quasi un milione di cittadini! Ad ogni modo chi ha commesso la svista, dee confessarlo, e rettificare il suo voto. Se no, lo scandalo sussiste, e ricade su tutte le votazioni precedenti.

Noi non faremo commenti all'approvazione parlamentare: l'avvenire la commenterà pur troppo e forse ben presto!Resta ancora il Senato. Corpo

conservatore dovrebbe almeno conservare alla Dinastia la sua culla, che è la Savoia, il suo rifugio ne'giorni della sfortuna, che fu Nizza. Ma il Senato nostro poco o nulla differisce dal Senato francese; e non possiamo avere in lui speranza di sorta. La nostra speranza è in Dio, e non la perderemo mai qualunque rovescio avvenga. II buon cattolico deve dire con Giobbe: etiam si occiderit me in ipso sperabo.

Ecco i nomi di coloro cho approvarono, o rigettarono il trattato.

Risposero sì: Agudio — Airenti — Alasia — Albasio — Àlbicini — Aleardi —Alfieri — Allievi — Alvigini — Andreucci — Anguissola — Arnioni — An tinori — Ara — ArconatiVisconti — Armelonghi — Astengo — Audinot — Balduzzi — Bartolommei — Bastogi — Beccalossi — Beolchi — Bernardi — Bertini — Berruti — Besana Alessandro — Bezzi — Bianchi Andrea — Bich — Bichi — Binard — Boccaccini — Boggio — Bolmida — Bona — BonCom pagni Bonghi — Bonollo — Borella — Borellip — orgatti — Borghi — Bor sacelli — Boschi — BrizioFalelli — Brunct — Busucca — Gagnola — Ca mozzi — Canalis — Canestrini — Canili — Caprioli — Carrega — Carulli

Cassinis — Castellanza ~ Castelli Demetrio — Castiglioni — Cavallini Gaspare — Cavour Camillo — Cavour Gustavo — Cempini — Chiapusso

Chiavarina — Chiaves — Chiò — Ciardi — Collachioni — Colombani — Coppini — Corrias — Corsi — Costamezzana — Crema — D'Ancona — De Benedetti — De Bernardis — DeBlasiis — Degiorgi — De Giuli — De Herra

Della Gherardesca — Demaria— Di Cossilla — Ercolani — Fabre — Fabrizi — FalquiPes — Fantoni — Farini — Fon zi — Figoli — Finali — Fontanelli — Frappolli — Fusconi — Gadda — Galeotti — Gazzoletti—Genero

Ghorardi — GinoriLisci — Giorgini — Giudice — Giusliniani — Gorini

Grattoni — Grillenzoni — Grimelli — Grosso — Guatterio — Guerrieri Gonzaga — Guglianatti — Guicciardi — Jacini — Incontri — Kramer — La Farina — Lanza — Leo — Lissoni — Longo — Loi — Maceri — Macciò — Maggi — Magnani — Mai — Malencbini — Malmusi — Mamiani — Manfredi

Manganaro — Mangini —Mansi — Mari — Marliani — Marsili — Martinelli

Martini — Massa — Massarani — Massari — Mazza Pietro — Melegari Luigi — Menichetti — Menotti — Meuron — Micbelini Aless. — Minghelli Vaini — Mingbetti — Mischi — Mongenet — Mongini — Morandini — Morelli — Moretti — Morini — Mureddu — Negrotto— Oldofredi — Ovtana — Panatoni— Pateri — Pellegrini — Pelluso —Pepoli Carlo — Pepoli Gioachino

Peruzzi — Pescetto — Pezzani — Piroli — Pirondi — Pistone — Poerio

Possenti — Rasponi — Restelli — Ricasoli Vincenzo — Ricci Giovanni

Ricci Antonio — Ricbetta —Robecchi (da Garlasco) — Robecchi Giuseppe

Rorà — Rovera — Ruffini — Ruschi — Rusconi — Sacchi — Salvoni — Sanguinetti — Sanseverino — Sanvitale — Scialoia — Sella Gregorio — Sella Quintino — Sergardi — SforzaCesarini — Simonetti — Solari — Sola roli — Strigelli — Susani — Tenari — Tegas — Tenca — Terrachini — Testa — Ti baldi — Tonelli — Tonello — Torelli — Torrigiani — Toscanelli

Trezzi — Turali — Ugoni — Valvassori — Varese — Vegezzi Zaverio — Villa — Viora — ViscontiVenosta — Zambellt — Zanolini. — Totale 229.

Rispondevano no: Anelli — Asproni — Bertoni — Bertea — BertiPichat

Biancheri — Bottero — CastellaniFantoni — Castelli Luigi — Cavaleri — Depretis — Dossena — Ferracciu — Ferrari — Franchini — Guerrazzi — Maccabruni — Macchi — Massei — Mellana — Morardet — Mordini — Mosca

Pareto — Polli — Regnoli — Ricci Vincenzo — Sanna Gio. Antonio — Sanna Giuseppe — Sineo — Tornati — Valerio — Zanardelli. — Totale 33.

Si astennero: Ameglio — Berli — Bonati — Cabella — Capriolo — Casa retto — Cavallini Carlo — Ceppino — Cornero — Costa — CottaRamusino

Cuzzetti — DeAmicis — Gentili — Giovanola — Levi — Mathis — Melegari Luigi Amedeo — Michel ini G. Battista — Montezemolo — Monticelli — Rattazzi — Rubieri — Sperino — Tecchio. — Totale 23.

LA QUESTIONE DI SAVOIA E NIZZA AL SENATO DEL REGNO

(Pubblicato il 7 giugno 1860).

Venerdì prossimo il Senato discuterà il trattato di cessione della Savoia e di Nizza alla Francia. «A questo Consesso disse il conte di Cavour nel presentargli il disegno di legge, a questo Consesso particolarmente si appartiene il mandato di conservare i diritti e lo tradizioni del Regno» (Att. Uffic. del Senato, N° 12, pag. 37). Eppure chiedeva ai Senatori di distruggere otto secoli di tradizioni, di annientare i diritti della Casa di Savoia 1

Le principali ragioni esposte dal conte di Cavour al Senato per indurlo a sancire il trattato si riducono a queste due: 1° La gratitudine pei benefizi ricevuti; La sicurezza e gli interessi della Francia. Diciamone poche parole.

Se la gratitudine pei benefizi ricevuti ci obbliga a cedere a Napoleone III la Savoia e Nizza, è naturale che noi dovremo cedergli altre provincie appena egli ci abbia accordato nuovi benefizi.

Or bene ieri la Gazzetta di Torino ci avvertiva che l'Austria andava ingrossando le sue truppe ai nostri confini; che in Verona si attendono settantamila soldati presso a calare dal Tirolo per formare un campo trincierato a Peschiera; che a Padova ne giungeranno quarantamila veauti da Trieste.

E la Gazzetta avverte che l'esercito austriaco «ha avuto, tempo di reintegrarsi, di rafforzare la sua organizzazione e la sua disciplina ad onta delle stremate finanze». Donde appare che noi tardi o tosto avremo bisogno di ricevere da Napoleone III nuovi benefizi.

Ma se si pianta il principio che i benefizi napoleonici debbono pegarsi colle nostre provincie, e se pei benefizi già ricevuti si cede Nizza e la Savoia, quando riceveremo altri benefizi dovremo cedere altre provincie, e verrà la volta di Torino e di Genova.

La ragione arrecata dal conte di Cavour al Sonato del Regno servirà per dimostrare egualmente che il Piemonte e l'intera Liguria hanno da passare alla Francia. Imperocché posti nuovi benefizi, posto un nuovo debito di gratitudine, ne verrà per necessaria conseguenza la cessione di nuove provincie., La nostra alleanza con Napoleone III ornai è il contratto che i giuristi dicono do ut des. Napoleone ci dà aiuto, e noi gli cediamo provincie; aiuti ulteriori esigeranno altre cessioni. Ci pensi il Senato del Regno; se oggi approva il trattato, domani non potrà più rigettare un trattato simile. Stabilito il principio, se ne dovranno subire fino all'ultimo le conseguenze.

La seconda ragione del conte di Cavour è che noi dobbiamo cedere la Savoia e Nizza per la sicurezza e gli interessi della Francia. Nel leggere queste parole, chiedemmo a noi stessi: Il conte di Cavour è egli un ministro francese o piemontese, mentre viene a perorare davanti il nostro Senato per la sicurezza e per gli interessi della Francia? Una volta i nostri ministri badavano agli interessi nostri, alla sicurezza del Piemonte. Ora le coso sono mutate totalmente, perché il Piemonte è divenuto uno spartimento francese, e il conte di Cavour un prefetto dell'impero.

Ma la Savoia e Nizza, trovandosi tra la Francia e l'Italia, non possono giovare agli interessi della prima senza danneggiare gli interessi della seconda. E se queste provincie, passando all'impero, ne accrescono la sicurezza, di necessità debbono diminuire la sicurezza dell'Italia, e grandemente indebolire il nostro paese.

Laonde la proposta del conte di Cavour si può tradurre ne' seguenti termini: «Signori Senatori, io vi propongo d'indebolire l'Italia per rinforzare la Francia, e di danneggiare il Piemonte per recar vantaggio agli interessi francesi». Ci vuole una bella e buona fronte per fare proposte simili!

Il peggio è che il conte di Cavour si tiene sicuro del voto del Senato. Va dicendo essere cosa impossibile che i Senatori gli rispondano di no, imperocché la maggior parte li ha creati egli stesso, e li ha scelti secondo le proprie idee. E temiamo forte ch'egli si apponga al vero, e che sia ben ragionevole questa sua persuasione.

Tempo già fu che il Senato del Regno faceva contrappeso alle condiscendenze ed agli ardimenti della Camera elettiva. Ora l'elemento conservatore ne è stato presso che sbandito, e noi veggiamo nel suo seno le intemperanze dei Roncalli e compagnia contro i preti, intemperanze, di cui non s'ebbe ancora esempio nell'altro ramo del Parlamento.

Per la qual cosa poche speranze restano agli amici della monarchia di Savoia. I Senatori venerdì o sabato la seppelliranno, e la sua culla e la sua tomba passeranno alla Francia. E a noi toccherà la sorte degli Ebrei, che conquistati dai Romani, doveano pagare per entrare e piangere nelle loro antiche città.

VOTAZIONE DEL SENATO IN FAVORE DEL TRATTATO DEL 24 DI MARZO

(Pubblicato il 12 giugno 1860).

Il Courrier des Alpes tre giorni fa annunziava che il 10 di giugno sarebbe comparso nel Moniteur di Parigi il decreto, che stabilisce i due nuovi sparti menti dell'Impero, Nizza e Savoia. Sabato adunque il nostro Senato dovea votare il trattato del 24 di marzo. Ma la discussione non fu chiusa in quella tornata, e l'alleanza francosarda stava per correre pericolo 1

Il conte di Cavour scongiurò il Senato di radunarsi nuovamente la sera, e non si acquietò se non quando i Senatori gli promisero una tornata pel 10 di giugno, quantunque fosse domenica. La tornata ebbe luogo, e il trattato fu proprio votalo il 10 di giugno, sicché il Courrier des Alpes era benissimo informato, e l'alleanza francosarda ora è salva!

1 Senatori sommavano a centodue; votarono in favore del trattato novantadue, e contro soltanto dieci. Queste cifre vi dicono abbastanza che cosa sia il nostro Senato del Regno. Una quindicina di Senatori parlarono contro il trattato, e dieci soli lo rigettarono!

Da questo punto noi non possiamo più scrivere una parola in favore di Nizza e della Savoia. Il trattato, che cede queste provincie, ornai è legge dello Stato. Chi affermasse che Nizza è in Italia, potrebbe venir condannato come un fellone. Bisogna credere che i Nizzardi sono Francesi, pena la multa ed il carcere. '

Avvertiamo chi tenesse in casa qualche carta geografica, o qualche trattato di geografia anteriore al dieci di giugno 1860 di consegnarlo immediatamente alle fiamme, giacché periculum est in mora. Potrebbe ordinarsi una perquisizione domiciliare, e se qualche prete o qualche frate avessero un mappamondo con Nizza Italiana, poveri a loro! Sarebbero rei di cospirazione contro l'Impero francese, contro il nuovo Regno italico, e contro l'alleanza sardofranca.

Quanto a noi aspettiamo gli atti officiali del Senato del Regno per poter dire ancora qualche parola in favore di Nizza e della Savoia; ma saranno sempre parole dei Senatori, i quali godono l'inviolabilità parlamentare. Gli altri regnicoli sono obbligati a credere che Nizza è francese, e conchiudere come gli Animali Parlanti del Casti: Ci ha bagnati il sole!

RELAZIONE DEL SIG. THOUVENEL SUL TRATTATO DEL 24 MARZO

(Pubblicato il 17 giugno 1860).

Ci pare di non lieve importanza il documento che qui riferiamo, cioè la relazione fatta dal sig. Thouvenel, ministro degli affari esteri, a Napoleone III per la promulgazione del trattato di cessione della Savoia e di Nizza alla Francia. Giova il mettere questa relazione a riscontro delle discussioni avvenute nel nostro Parlamento, e degli altri Atti del Governo relativi a questo grave avvenimento. Il governo francese pose grande diligenza per circondare questa cessione con tutte le guarentigie e formalità più solenni affinché giammai nò per iscorrere di tempi, né per mutazione di governo potesse essere menomamente rivocata in dubbio. Di fatto volle che il diritto divino, il diritto costituzionale, il diritto rivoluzionario sancissero questo trattato. Il diritto divino, ossia il diritto monarchico fu il fondamento di questo trattato, perché Napoleone volle prima di tutto che il Re acconsentisse a questa cessione, e che sciogliesse i popoli dal giuramento di fedeltà. Venne poscia il diritto rivoluzionario, cioè il cosi detto suffragio universale. In ultimo si volle il voto del Parlamento. L'ordine tenuto da Napoleone nell'esigere queste diverse sanzioni dimostra quali sono le sue idee in fatto di costituzioni politiche. Il fondamento è il principio monarchico, succede il voto del popolo diretto dal Monarca, ed emesso sollo la sua tutela ed influenza, a cui si aggiunge la formalità del voto della rappresentanza nazionale.

Intanto qualunque sia il governo che ne tempi avvenire potesse stabilirsi vuoi in Francia, vuoi in Piemonte, non si potrà mai per difetto delle necessarie formalità intaccare il trattato di Torino, per cui le due provincie della Savoia e di Nizza rimarranno sempre alla Francia.

A questo prudente e sagace contegno della Francia fa brutto contrasto la leggerezza del nostro ministero, il quale senza alcuna guarentigia baratta le vecchie colle nuove provincie. Il conte di Cavour con puerile millanteria osò dire che non solo non ha chiesto guarentigie per i nuovi possessi dell'Italia centrale, ma che li avrebbe rifiutati qualora la Francia li avesse offerti. Invece il signor Thouvenel ripete con compiacenza, che con questo trattato Napoleone cercò ed ottenne guarentigie contro il Piemonte. Vedete un po': la grande nazione ha bisogno ed esige guarentigie; il Piemonte non solo non le esige, ma le sdegna! Oh che ridicoli signori sono mai i nostri uomini di Stato 1 Ecco la relazione del sig. Thouvenel.

Sire,

Ho l'onore di sottomettere alla M. V. il decreto di promulgazione del trattato sottoscritto a Torino il 24 scorso marzo, in virtù del quale S. M. il re Vittorio Emanuele, cedendo all'Imperatore tutti i suoi diritti e titoli sulla Savoia ed il circondario di Nizza, consenti alla riunione di quei due paesi al territorio della Francia.

Il Parlamento sardo sanzionò testé con voto solenne la cessione fatta dal Sovrano e sancita poi dal voto delle popolazioni destinate a diventar francesi. Non accadde mai che la legittimità di una transazione internazionale fosse meglio stabilita.

Il regolare e successivo compimento di questo complesso di condizioni, unito alla esposizione dinanzi sottomessa alle Corti sottoscritirici dell'atto generale di Vienna per ispiegare loro i motivi che determinarono la domanda fatta dalla M. V. al re di Sardegna, dimostra il carattere affatto eccezionale della nuova acquisizione della Francia. Non fu da pensiero d'ambizione che fu di retta la politica imperiale, bensì da un sentimento di previdenza. La M. V. non cercò conquiste, ma guarentigie: non ricorse alla forza per averle, le ottenne dall'amicizia e dalla riconoscenza d'un sovrano, ed il valore di tale guarentigia fu raddoppiato dallo slancio spontaneo ed unanime delle popolazioni che d'ora innanzi ne saranno custodi.

La M. V., o Sire, e la Francia possono andar orgogliosi dell'esito che ingrandi il loro prestigio morale senza che ne risulti lesione d'interesse legittimo o sacrifizio d'amor proprio per nessuna potenza. Infatti coll'articolo 2 del trattato di Torino le condizioni speciali che dietro domanda della Sardegna furono dall'Europa messe alla possessione di una parte della Savoia sono mantenute, e la lealtà nostra c'impone il dovere di rispettare al pari della neutralità svizzera, aspettando che un prossimo accordo colle Corti sottoscrittrici dall'atto generale di Vienna e colla stessa Confederazione elvetica abbia stabilita la soluzione della questione.

Piaccia dunque alla M. V. di apporre la sua firma all'unito decreto, il quale forma una bellissima pagina d'un regno già fecondo in prosperi avvenimenti.

Parigi, 41 giugno 1860.

Thouvenel.

ADDIO PER SEMPRE ALLA SAVOIA E NIZZA!!!

Il N° 4108 della Raccolta ufficiale degli Atti del Governo contiene la seguente egge:

VITTORIO EMANUELE II. ecc., ecc.

Il Senato e la Camera dei Deputati hanno approvato,

Noi abbiamo sanzionato e promulghiamo quanto segue:

Articolo unico.

Il Governo del Re è autorizzato a dar piena ed intera esecuzione al Trattato conchiuso tra la Sardegna e la Francia per riunione della Savoia e del circondario di Nizza alla Francia, sottoscritto in Torino il giorno 24 del mese di marzo dell'anno mille ottocento sessanta, le cui ratificazioni furono ivi scambiate addì 30 stesso mese ed anno.

Ordiniamo che la presente, munita del Sigillo dello Stato, sia inserta nella Raccolta degli Atti del Governo, mandando a chiunque spetti di osservarla e di farla osservare come legge dello Stato.

Dat. a Torino, addì i giugno 1860.

VITTORIO EMANUELE.

C. Cavour.

IL SENATUSCONSULTO SULLA RIUNIONE

DELLA SAVOIA E NIZZA ALLA FRANCIA

«Il Senato Francese approvò all'unanimità l'unione della Savoia e Nizza alla Francia nella tornata del 42 di giugno. Gioverà pel presente e per l'avvenire raccogliere qualche particolare di quella tornata, secondo la relazione del Moniteur Universel. Il ministro di Stato Achille Fould parlò in questa sentenza: Signori Senatori, l'Imperatore m'incaricò di annunciarvi che il trattato, in virtù di cui la Savoia e il circondario di Nizza sono riuntti all'impero, ricevé la sua consacrazione definitiva.

«Spetta a voi il proclamare l'incorporazione di questi paesi al nostro territorio, il dichiarare che vi saranno applicabili la nostra costituzione e le nostre leggi, il dare all'Imperatore i mezzi di effettuarne, quanto più prontamente si potrà, l'assimilazione alla Francia.

«Il sig. presidente e i signori commissari del Consiglio di Stato, disegnali da S. M., stanno per presentarvi il disegno di senatoconsulto, il cui voto vi assoderà ad uno degli atti più fortunati di un regno, cui la Francia deve già tanta gloria e prosperità» (Segni generali di approvazione seguiti da grida di Vita l'Imperatore!).

Il presidente del Consiglio di Sfato depone sul tavolo del Senato il disegno di senatoconsulto concernente la riunione alla Francia della Savoia e del circondario di Nizza. Eccone il testo:

Art. 4. La Savoia e il circondario di Nizza fanno parte integrante dell'impero francese. La costituzione e le leggi francesi vi saranno poste in esecuzione dal 4 gennaio 4861.

Art. 2. La ripartizione dei territorii riuniti alla Francia in giurisdizioni di corti imperiali e in dipartimenti sarà stabilita per legge.

Art. 8. Le diverse provvisioni relative allo stabilimento delle linee doganali n tutte le disposizioni necessarie per l'introduzione del reggimento francese In quei territorii potranno essere regolate da decreti imperiali pubblicati prima del 4 gennaio 4861. Tali decreti avranno forza di legge.

Questo disegno di senatoconsulto fu dellberato ed approvato dal Consiglio di Stato nella tornata degli 11 giugno 1860.

Il Presidente del Consiglio di Stato Baroche.

Il Senato dà atto a S. E. il ministro di Stato e ai signori commissari del go Terno delle comunicazioni da loro fatte. H Presidente propone al Senato di ritirarsi negli uffici a fine di nominare la Giunta incaricata di esaminare il disegno di senatoconsulto. La Giunta si potrebbe riunire immediatamente e il Senato dellberare in questa stessa tornata sul disegno (assenso unanime).

Il Senato si ritira negli uffizi. Dopo due ore di sospensione, ricomincia la tornata alle cinque e un quarto.

Il Presidente legge, quale relatore, il lavoro della Giunta incaricata dell'esame del disegno.

«Signori, la proposta del Senatoconsulto sottoposta alle vostre dellberazioni non è fra quelle di cui si discute il principio; è fra quelle che si approvano con entusiasmo. Infatti, alla Francia si unisce una popolazione brava, onesta, intelligente, cui ama e da cui è amata; essa vede le sommità delle Alpi alzarsi come un baluardo tra il suolo straniero ed il suo territorio aggrandito; finalmente essa varca, non per forza o per sorpresa, ma per pacifici accordi, i confini impostile al tempo dei suoi disastri. Sian rese grazie all'Imperatore per un risultamento sì nazionale e si bello, e non temiamo d'inquietare l'Europa accogliendo con gioia questi nuovi figli dell'Impero, che vollero darsi a noi. La Francia, libera di contrattare coi suoi vicini, profittò di una circostanza, in cui l'equità faceva intendere la sua voce per modificare i trattati antichi per un trattato particolare reciprocamente volontario ed amichevole. Si pratica il diritto comune, non è una minaccia. Se per suo onore la politica imperiale deve essere indipendente nelle sue azioni, per lealtà deve rigettare le vane e turbolente cupidigie dell'ambizione. II solco che essa dellnea nella storia è quello della moderazione e della giustizia. Essa vuole mostrare che la forza può non essere disgiunta dall'amore della buona fede, del diritto delle genti e della conciliazione» {Benissimo ).

% L'art. 1° del disegno vi chiede di dichiarare l'annessione della Savoia e del circondario di Nizza alla Francia; e per la necessità di una transizione, di decidere che la costituzione e le leggi francesi non vi saranno poste in esecuzione che dal 1° di gennaio 1861. Tale disposizione è conforme ai senatoconsulti pubblicati sotto il primo Impero, nei casi d'annessione. L'incorporazione è un atto costituzionale, poiché modifica la consistenza del territorio francese e la costituzione del territorio riunito. La dilazione indicala per mettere in vigore la costituzione e le leggi francesi vi parrà necessaria a fine di prevenire una mutazione troppo subitanea e provvedere a molti atti preparatorii.

 L'Art. 2 vi propone di far stabilire per legge la ripartizione dei territorii riuniti alla Francia in giurisdizioni di Corti imperiali e in dipartimenti; sovente si fece per senatoconsulti tale ripartizione. Ma vi parrà giusto di lasciare al Corpo legislativo il regolamento di una materia, in cui s'incontrano questioni, la cui soluzione dipende da circostanze, da fatti e da particolari amministrativi. Per altra parte il Corpo legislativo troverà in ciò l'occasione di associarsi come noi all'opera patriotica e gloriosa dell'annessione (Nuovi segni di approvazione).

«Per l'art. 3 vi si propone di affidare a decreti, che si pubblicheranno prima del 1° gennaio 1861, e aventi forza di leggo, lo stabilimento delle linee doganali e tutte le altre provvisioni necessarie per l'introduzione del reggimento francese, A questo riguardo i signori commissari del governo diedero alla vostra Giunta delle spiegazioni che le parvero soddisfacenti. Illimitato non è il potere che vi chiede il governo, è anzi circoscritto alle provvisióni atte a produrre la fusione legislativa dei paesi riuniti alla Francia. Pei decreti che pubblicherà l'Imperatore, non si derogherà alle leggi vigenti, ma invece se ne preparerà la messa in vigore e l'esecuzione. L'articolo terzo è conseguenza del secondo. Bisogna che l'intervallo, che scorrerà fra oggi e il 1° gennaio, sia impiegato dal governo per mettere il presente in armonia collo atato futuro delle contrade annesse.

«In queste circostanze, signori Senatori, degnerete di dare ascolto all'impazienza dei due paesi che si vogliono unire a noi, e giudicherete probabilmente utile di non far loro aspettare un benefìzio che il trattato di Torino, ora ratificato, guarentisce loro. Alteri per divenire Francesi, hanno premura di acquistarne i diritti.

«Infatti voi rammenterete la viva e generale adesione con cui diedero il suffragio in favore dell'annessione. Immensa era la foga. Sindaci, ecclesiastici, borghesi, agricoli, operai, tutti accorrevano allo scrutinio spinti da fede ardente nell'avvenire della Francia e nel Monarca che la governa. Paragonate questo voto con quello del 92 e vi farà gran sensazione la differenza dei tempi. Allora la rivoluzione fermentava sulle pendici delle Alpi. La discordia era dovunque: preti e nobili proscritti e fuggitivi vedevano con isgomento la Francia e protestavano contro ogni mutazione di signoria. Ora la patria è in calma dai due lati. Non v'ha lusinga, violenza, passioni procellose che la ingannino, la precipitino, la dividano. Ma un popolo fu consultato dal suo Sovrano legittimo e secolare sui novelli ordinamenti, e rispose esprimendo i suoi sentimenti d'affezione per la Francia. Un solo pensiero riunì tutti i cuori: un solo interesse parlò in tutte le classi: un solo grido si fece udire: Viva la Francia! Viva l'Imperatore! Che è ciò, signori, altro che il movimento regolare ed il giudizio solenne di una popolazione libera, che decide della sua sorte? In questa guisa la Francia si diede all'Imperatore e all'Impero: pel suffragio universale, compreso in tal guisa e cosi sinceramente praticato, si fondano le dinastie, si costituiscono e si consolidano gli stati. Entrando sotto tali auspicii nella patria francese, Nizza e Savoia saranno da quinci innanzi inseparabili da questo Corpo potente per la sua unità, indistruttibile per la sua coesione (vivo assenso).

<Voi poi, signori Senatori, che credete ai destini dell'Impero ed alla sua costituzione, voi sarete felici potendo contribuire a comunicare ai novelli nostri concittadini le istituzioni e le leggi cui dobbiamo i nostri costumi liberali, la nostra prosperità interna e tutte le tendenze verso il progresso cui tanto promuove l'ordine politico fondato dall'Imperatore. In seno alla Francia troveranno un'amministrazione attiva e vigilante che feconderà le loro ricchezze. I loro interessi civili saranno guarentiti dal diritto il più equo e da un ordinamento giudiziario che tutti i popoli c'invidiano. La loro fedeltà alla fede dei padri avrà un appoggio nel governo che ama la religione per se stessa e la protegge, non per calcolo, ma per convincimento. Finalmente la loro dignità di cittadino vedrà se la libertà vera e sensata manca in questa terra francese, di cui è, per dir cosi, un frutto naturale: poiché la libertà civile vi scorre pienamente negl'innumerabili canali che vi scavarono l'ammirabile nostro Codice Napoleone, i nostri Codici criminali, la libertà di coscienza, la libertà d'insegnamento, l'eguaglianza delle persone e dei beni e, brevemente, tante leggi inspirate dai principii dell’89 ili

«Quanto alla libertà politica di cui si discute s spesso, meno pel necessario ragionevole e legittimo che pel superfluo, i nostri compatrioti delle Alpi sanno che ne debbano pensare: uomini prudenti, riflessivi, non si abbandonarono all'incognito; essi fecero la loro scelta e non si crederanno troppo schiavi quando godranno del suffragio universale, del dritto di render suffragio sulle leggi e le imposte, del dritto di petizione, del dritto di querela contro gli atti costituzionali, e del dritto più esteso di pubblicare le loro opinioni e le loro doglianze sovra ogni argomento per mezzo della stampa non periodica.

«Signori Senatori, le popolazioni discrete e illuminate dall'esperienza non sono come que' Greci smemorati e sofistici, cui il console Flaminio consigliava vanamente la temperanza nella libertà. Sanno esse contentarsi di quella sobria libertà che previene e corregge gli abusi e non reca nocumento né a sè né agli altri. I nostri nuovi concittadini saranno dunque contenti di noi, poiché l'autorità francese parrà loro dolce, e la libertà esente da vincoli non giùstificati.

«Per nostra parte noi li abbracceremo come fratelli e a nostra volta saremo contenti di loro. Ne abbiamo per mallevadore il loro nobile desiderio di portar il titolo di cittadino francese. Del resto noi li abbiamo visti altra volta all'opera; la storia ci dice che più fiate e fra le nostre file illustrarono il loro nome dell'esercito, nel sacerdozio e in tutte le carriere civili e liberali, ove fioriscono l'attività francese e il genio inesauribile della nostra nazione. La vostra Giunta vi propone unanime di approvare il senatoconsulto presentalo alle vostre dellberazioni». (La relazione è seguita da vivi ed unanimi segni di approvazione). Giusta la proposta del presidente, il Senato passa incontanente alla dellberazione della proposta del senatoconsulto. Nessuno chiedendo di parlare nella discussione generale, il senatore segretario del Senato legge gli articoli che sono successivamente messi a partito e vinti.

Si passa quindi allo scrutinio sul complesso della proposta per via di scrutinio. Beco il risultamento: Volanti 126. Assensienti 426. Perciò il presidente dice; il Senato approva il senatoconsulto concernente la riunione della Savoia e del circondario di Nizza alla Francia. (La proclamazione dei suffragi è accolta da ripetute e calde grida di Viva l'Imperatore ). L'adunanza si scioglie alle 5 e 4

ANNESSIONE DELLA TOSCANA

Da un supplemento della Gazzetta Ufficiale del Regno, d'oggi 99 marzo, togliamo i seguenti particolari relativi all'arrivo in Torino del barone Ricasoli:

All'4 pomeridiana passata il barone Bettino Ricasoli giungeva alla stazione della via ferrata, dov'era ricevuto dal Sindaco e dalla Giunta municipale di Torino. La Guardia Nazionale rendeva gli onori.

Il barone Ricasoli si è recato in carrozza scoperta col Sindaco di Torino all'albergo Trombetta. Durante il suo passaggio è stato salutato da cordiali acclamazioni. Dai balconi gli si gettavano fiori. Tutti gridavano: Viva il Rei Viva l'Unione l Viva la Toscana! Viva Ricasoli!

Giunto all'albergo, il barone Ricasoli compariva sul balcone, e ringraziando con affettuose parole la popolazione torinese, per le festevoli accoglienze, rendeva omaggio di gratitudine a Sua Maestà il Re Vittorio Emanuele ed al Piemonte.

Alle 4 il marchese di Breme, senatore del Regno e gran mastro delle cerimonie, si recava in carrozza di Corte all'albergo Trombetta e conduceva il barone Ricasoli a Corte, dove aveva l'onore d'introdurlo all'augusta presenza di Sua Maestà il Re.

La M. S. avendo al fianco S. A. R. il Principe di Carignano e seguita dagli EE. Cavalieri dell'Ordine Supremo della SS. Annunziata, è salita sul trono, intorno al quale stavano i Dignitari di Corte, ed i componenti le Case militari di S. M. e di S. A. R.

Assistevano al solenne ricevimento le LL. EE. i Ministri di Stato, i Ministri Segretari di stato di S. M., i componenti il Ministero precedente, il Gran Magistero dell'Ordine dei Ss. Maurizio e Lazzaro, il Consiglio di Stato, la Corte di Cassazione, la Corte dei Conti, la Corte d'Appello di Torino, il Tribunale supremo militare, il Tribunale di Circondario, il Tribunale di Commercio, il Rettore della R. Università ed i Presidi delle Facoltà, il Governatore ed il Vice-Governatore dalla provincia di Torino, i Segretari generali ed i Direttori generali dei diversi Ministeri, il Sindaco e la Giunta Municipale di Torino, il Generale comandante in capo e lo Stato Maggiore della Milizia Nazionale torinese, e gli Uffiziali generali del R. Esercito.

Il barone Ricasoli ha pronunciato il seguente discorso:

Sire!

«Fedele alle secolari tradizioni della Vostra Real Casa, e ascoltando i voli d'Italia, Voi avete saputo nobilmente toccare il sommo della gloria domestica, procurando la massima felicità della nazione. A Voi pertanto, o Sire era dovuto il pili bello de'  premii, quello ohe supera il vanto dello maggiori conquiste: l'amore dei popoli che nelle mani di Vostra Maestà commettono i loro destini per fondare la nazione, per farla indipendente, per ritornarla illustre.

«Io vengo, o Sire, a portarvi il primo omaggio della Toscana fatta parte del vostro nuovo Regno. Così voi riunito nuovi figli intorno la patria comune, e la Toscana è lieta di portare anch'essa col prode e generoso Popolo Subalpino tutte le sue forze intorno a un Trono veramente italiano per uscire dalla vecchia vita del Municipio, ed entrare nella nuova vita della Nazione.

Io vado altero, Sire, di potervi attestare if generoso moto e la fede dell'anima toscana. Questa fede e quest'anima Vi saranno, o Sire, i sostegni più. grandi, perché nell'unificazione dei popoli che a Voi si raccomandano, le virtù di ciascuno diventino comuni, i mali di ciascuno siano curati da tutti, e nel nuovo conserto delle leggi e delle armi, degl'istituti civili e dei provvedimenti economici, tutti egualmente i popoli fondatori del vostro nuovo Regno con saggio procedere acquistino i benefizi del tempo nuovo e della vostra sapienza».

S. M. il Re si compiaceva di rispondere:

«L'omaggio che Ella mi reca a compimento del voto solenne già autorevolmente manifestato dall'Assemblea, in cui si raccoglieva il fiore della toscana cittadinanza, corona quella serie d'invitti propositi e di opere generose che meritarono alla Toscana l'affetto d'ogni italiano e il plauso delle genti civili.

«Io accetto questo voto che, dopo più mesi di prova, trovasi ora avvalorato dall'unanimità del suffragio popolare, e mi glorio di poter chiamare miei popoli anche i Toscani.

«Associando le sue sorti a quelle del mio Regno, la Toscana non rinunzia alle gloriose sue tradizioni, ma le continua e le accresce accomunandole a quelle di altre nobili parti d'Italia. Il Parlamento, nel quale i rappresentanti della Toscana siederanno accanto a quelli del Piemonte, della Lombardia e dell'Emilia, informerà, io non ne dubito, tutte le leggi al principio fecondo della libertà: il quale assicurerà alla Toscana i benefizi dell'autonomia amministrativa seoza affievolire, anzi rassodando quell'intima comunanza di forze e di voleri, che è la guarentigia più efficace della prosperità ed indipendenza della patria».

Dopoché S. M. il Re terminava il suo discorso, S. E. il presidente del Consiglio porgeva alla M. S. il Decreto con cui la Toscana è dichiarata, a datare da oggi, parte integrante del nostro Stato. Al momento in cui S. M. il Re apponeva la sua firma a quel Decreto, lo sparo delle artiglierie dava annuncio al pubblico, che il grande atto era compito. La folla radunata in Piazza Castello e nel cortile della Reggia all'udire il primo colpo di cannone prorompeva in applausi calorosissimi al Re, alla Toscana, all'Italia. L'Augusto Sovrano chiamato reiterate volte dalle ardenti acclamazioni della popolazione si è degnato di affacciarsi due volte dal balcone della Reggia, ed entrambe le volte le grida di Viva il Re echeggiavano più fragorose e più vive che mai.

Il barone Ricasoli è stato ricondotto all'albergo nella carrozza di Corte con lo stesso cerimoniale, con cui era venuto, e la folla si è recata di bel nuovo a salutarlo sotto le finestre.

S. M. il Re si è compiaciuto fregiare S. E. il barone Bettino Ricasoli del collare dell'Ordine Supremo della SS. Annunziata.

VITTORIO EMANUELE II

Re di Sardegna, di cipro e di Gerusalemme, ecc. ecc. ecc.

Visto il risultamento della votazione universale delle provincie della Toscana, dalla quale consta essere generale voto di quelle popolazioni di unirsi al nostro Stato;

Sentito il nostro Consiglio dei ministri;

Abbiamo decretato e decretiamo:

Art. 4. Le provincie della Toscana faranno parte integrante dello Stato dal giorno della data del presente decreto.

Art. 2. Il presente decreto verrà presentato al Parlamento per essere convertito in legge.

I nostri ministri sono incaricati dell'esecuzione del presento decreto, il quale, munito del sigillo dello Stato, sarà inserto nella Raccolta degli Atti del Governo e pubblicato nelle provincie della Toscana.

Dat. Torino, addì 22 marzo 1860.

VITTORIO EMANUELE II, ecc. ecc.

Visto il decreto nostro in data d'oggi, col quale abbiamo determinato che le provincie della Toscana siano riunite ai nostri Stati per far parte integrante dei medesimi;

Visto l'art. 63 della Legge elettorale 20 novembre 1859, stata pubblicata in Toscana con decreto 21 gennaio ultimo scorso;

Visto il decreto di convocazione dei collegi elettorali della Toscana, emanato da quel R. Governo il 46 corrente mese, e del tenore seguente:

IL R. GOVERNO DELLA TOSCANA

Veduto il decreto di S. M. il Re del 29 febbraio scorso che convoca i Collegi elettorali per la nomina dei Deputati al Parlamento nazionale;

«Decreta:

«Art. 1. 1 Collegi elettorali della Toscana sono convocati por il giorno 25 del corrente mese onde eleggere i Deputati al Parlamento nazionale.

a Art. 2. Occorrendo una seconda votazione, questa avrà luogo il giorno 29 del corrente.

«Il ministro dell'interno è incaricalo dell'esecuzione del presente decreto.

«Dato in Firenze, il 16 marzo 1860.

«Il pres. del Consiglio dei ministri e ministro dell'interno B. Ricasoli.

«Il ministro di grazia e giustizia E. Poggi».

Visto l'art. 2° del decreto nostro del 29 febbraio, ultimo scorso, con cui il Senato del Regno e la Camera dei Deputati sono convocati pel giorno 2 dol mese di aprile prossimo venturo.

Sentito il consiglio dei ministri;

Sulla proposta del ministro dell'interno;

Abbiamo ordinato ed ordiniamo:

Articolo unico.

Il decreto surriferito, 16 marzo corrente, del Regio governo della Toscana s'intenderà far parte degli Alti del Governo.

Ordiniamo che il presente decreto, munito del Sigillo dello Stato, sia inserto nella Raccolta degli Alti del Governo, mandando a chiunque spetti di osservarlo e di farlo osservare.

Dat. a Torino, addì 22 marzo 1860.

VITTORIO EMANUELE

C. Cavour.

BREVE NOTIZIA DELL'ORDINE DELLA SS. ANNUNZIATA

Dedicata ai due nuovi Cavalieri

BARONE RICASOLI E DOTTORE FARINI

(Pubblicato il 25 marzo 1860).

Ieri vennero nominati due nuovi cavalieri dell'Ordine supremo della SS. Annunziata; ed oggi corre appunto la festa dell'Ordine. Non si potrebbe perciò trovare occasione più opportuna per iscrivere alcune notizie su questa celebre istituzione dèi Reali di Savoia. Mettiamo adunque mano a raccoglierle col potentissimo aiuto del nostro collaboratore Cibrario, che ha parlato dottamente, saviamente e santamente della storia del Collare in due sue opere, l'una intitolata: Storia della Monarchia di Savoia, l'altra: Notice sur l'Ordre de l'Annonciade, premessa alla ristampa degli Statuti, e del Catalogo de'  Cavalieri, eseguila per ordine di Carlo Alberto nel 1840.

A mezzo il secolo decimoquarto Amedeo VI, detto il Conte Verde, era Conte di Savoia e segnalavasi in Europa per le più strepitose vittorie. «Avvertito (parla il nostro collaboratore) avvertito che l'impero d'Oriente, assalito dai Bulgari, trovavasi presso alla rovina, riunì a Venezia una flotta numerosa, fe' vela per Costantinopoli, sconfisse i Bulgari in parecchi incontri, liberò dalle loro mani l'Imperatore Paleologo, e per prezzo d'un servizio sì eminente domandò all'Imperatore di ritornare egli e la sua Chiesa al centro dell'unità cattolica, e lo condusse a Roma a'  piedi di Urbano VI (1366, 1367)». Amedeo VI potea dire davvero d'aver fatto la guerra per un' idea, e questa era la grande idea cattolica!

Il nòbilissimo Principe andava convinto della seguente verità predicata dal nostro collaboratore Cibrario nel libro i, capo 2° della sua Storia della Monarchia di Savoia «che senza l'appoggio della Chiesa Romana l'indipendenza dell'Italia non sarà mai che un sogno». A Roma perciò Amedeo VI rivolgeva i suoi pensieri ed i suoi passi. E a Viterbo incontrava quel Pontefice Urbano e che di quell'anno medesimo (parla di nuovo il nostro intrepido collaboratore) avea consumato la santa opera di restituire la cattedra di Pietro alla (sua vera sede, sottraendosi all'incomoda vicinanza dei Monarchi Francesi. Il cuore del Papa ristorò l'illustre vincitore dei patimenti sofferti; e in difetto d'ogni premio mondano, osserva piamente il Cavaliere Cibrario, che non fosse una vana aura di lode, Amedeo ebbe dal labbro del Papa un'arra di quel solo premio che dovea desiderare, e che s'aspettava nell'altra vita».

Nel 1362 questo gran Principe fondava l'Ordine del Collare di Savoia, che vien detto da tre secoli l'Ordine dell'Annunziata, e lo fondava «in onore di Dio, della Vergine Madre, delle sue quindici gioie e di tutta la Corte Celeste». Imperocché Amedeo VI era divotissimo di Maria Vergine, e su quella nave che recavalo in Oriente sventolava la bandiera di zendado azzurro coll'immagine di Nostra Signora in un campo seminato di stelle. «E quel colore di cielo consacrato a Maria (nota giustamente e devotamente il caro nostro collaboratore) è, per quanto a me pare, l'origine del nostro color nazionale». Altri applaudano pure ai tre colori; ma il cav. Cibrario sta per l'azzurro, color di cielo consacrato a Maria, e vero nostro color nazionale.

Amedeo VI assegnava per divisa ai cavalieri dell'Ordine del Collare il nodo d'Amore, emblema di fede indissolubile. Il collare d'argento dorato cingeva il collo a guisa quasi d'un'armatura, e dal medesimo pendeano tre nodi in aul petto. Nel collare intrecciate ai nodi erano le rose, emblema d'una pia devozione Mariana», come dice il nostro collaboratore: il quale spiega così il fert scrìtto intorno al collare: porta il vincolo della fede giurata a Maria. Dove gli altri cavalieri, così Cibrario, che facevan voto di compiere qualche difficile impresa in onore di bella Dama, cerchiavano il braccio d'un anello di ferro, que' devoti campioni della maggiore e più bella e più santa tra le figlie d'Eva, portavano più leggiadro simbolo della perpetua fede, per cui se le erano obbligati».

Avverte ancora il nostro collaboratore che «i cavalieri dovevano essere gentiluomini antichi di nome e d'armi, scevri d'ogni rimprovero, disposti a servire il Principe di consiglio e d'aiuto». 1 più antichi statuti che ci restano dell'Ordine del Collare, sono d'Amedeo Vili, nipote del fondatore, e portano la data del 30 di maggio 1409. Carlo HI,detto il Buono, Emanuele Filiberto, Carlo Emanuele I fecero di mano in mano alcune variazioni all'Ordine istesso. Gli statuti ora vigenti sono quelli pubblicati d'ordine di Carlo Alberto dal cav. Cibrario, e portano il nome di Emanuele Filiberto. Ecco un'analisi brevissima dei principali.

Art. 1° Nell'Ordine vi saranno quindici cavalieri e cinque di sopranumero, non computato il Sovrano e il suo figlio primogenito.

Art. 2° 1 cavalieri saranno gentiluomini di nome e d'armi, i cui avi paterni e materni sieno di nobile stirpe, e senza macchia. E colui sarà detto senza macchia che non sia stato infetto né egli, né i suoi da alcuna eresia, tradimento o fellonia.

Art. 3° Nomina alcuni cavalieri, e chiede l'avviso per nominarne ed eleggerne altri.

Art. 4° Il Sovrano avvertirà della morte d'un cavaliere nel primo capitolo per l'elezione.

Art. 5° Nell'Assemblea il segretario leggerà le alte gesta del cavaliere morto, e poi si procederà all'elezione.

Gli articoli seguenti prescrivono alcune formalità. L'8° mette le parole che dirà il cancelliere prima del giuramento. Il 12° stabilisce come si debba significare l'elezione a un gran signore, e il modo di dargli il collare. L'art. 14° segna le parole che dovrà dire il cavaliere eletto, e quelle che gli risponderà il Sovrano.

L'art. 15° mette la forma del giuramento. Tra le altre cose i nuovi cavalieri giurano «di difendere, mantenere, e ristabilire gli Stati e libertà della nostra Madre la Santa Chiesa e della Santa Sede Apostolica di Roma», e di combattere per ciò col Sovrano o in caso d'impedimento mandare altri che combatta per loro.

L'art. 17° nota le parole che dice il Sovrano nel mettere il collare al cavaliere: «Dio voglia che voi possiate portare lungamente questo collare a sua lode, servizio ed esaltazione della Santa Chiesa Cattolica Apostolica Romana», Gli articoli successivi trattano dei cavalieri forastieri, e del come si debbano regolare in tempo di guerra; delle precedenze, dei giorni in cui i cavalieri debbono portare il collare, della restituzione del collare in caso di morte, del vestimento dei cavalieri, della celebrazione dell'Ordine, la festa dell'Annunziata, dei Vespri e della Messa pei morti dell'Ordine, delle pene da infliggersi ai cavalieri fuorviati, ecc. ecc. ecc.

Il giuramento dei cavalieri della SS. Annunziata subiva nel 1822 alcune modificazioni, e più tardi nel 1840, Carlo Alberto, con suo decreto del 15 di marzo, Vitto da Monsignor Luigi Fransoni, Arcivescovo di Torino, ne determinava la nuova formola. Nella quale trovasi tuttavia che i nuovi cavalieri debbono giurare di combattere col Sovrano pour défendre, maintenir, et rétablir la dignité, États, et liberté de notre Mère Sainte Eglise, et du S. Siège Apostolique de Rome.

Abbiamo ommesso di avvertire che l'articolo 18 prescrive il bacio di pace, che i nuovi cavalieri eletti dovranno dare agli antichi. Or ecco la lista dei cavalieri, a'  quali il barone Ricasoli e il dottore Farini dovranno dare le baiser debaix:

Monsignor D. Luigi dei marchesi Fransoni — Monsignor dei marchesi d'Angennes, Arcivescovo di Vercelli. — Gerbaix di Chatillon de Sonnaz conte Giuseppe Maria. — Marchese Antonio Brignole-Sale. — Conte Rodolfo de Maistre.  — Crotti di Costigliole cav. Angelo Michele. — Benso di Cavour conte Camillo.  — Gerbaix de Sonnaz cavaliere Ettore — Alfieri di Sostegno marchese Cesare.  — Ferrerò della Marmora'  cav. Alfonso.

I personaggi stranieri cavalieri dell'Ordine sono molti. Noteremo però il duca di Modena Francesco V, l'imperatore d'Austria, e, se non pigliamo abbaglio, il granduca di Toscana,

ARRESTO DEL CARD. ARCIVESCOVO DI PISA

(Pubblicato il 20 maggio 1860).

Il telegrafo ci annunzia che presto noi vedremo in Torino il Cardinale Cosimo Corsi, arcivescovo di Pisa, e vi sarà trascinato dai carabinieri per rendere ragione de'  fatti suoi al conte di Cavour e al dottore Farini.

I Vescovi di Faenza e d'Imola e il Vicario di Bologna gemono in prigione; ma questo è poco per un Cardinale di Santa Chiesa. Egli dee abbandonare la sua diocesi e fare il proprio ingresso nella capitale della libera Italia accompagnato dalla forza pubblica. Il ministero, che testé confessava nella Gazzetta Ufficiale del Regno la sua impotenza riguardo a Garibaldi, si mostra potentissimo rispetto al Cardinale Corei, e dalle rive dell'Arno lo fa tradurre prigioniero su quelle del Po.

Allargatosi appena il nostro Stato, si accresce tosto il numero de'  Vescovi esuli o incarcerati, e l'angiolo della Chiesa di Pisa non tarda a bevere al calice delle amarezze toccato all'angiolo della Chiesa di Torino.

Che delitto ha commesso il Cardinale Corsi? Finora non si sa: nessun processo gli venne girato contro; nessun tribunale ha ancor condannato, e già la pena lo colse, e giungerà in Torino come un reo!

Il conte di Cavour applica al Cardinale Corsi e misure estralegali onde fu già vittima Monsignor Fransoni. E il signor Farini, ministro dell'interno «che fu così sollecito (sono parole del Corriere dell'Emilia, 25 aprile, N° 137) a fare scarcerare dal forte Castelfranco circa un migliaio di precauzionarii, che, invecchiati nel vizio ed organizzati fra loro al delitto, davano poca, anzi niuna speranza di essersi emendati»; il signor Farini mette i Vescovi al posto di costoro, e fa tradurre a Torino dai carabinieri l'Arcivescovo di Pisa!

A noi mancano le parole per condannare, come conviene, una simile enormézza. Il telegrafo a servizio dei ministri osa dire che il paese applaude a quest'atto di energia.

Qual è questo paese che applaude? Non il paese cattolico, il quale invece deplora un fatto così doloroso. Non il paese liberale, che in questo arresto preventivo scorge una violazione delle più preziose libertà, della libertà della Chiesa, e della libertà individuale.

Non crediamo neppure che il paese ministeriale applauda, giacché il ministero, gettandosi per questa via, si rovina nel concetto di tutti gti onesti, e fa più male a se stesso che qualunque suo più sfidato nemico.

E il telegrafo osa chiamar questo un atto di energia! Per istrascinare à Torino un settuagenario e di malferma salute ci vuole proprio molla energia Andate là, che voi così deboli fino a cedere allo straniero le nostre province, ora vi mostrate forti coi Vescovi e coi Cardinali!

ARRIVO IN TORINO DI SUA EMINENZA 

IL CARDINALE ARCIVESCOVO DI PISA

La sera del 21 di maggio, verso le ore dieci, giungeva in Torino Sua Eminenza il signor Cardinale Cosimo Corsi, Arcivesc. di Pisa. I nostri lettori conoscono già dai telegrammi pubblicati come fin dalla sera del 17 di maggio il capitano Crespi intimasse a Sua Eminenza un ordine del Presidente del Consiglio dei ministri di recarsi immediatamente a Torino. Al quale ordine l'Emi (lentissimo Arcivescovo non si credette in obbligo di obbedire né come Arcivescovo, né come cittadino.

Per la qual cosa il 19 di maggio il cavaliere Ceva di Noceto, capitano dei Reali Carabinieri, accompagnavalo a Genova per la via di terra, e di là a Torino. Noi ci riserbiamo di raccogliere più tardi i particolari del viaggio, che pubblicheremo nel?'Armonia. Per ora le nostre corrispondenze di Pisa ci annunziano essere completamente falsa la notizia data dal telegrafo, che il popolo applaudisse all'arresto del suo Pastore. Invece i Pisani ne furono costernatissimi, e ben dimostrarono, con le loro numerosissime visite a Sua Eminenza, quant'affetto e venerazione sentissero pel proprio Arcivescovo.

Giunto in Torino il sig. Cardinale venne consegnato all'abate Vachetta, che era accorso allo scalo della via ferrala, specialmente incaricato dal ministero. L'abate voile persuadere a Sua Eminenza che era in libertà, ma n'ebbe in risposta, che se si trovasse libero sarebbe tosto ripartito per la sua diocesi,donde si era allontanato con tanto dolore. E a ciò non pare che l'abate acconsentisse giacché il sig. Cardinale fu da lui accompagnato nella casa dei Missionari di Torino, dove si trova libero certamente nell'anima, indipendente nella coscienza, ma prigioniero di corpo e in potere dei ministri.

Non si sa quale delitto abbia commesso l'Arcivescovo di Pisa, né davanti qual tribunale verrà tradotto. 1 buoni Torinesi saputa la nuova del suo arrivo, accorsero tosto a rendergli omaggio. Siamo lieti di poter dire che Sua Eminenza, non ostante il lungo e faticoso viaggio, gode buona salute, e mostra quel gaudio che distingueva gli Apostoli quando ibant gaudentes a conspecta Concila. Vorremmo ohe fossero egualmente tranquilli coloro che lo fecero imprigionare.

La Gazzetta Ufficiale del Regno non dice motto dell'arrivo del Cardinale Arcivescovo di Pisa.

Il Monitore Toscano del 20 di maggio ha le seguenti parole:

«S. Em. il Cardinale Arcivescovo di Pisa, chiamato a Torino in seguito ai rapporti di S. E. il Governatore Generale della Toscana al Governo del Re, dal ministro di Grazia e Giustizia per render conto del suo contegno in occasione della Festa Nazionale dello Statuto, è partito questa sera a quella volta, accompagnato dal cav. Ceva capitano dei RR. Carabinieri».

LA CAUSA DEL CARDINALE ARCIVESCOVO DI PISA

(Pubblicato il 25 maggio 1860).

L'Eminentissimo Cardinale Corsi è sempre prigioniero in Torino, e non si sa che cosa il ministero vorrà fare di lui. Dal momento che gli fu usata violenza nel suo palazzo arcivescovile di Pisa, egli si diè in balìa di chi l'arrestò, nò muove passo senza il suo comando. Dal capitano dei carabinieri passò nelle mani dell'abate Vachetta, che coronò i suoi meriti con questo nobilissimo uffizio, onde il Piemonte giornale ed il Piemonte paese già lo chiamano in coro V abate Carabiniere.

Il Vachetta, prima di recarsi alla strada ferrata per pigliar possesso della persona del Cardinal Corsi, andò nella casa dei Missionari per visitare le camere che gli dovevano essere assegnate. E siccome i signori della Missione Si scusavano di non avere alloggio per un Principe di Santa Chiesa, il nostro abate trovò le camere più che sufficienti. E difatto considerandole come una prigione ba stano all'illustre prigioniero, che si guarda ben bene dal passarne la soglia.

Nella storia ecclesiastica de nostri giorni il Vachetta avrà la sua pagina. Sotto Napoleone I molti preti, Vescovi e Cardinali furono imprigionati come venne già accennato da noi colle parole istesse di Carlo Botta. Ma non sappiamo che un chierico facesse mai l'ufficio del carceriere, né che il primo Bonaparte pensasse nemmeno a ricercarne un solo perciò. A que' dì i Vescovi e i cardinali arrestali si consegnavano al bargello.

I nostri ministri furono più fortunati. Un prete, un canonico (li S. Giovanni, un abate mitrato si mostrò tanto compiacente da servire il ministero fino a questo punto, e, come osserva il Campanile, quest'abate trovò un rinforzo nel teologo Vaccarone. Vaccarone e Vachetta sono due nomi che vogliono essere tramandati alla posterità.

Intanto che fare del Cardinale Corsi? Il Diritto dice che se egli non si ritratta, l'abate Vachetta piglierà possesso de'  suoi beni. La cosa è naturale. Silvio Pellico racconta nelle Mie prigioni, che essendo stato condotto nel carcere di Santa Margarita se gli presentò il custode «e questi si fece da me rimettere con gentile invito, per restituirmeli a tempo debito, orologio, danaro, ed ogni altra cosa ch'io avessi in tasca, e m'augurò rispettosamente la buona notte».

È un po' difficile che l'Arcivescovo di Pisa si ritratti. Egli rinnova oggidì i gloriosi esempi dei Grisostomi e degli Ambrogi. Le minaccie non lo spaventano: non timentibus numquam est gravis terror, diceva il santo Vescovo di Milano. L'emmentissimo Corsi non ammette che il nostro ministero possa insegnargli il Vangelo. Come Ambrogio a Valentiniano egli ripete: «Si docendus est Episcopus a laico quid sequetur? Laicus ergo disputet et Episcopus audiat: Episcopus discat a laico».

Il ministro di Grazia e Giustizia, il 22 di maggio, ha fatto tradurre alla sua presenza l'Arcivescovo di Pisa. Il cavaliere Bullio, capo divisione di quel dicastero, pregò l'eminentisimo Cardinale di recarsi presso il Ministro, ma il Cardinale, come prigioniero, non potendo aderire alla preghiera convenne usare la violenza. E qui racconta l'Opinione che quando il cav. Bullio intimò al signor Cardinale di obbedire all'ordine ministeriale, questi volle che si stendesse l'atto di siffatta intimazione. E prima di partire si scrisse una dichiarazione che l'Eminentissimo andava davanti il ministro non di sua spontanea volontà, ma forzatamente; dichiarazione che venne sottoscritta dal segretario dell'Arcivescovo, dallo stesso cavaliere Bullio, e da due signori della missione come testimoni.

La Predica che il ministro avrà fatto all'Arcivescovo è facile ad immaginare, come è facilissimo supporre che l'illustre Porporato, fermo nel suo sistema, non avrà dato nessuna risposta. Già corrono per la nostra città dei curiosi episodii su questo proposito, e noi rinnoviamo la promessa di ristampare poi a suo tempo un'esatta relazione di tutto.

Intanto ci pare che i nostri ministri siensi gettati in un tale ginepraio da non sapere come cavarsela. La loro condotta è eminentemente impolitica e tirannica. Contro l'Arcivescovo di Pisa non si è potuto intavolare regolare procedimento, perché non si sa di qual delitto sia reo. Fu arrestato con misura estralegale ed è sostenuto in carcere in via economica.

E poi accusano i preti di non voler cantare il Te Deum per lo Statuto! Ma se lo Statuto esiste, perché voi trattate di questa maniera l'Arcivescovo di Pisa? Se lo Statuto non è ancora in vigore in Toscana, perché pretendete che si ringrazi Domineddio? La contraddizione non può essere più manifesta.

QUAL È IL DELITTO DEL CARDINALE DI PISA?

PERCHÉ SI SOSTIENE IN PRIGIONE?

(Pubblicato il 2 giugno 1860).

Egli è da oltre una settimana che l'Eminentissimo Cardinale Arcivescovo di Pisa venne arrestato e tradotto dalla forza pubblica in Torino, dove rimane in carcere aspettando che piaccia al ministero di pronunziare sopra le sue sorti future.

Questo fatto inaudito nel nostro paese, e che ricorda i luttuosi tempi di Napoleone I, quando giunto al colmo del suo dispotismo prese a far guerra al Capo della Chiesa, e a disperdere il sacro Collegio, ha destato profonda sensazione non solamente in tutti i paesi cattolici, ma anche nei paesi eretici, i quali sono non poco meravigliati di vedere un principe della Chiesa trattato in siffatta guisa da un governo cattolico e sedicente libéralissimo!

Era naturale che ognuno stesse aspettando che fosse fatto conoscere il delitto, onde erasi reso reo il Cardinale di Pisa, e che gli avea tirato addosso un sì grave e strepitoso castigo. Ma finora quest'aspettazione venne delusa. Si sa che l'Eminentissimo Porporato fu per forza condotto innanzi al ministro guardasigilli.

Ma né di quel colloquio nulla traspirò nel pubblico, né alcuna dichiarazione venne fatta dal governo che accennasse la colpa di cui è accusato l'Eminentissimo Arcivescovo; nè, per quanto sappiamo, dopo quel primo abboccamento il ministro ebbe alcuna comunicazione per se stesso, o per i suoi agenti coll'illustre prigioniero.

In mancanza di dichiarazioni officiali ed officiose, i giornali che sono in voce di organi del governo, hanno additato due colpe, di cui l'Eminentissimo Cardinale sarebbe reo, od almeno accusato.

La prima colpa si è, che il Cardinale non andò a ricevere Sua Maestà quando recossi in Pisa, e che proibì al suo Clero di festeggiare lo Statuto in Chiesa.

Per vedere quanto sia insussistente codesta imputazione, basta il riflettere che di tal colpa sono rei del pari tutti i Vescovi della Toscana e dell'Emilia, come ne convengono gli stessi giornali accusatori. Quindi se il Cardinale di Pisa ha violato con questo suo procedere qualche legge dello Stato, con esso lui sono rei tutti gli altri Vescovi delle provincie dell'Italia centrale annesse al Piemonte. E perciò la giustizia non vorrebbe che tra tanti colpevoli uno solo fosse punito, mentre sono risparmiati tutti gli altri. Che se tutti gli altri sono trovati innocenti, od almeno non sono pubblicamente, e per forza strappati dalle loro diocesi, e tradotti in carcere a Torino, non si vede ragione per cui codesto castigo si debba infliggere al solo Arcivescovo di Pisa.

L'altra colpa ascritta dai giornali ministeriali al Cardinale Corsi è che esso sia il capo dell'opposizione, che l'Episcopato dell'Italia centrale fa al governo, e che da lui emanassero gli ordini a tutti i Vescovi di non presentarsi al ricevimento del Sovrano, e di proibire al Clero di fare la festa dello Statuto.

Quest'accusa non è meno insussistente della prima. Di fatto non si vede come il Cardinale di Pisa potesse dare ordini a tutti gli altri Vescovi della Toscana e dell'Emilia. Se l'accusa si restringesse a dire che diede ordini a suoi suffragane!, avrebbe qualche apparenza di ragione. Ma che il Cardinale Arcivescovo di Pisa comandi, per esempio, all'Arcivescovo di Modena, al Cardinale Arcivescovo dj Bologna, al Cardinale Arcivescovo di Ferrara, è tale stranezza che non può venire in mente a chiunque abbia fior di senno, e conosca per poco le relazioni tra i diversi membri della gerarchia ecclesiastica.

Che se taluno dicesse, come qualche giornale accenna, che il Cardinale di Pisa non diede ordini a tutti gli altri Vescovi, almeno colle sue istigazioni e raggiri indusse tutti i suoi colleghi a quegli atti, in cui altri si ostina a vedere un'opposizione puramente politica al governo, risponderemo che quand'anche il Cardinale di Pisa avesse voluto rappresentare questa parte di capo dell'opposizione politica, e che tutti i Vescovi dell'Italia centrale si fossero piegati alle mire del supposto capo, sarebbe stato impossibile di mandare ad effetto un tale divisamente. E di questo non vogliamo avere altra prova che la testimonianza del ministero stesso. Esso, che è così oculato e vigile nel tener d'occhio a tutte le relazioni, corrispondenze, ecc. tra i membri del Clero, e massime dell'Episcopato, sia per telegrafo, sia per la posta, sia per messi spediti appositamente, ci dica se ha veduto un telegramma, una lettera, se ha sorpreso un solo messo spedito a preparare codesta cospirazione del Cardinale di Pisa? Il ministero, trattandosi di perquisizioni domiciliari e personali, non è per nulla scrupoloso, come dà a divedere in questi giorni. Se esso avesse potuto menomamente sospettare di queste mene dell'Arcivescovo di Pisa, pensate se non avrebbe frugato in tutti gli angoli degli episcopii per rinvenirne qualche documento 1

Ma è facile il vedere quale sia lo scopo di queste voci che si fanno correre intorno alla supposta influenza del Cardinale Corsi sugli altri Vescovi delle provincie annesse. L'unanimità dell'Episcopato nell'astenersi da ogni funzione religiosa in queste circostanze fu uri colpo mortale alle pretese della rivoluzione, la quale si vantava che il Clero dell'Italia centrale parteggiasse per il muovo dir ritto delle genti. L'Episcopato volle tenersi interamente estraneo ad Ogni mira politica. Siccome non aveva fatto nulla di contrario ai nuovi ordini politici, restringendosi sempre a reclamare il mantenimento dei diritti della Chiesa, così non volle far nulla di favorevole a quei medesimi ordini. La rivoluzione stessa intimò al Clero di ritirarsi dalle lotte politiche nel recinto del santuario. Or bene: l'Episcopato ha lasciato ad altri le discussioni sulla politica, e si è ritirato ia chiesa. Afa quando la politica volle entrarvi, allora l'Episcopato sgombrò dalla chiesa, e non volle partecipare all’immistione della politica colla religione.

Per attenuare la profonda impressione di questo contegno dell'Episcopato, si volle far credere che questo fosse l'effetto di una sola influenza; e intanto per vedere modo di rompere questa terribile unione dei Vescovi ai è pensato di far un gran colpo sopra il Cardinale Arcivescovo di Pisa, colla speranza che taluni di essi, vedendo così colpito un principe stesso della Santa Chiesa, si pendesse d'animo e venisse a patti.

Ma indarno si sperò di spaventare con questo colpo l'Episcopato ed il rimanente del Clero, invece non si fece altro che porre loro sotto gli occhi un nobilissimo esempio da imitare. Certamente l'illustre Episcopato dell'Italia centrale non avea bisogno d'essere incoraggialo dai fatti altrui per tenersi fermo nella via del suo dovere. Ma se mai taluno avesse avuto qualche pensiero di venire a patti cogli avversarli della Chiesa, lusingandosi forse di evitare mali maggiori, il magnanimo contegno dell'Eminentissimo Arcivescovo di Pisa lo farebbe avvertito, che non bisogna lasciarsi atterrire, né illudere da chiunque muove guarnì al Capo della Chiesa.

Non è solo sopra l'Episcopato ed il Clero che l'arresto del Cardinale di Pisa produsse un effetto del tutto contrario a quello che si voleva dal ministero. Non parlando dell'immensa maggioranza del popolo dell'Italia centrale, il quale, non ancora avvezzo alle bestemmie della stampa licenziosa, è altamente scandalizzato di questo fatto, sappiamo che moltissimi partigiani sinceri della libertà censurarono fortemente quest'atto del ministero, come quello che dà una pessima idea della libertà che si vuole predicare. Inaugurare lo Statuto colla violazione più manifesta e solenne dello Statuto medesimo non pare a nessun uomo di senso il di farlo ricevere volontieri dal popolo!

Diremo da ultimo, che egli è da circa un anno che si trattava di allontanare il Cardinale Corsi dalla Diocesi di Pisa; e non si sa perché questo divisamento non sia stato posto ad effetto molto prima. E d'altro lato si sa da tutti in Toscana che a Torino il ministero non fa che mettere ad esecuzione ì suggerimenti e gli ordini che vengono da Firenze. Quando si proclamò l'annessione, i Toscani credettero che finalmente cesserebbe il dispotismo del governo provvisorio. Ma allora che videro l'arresto del Cardinale di Pisa, ordinato dal ministero di Torino unicamente perché voluto dal governo di Firenze, cessò l'illusione dei Toscani, e dovettero persuadersi che, a dispetto dello Statuto e dell'annessione, essi non sono altro che il potere esecutivo del Barone Bettino.

E di questo si è già accorta la Camera dei Deputati, la quale credendosi di essere col Senato l'unico potere legislativo, ha visto invece che a Firenze si fanno alla barba sua di buone e belle leggi, e Bettino Bey continua a comandare a bacchetta.

UNA LEGGE CONTRO IL CLERO TOSCANO

E UN'IPOTESI SU BETTINO RICASOLI

(Pubblicato il 20 giugno 1860).

Il Cardinale Arcivescovo di Pisa è da trent'un giorno prigioniero in Torino, sebbene non condannato, né processato. Il ministero cercò nei codice toscano il suo delitto, e noi trovò; quindi ricorse alle misure estralegali, cioè tiranniche.

Affine però di provvedersi per l'avvenire propose al Parlamento un disegno di legge, che introduce in Toscana tre articoli del nostro Codice penale improvvisalo nel 1859 durante i pieni poteri. Questi articoli sono ii 268, il 260 e il 270.

Il primo punisce severamente i sacerdoti pei peccati di parole d'opere e di ommissioni, che commettessero contro la libertà. Al sacerdote che pronuncia in pubblica adunanza un discorso contenente censura delle istituzioni e delle leggi dello Stato duemila lire di multa e due anni di carcere. — Al sacerdote che commette fatti da eccitare il disprezzo e il malcontento contro le dette istituzioni e leggi duemila lire di multa e due anni di carcere. — Al sacerdote che coll'indebito rifiuto dei propri uffizi turba la coscienza pubblica o la pace delle famiglie duemila lire di multa e due anni di carcere.

11 secondo articolo stabilisce che se le parole, le opere e le ommissioni contengono provocazione alle leggi dello Stato o ad altri provvedimenti della pubblica autorità», per esempio, del barone Bettino Ricasoli, il quale pretende di essere il Capo dello Stato, in questo caso la pena contro i sacerdoti non potrà essere minore di tre anni, e resta in arbitrio del magistrato di estenderla anche ad un secolo!

Il terzo articolo stabilisce, che chi pubblicherà una Bolla, o altri provvedimenti relativi alla religione cattolica provenienti dal S. Padre, contravvenendo alle regole vigenti (regole non leggi!) sopra la necessità dell'assenso del governo, soffrirà sei mesi di carcere e L. 500 di multa. Questi tre articoli sono il primo regalo fatto alla Toscana dopo le sue nozze col Piemonte 1

La Camera dei Deputati, nella tornata del 46 di giugno, approvava questo dir segno di legge con 164 voti Favorevoli e 20 contrari. Daremo più innanzi qualche estratto della discussione, levandola dagli atti ufficiali. Qui ci restringeremo a due semplici osservazioni: l'una riguarda il passato, e l'altra l'avvenire.

Se oggidì la Camera vuole applicare alla Toscana gli articoli citati del Codice penale, concede che questi articoli non esistevano. Ciò fu asserito solennemente in Parlamento dal deputato Cempini, il quale diceva che l'applicazione di questi articoli creava d'oggi in avanti in Toscana dei nuovi reati comuni (Atti uffic. N° 85, pag. 321).

Dunque: 1° Il Clero toscano era perfettamente libero di rifiutarsi a cantare il Te Deum e benedire l'annessione, a festeggiare lo Statuto. 41 delitto proveniente da questo rifiuto non esisteva allora, non esiste oggidì, non esisterà finché sia sancita e promulgata la nuova legge.

Dunque: 2° Le leggi leopoldine quantunque avverse alla Chiesa ed a'  suoi ministri, lasciavano tuttavia maggiore libertà agli ecclesiastici di quella che loro lasci il Codice penale sardo del 1859, il quale fu compilato dai liberali.

Dunque: 3° li governo toscano che col suo Monitore minacciò il Clero, se non cantava il Te Deum, di terribili castighi, ed anzi perseguitò i preti che non volevano cantare, questo governo commise un atto del più truce dispotismo considerando come un reato ciò che era per Io meno un'azione indifferente. Il barone Ricasoli abusò del suo potere, e dee essere posto in stato d'accusa.

Dunque: 4°II Cardinale Arcivescovo di Pisa fu ingiustamente, tirannicamente, barbaramente strappato dalla sua diocesi, e dee tosto venire rimesso in libertà. Egli non può essere né condannato né processato; egli ha diritto di processare invece i ministri e tutti coloro che presero parte alla sua carcerazione dal Guardasigilli all'abate Vachetta.

La legge votata dalla Camera il 4 6 di giugno, è per questo verso il più splendido trionfo del Clero toscano, e la più solenne condanna de'  suoi persecutori. Persecutori sono coloro che puniscono un delitto che non esiste, ed il delitto non esisteva in Toscana giacché si vuol creare oggidì, come dichiarò il deputato Cempini.

Ora un pensiero d'avvenire. Creato il delitto in Toscana, potrà darsi che i sacerdoti, i quali obbediscono non propter gladium sed propter conscientiam, in certe circostanze continuino e. rifiutare i loro uffizi. Poniamo un caso: Bettino Ricasoli va a confessarsi al Cardinale di Pisa, e questi gli rifiuta l'assoluzione.

Allora che cosa ne avviene? Bettino denunzia ai magistrati l'Eminentissimo Corsi per indebito rifiuto de'  proprii uffizi. Il fisco procede immediatamente. Si fanno interrogatorii, e si verifica che proprio il mattino del giorno tale messer Bettino andò a confessarsi, e non poté ottenere l'assoluzione dal Cardinale Arcivescovo di Pisa.

Si fa luogo perciò a procedimento. Il tribunale si raduna coll'intervento dei giurati, e s'incomincia la discussione, «Sono i giurati, ha detto il deputato Panettoni il 16 di giugno, i quali depositarli della fiducia pubblica e testimoni della mira e degli effetti del rifiuto, sàranno protettori ad un tempo e della pubblica pace e dell'indipendenza della Chiesa» (Atti uff., N° 85, pag. 322).

Ma non basta ai giurati di sapere che l'assoluzione venne rifiutata a Bettino. Essi debbono giudicare se il rifiuto fu debito od indebito. Il Cardinale di Pisa, obbligato dal sigillo sacramentale, non potrà parlare, e toccherà al barone Bettino Ricasoli di ammaestrare i depositari della fiducia pubblica.

Di che, dovrà egli ripetere ai giurati la sua confessione, e dire, per esempio: —Ho cospirato contro il Granduca quando era mio legittimo signore — Ho avuto segreti abboccamenti col conte di Cavour — Ho regalato una tavola di pietre dure al cav. BonCompagni — Ho violato le tali e tali leggi della Chiesa — Ho detto le tali e tali bugie—Ho commesso le tali e tali persecuzioni, e via discorrendo.

E dopo di ciò i giurati decideranno che il buon Bettino meritava l'assoluzione, e che il Cardinale di Pisa in conseguenza è reo di rifiuto indebito. Oppure che i peccati del Bettino sono veramente gravissimi, e che il rifiuto è debito. In conseguenza noi avremo i giurati giudici nella morale cattolica e dell'amministrazione de'  Sacramenti.

Ora chi sono i giurati? Noi ci guarderemo dal parlarne male; ma ci sarà permesso di citare due autorità, pigliandone una nella Camera dei deputati, l'altra nel Senato del Regno.

Carlo BonCompagni (levatevi il cappello!) ha detto nella Camera dei deputati che i giurati in Piemonte pronunziarono assolutorie scandalose, che i loro giudizi hanno male espresso la coscienza pubblica; che si videro giurati, i quali «per difetto di coltura e di educazione non erano in grado di avere né la saga cità né l'indipendenza, così dal governo come dalle parti che si richiede a quest'ufficio» (Atti uff. della Camera, tornata del 6 di febbraio 1852, pag. 2288, N° 624).

E questi giurati, di cui parlava il BonCompagni, sono quelli che, a detta del dep. Panattoni «saranno protettori ad un tempo e della pace pubblica e dell'indipendenza della Chiesa!»

Il senatore Lamarmora diceva a sua volta: Supponiamo che tra i giurati vi sia un pizzicagnolo, un venditore di tessuti, un liquorista: il primo, che saprebbe bene apprezzare un presciutto, sarebbe, io scommetto, un pessimo giudice per definire la qualità di un reato di stampa o di politica; così del venditore di tessuti, il quale però sarebbe esperto nel riconoscere le quantità di fili di cotone introdotti in una tela di lino, e via via degli altri» Atti uff. del Senato, tornata del 23 febbraio 1852, N° 214, pag. 871.

Ma fra breve il liquorista, il venditore di tessuti e di presciutti siederanno prò tribunali in Toscana, e giudicheranno inappellabilmente che il Cardinale Arcivescovo di Pisa dovea cantare un Te Deum, e concedere l'assoluzione sacramentale a Bettino Ricasoli; che perciò è reo di rifiuto indebito, e degno di essere castigato con due o tre anni di prigione!

PROCLAMA DEL GEN. LAMORICIÈRE

(Pubblicato il 17 aprile 1860).

Questo proclama ci era stato annunziato e promesso dal Ministro Mamiani fin dal 12 di aprile, quando il filosofo nella tornata della Camera dei Deputati volea provare ai rappresentanti del popolo, che essi doveano comperare la protezione della Francia al prezzo della Savoia e della Contea di Nizza.

In quel suo discorso il Mamiani argomentava così: Se noi neghiamo la Savoia a Nizza alla Francia, addio amicizia francese! «Pare a voi, chiedevasi deputati, pare a voi che in simili condizioni, che in questo momento difficilissimo possiamo mettere a repentaglio la sola amicizia, a cui dobbiamo l'esser nostro?» (Att. uff. della Camera, N° 11, pag. 41).

Così che noi dobbiamo l'esser nostro alla Francia, o, per meglio dire, a Luigi Napoleone Bonaparte; viviamo per lui, egli è la nostra anima, e se ci abbandona, siam morti, a detta del Mamiani. Oh viva lungamente il Sire francese, altrimenti guai a noi! Che ve ne pare di questa nuova foggia d'indipendenza e dì nazionalità italiana?

Ma perché il Mamiani trovava difficilissimo questo momento? Unicamente pel primo proclama che il generale Lamoricière, nuovo comandante in capo delle truppe pontificie, aveva indirizzato ai soldati del Papa. Ecco le parole del ministro tolte dalla relazione ufficiale: Noi abbiamo più sorte di nemici numerosi e potenti: forse oggi o domani almeno vedrete pubblicato nella Gazz. del Regno l'ordine del giorno del generale Lamoricière. Egli si dichiara campione e propugnatore della civiltà contro la barbarie, e i barbari siamo noi; egli dice che il mondo è minacciato da un nuovo islamismo, e i musulmani siamo noi». Donde conchiudea che i momenti sono difficilissimi, e che s'ha da dare presto, presto, presto la Savoia e Nizza all'Imperatore dei Francesi. Pare a voi, domandava nuovamente il Mamiani ai deputati, pare a voi che noi possiamo ricusare un vivissimo, un fermo desiderio espresso da quel solo governo, che sta con noi a combattere per il principio delle nazioni, e contro i fanatici della teocrazia?».

Dalle quali parole del Mamiani si possono dedurre parecchie conseguenze di gran momento. 1 Chi sta pel Papa, sta contro il Mamiam, contro i suoi colleghi e contro la loro comune politica. 2a I nemici del Mamiani e Compagnia, epperò gli amici del Papa sono numerosi e potenti. 3° La ditta Mamiani e C. » (usiamo parole commerciali, imperocché il gabinetto italianissimo oggidì mercanteggia l'Italia!) La ditta Mamiani e Compagnia non ha nel mondo che l'wii cizia di un solo governo, e questo e il francese. A detta del Mamiani, Napoleone III sta combattendo il Papa a somiglianza del Piemonte. 5° Perché Napoleone III continui a combattere il Papa, è necessario soddisfare un suo vivissimo e fermo desiderio di avere la Savoia e la Contea di Nizza. 6° Dunque non è per amore della indipendenza italiana che il Bonaparte combatte a'  fianchi del Mamiani e C., sibbene per la ragione dell'utile. 7° Il motivo addotto dal Mamiani per cedere la Savoia e Nizza a Napoleone III varrebbe egualmente se questi chiedesse Genova e Firenze. 8° Per non rimanere soli, noi saremo d'ora in poi obbligati a soddisfare qualsiasi vivissimo e fermo desiderio dal Bonaparte. 9° Non mai il Granduca di Toscana o i Duchi di Modena e di Parma trovaronsi cosi dipendenti dall'Austria, come oggidì il Piemonte dipende dalia Francia. 10° Se la Francia allarga oggidì i suoi confini, e conquista la Savoia e Nizza, ne dee saper grado al primo proclama del generale Lamoricière.

Difatto il Mamiani, avendo adotto la notizia di questo proclama come una ragione per aderire al vivissimo e fermo desiderio dell'Imperatore dei Francesi, ognun vede il vantaggio che il Lamoricière ha recato indirettamente alla sua patria, nell'atto che perorava in fav jre del Papa. Né per questo verso può dolersene l'Imperatore de'  Francesi, giacché le parole del valente generale servirono a far traboccare la bilancia in suo vantaggio.

Intanto dopo l'annunzio del Mamiani che il proclama del generale Lamoricière il 12 di aprile, o certamente il 13 sarebbe comparso nel foglio ufficiale, tutti attendevano questa pubblicazione. Ma fidatevi delle promesse dei ministri costituzionali! Noi ignoreremmo tuttavia il celebre proclama, se non ce l'avesse, recato il Giornale di Roma dell'11 di aprile, N° 83. Eccone il testo.

Roma, giorno di Pasqua, 8 aprile 1860.

Soldati!

La Santità di Nostro Signore Papa Pio IX essendosi degnata di chiamarmi all'onorevole incarico di comandarvi per la difesa de'  suoi diritti disconosciuti e minacciali, io non ho esitato un istante a riprendere la mia spada.

Agii accenti della grande voce, che non ha guari, dall'alto del Vaticano facea noti al mondo i pericoli del Patrimonio di S. Pietro, i cattolici si sono commossi, o l'emozione loro s'è ben presto diffusa su tutti i punti della terra.

Ciò vuol dire che il Cristianesimo non è soltanto la religione del mondo civilizzato, ma sì il principio e la vita stessa della civilizzazione; vuol dire che il Papato è la base su cui poggia il Cristianesimo. Tutte le nazioni cristiane sembrano aver oggi la coscienza di queste grandi verità, che sono la nostra fede.

La rivoluzione, siccome altre volte l'Islamismo, minaccia oggi l'Europa; ed oggi come altre volte, la causa del Papato è (quella della civilizzazione e della libertà del mondo.

Soldati! Abbiate fiducia e siate certi che Iddio sosterrà il nostro coraggio all'altezza della causa di cui, Egli affida la difesa alle nostre armi.

Il generale comandante in capo

G. De Lamoricière.

Noi non faremo commenti, dacché questi furono fatti auticipatamente dal Mamiani, il quale disse; «Il generalo Lamoricière si dichiara campione e propugnatore della civiltà contro la barbarie, e i barbari siam noil’egli dice che il mondo è minacciato da un nuovo Islamismo, e i musulmani siamo noi». A queste deduzioni noi non abbiamo da opporre che un solo argomento di fatto. Il governo del gran Sultano ha protestato di non voler riconoscere la politica del conte di Cavour e del ministro Mamiani.

IL NUOVO PROMINISTRO DELLE ARMI NELLO STATO PONTIFICIO

(Pubblicato il 25 aprile 1860).

I nemici del Papa che speravano una prossima rivoluzione in Roma, restarono atterriti per due recenti nomine fatte da Pio IX; quella cioè del generale di Lamoricière a comandante in capo dell'esercito Pontificio, e l'altra di Monsignore Francesco Saverio di Mérode a proministro delle armi. Del primo abbiamo già detto altre volte, e oggi però scriveremo poche parole sul secondo.

Premettiamo qualche cenno sulla famiglia di Mérode, una delle più antiche, più nobili, più ricche del Belgio. I suoi membri si segnalarono sempre per una grande devozione al Cattolicismo e un sincero affetto alla libertà. La popolazione belga ha debito alla casa di Mérode d'essere sfuggita alla tirannia protestante.

Luigi Federico Ghislain contedi Mérode trovavasi a Parigi nel 1830, e appena seppe i pericoli della patria corse ad arruolarsi come semplice volontario nel corpo di Chasteler. Il 25 di ottobre del 1830, gravemente ferito nella fazione del cimitero di Berchem davanti Anversa, moriva aMalines il 4 del successivo novembre. Egli fu considerato nel Belgio come un  eroe, e gli venne eretto nella cattedrale di Brusselle un grandioso monumento, scolpito da Geefs. Filippo Felice Baldassarre Ottone Ghislain conte di Mérode è il padre del nuovo proministro delle armi del governo Pontificio, ed ebbe egli pure grandissima parte nella fondazione del nuovo regno belga. Fu nominato membro dei governo provvisorio, e contribuì moltissimo all'elezione del re Leopoldo. Dal 15 di marzo al 20 di maggio del 1832 fu ministro della guerra, e mostrossi sempre tra i più ferventi cattolici.

Egli ebbe due figli: l'uno, nato nel 1816, si stabilì in Francia, dove fu membro del Corpo legislativo fino all'anno 1853, e l'altro nato nel 1820, entrò nell'esercito belga, vi ottenne il grado di luogotenente, si segnalò per la sua scienza, la sua pietà, il suo valore, e in ultimo, abbandonata la milizia, entrò nel chiericato, andò a Roma, venne ordinato sacerdote, e Pio IX lo creò suo cameriere segreto. Si è questi il nuovo proministro delle armi del governo Pontificio.

Il Papa non va a cercare i suoi ministri tra gli avventurieri, ma tra le persone più distinte d'Europa; e quanto in Europa v'è di più illustre per nascita, per iscienza, per virtù si tiene onorato di poter mettere il suo ingegno, la sua spada e la sua ricchezza a servizio del Padre comune dei fedeli.

Francesco Saverio di Mérode continua in Roma le tradizioni della propria famiglia; e servendo Pio IX, serve non solo la causa del Cattolicismo, ma quella pure della libertà che viene insidiata dalla rivoluzione bellamente paragonata dal generale Lamoricière all'antico islamismo.

Oggidì, che tanto si grida contro il governo clericale, e se ne chiede a piena gola la secolarizzazione, la provvidenza di Dio ha disposto che si trovasse in Roma un Chierico, che fu già valente nelle armi, e che è il più acconcio a sostenere, il ministero. Così il Papa procura il bene dello Stato, e non cede a nessuna esigenza rivoluzionaria.

I libertini, volendo a qualunque costo dare addosso al S. Padre, l'accusano di essersi scelto per ministro uno straniero. «La nomina del signor di Mérode, scrive l'Opinione del 23 di aprile, è, a parer nostro più grave di quella del generale di Lamoricière, avvegnaché introduce nello stesso governo Pontificio l'elemento straniero».

Dapprima nessuno è straniero a Roma, patria comune di tutti. Quando il primo Bonaparte voleva che Pio VII rompesse guerra agli Inglesi, e ai Piemontesi, e li cacciasse da'  suoi Stati, il Papa non volle, perché erano tutti suoi figli. In Roma sta il Santo Padre, e i cattolici, che sono tutti membri della stessa famiglia, non possono chiamarsi stranieri presso il rappresentante di Colui che tutti salutiamo colla dolce preghiera: Padre nostro che sei ne' cieli.

Lo che dee dirsi molto più de'  sacerdoti, che entrando nel chiericato si stringono con maggiori vincoli alla persona del Pontefice, e acquistano in certa guisa, un diritto più solenne alla nazionalità romana, come ministri di quella Chiesa, che il titolo di Romana aggiunge ai titoli di Cattolica ed Apostolica.

Le quali ragioni forse non appagheranno i nostri libertini, come quelli che fanno i visacci ed il nifolo a tuttocciò che si solleva alquanto da considerazioni terrene, e sfiora l'idea sovranaturale. Ebbene, risguardando Pio IX come semplice Re di Roma, e Monsignor di Mérode come semplice cittadino belga, diremo che l'Opinione non può lagnarsi della scelta che quegli fece di questo suo proministro delle armi.

I liberali del Piemonte nel 1849 non hanno scelto un polacco per capo del nostro esercito? Luigi Filippo non avea scelto per suo ambasciatore in Roma un italiano, il conte Rossi? Il polacco Walewski non era ministro degli esteri del Bonaparte? Il Bonaparte stesso non è italiano, e tuttavia la Francia non l'ha eletto per suo Imperatore? Perché dunque osate lagnarvi di Pio IX, che confidò il ministero delle armi a Monsignor di Mérode?

Ma v'è di più. In qual momento l'Opinione ha il coraggio di accusare Pio IX d'introdurre nello stesso governo Pontificio l'elemento straniero? Nel momento in cui i padroni dell'Opinione non affidano soltanto ad un estraneo un ministero, ma gli cedono tutta una provincia italiana. Sì, mentre il ministero Piemontese per certe sue ragioni di necessità politica cede Nizza alla Francia, i ministeriali rimproverano Pio IX perché chiamò Monsignor di Mérode, oriundo del Belgio, al ministero delle armi! Oh gente senza logica e senza pudore!

Non curiamoci però di appunti così sleali, e riconosciamo invece questo nuovo e grande servizio, che il regnante Pontefice rese allo Stato Pontificio coll'affidarne l'esercito a due valorosi, quali sono di Merode e di Lamoricière.

Quando Pio IX tornava da Gaeta, esercito Pontificio non esisteva, avendolo guasto e disperso il rovinosissimo vento della rivoluzione. Ma le economie e la solerzia del governo Papale bastarono in pochi anni a mettere insieme un nuovo esercito, che nel 1858 già contava diciassettemila uomini, e di questi dodeci mila almeno erano nazionali.

Imperocché non ti ha da credere menomamente a'  libertini quando vi dicono che i soldati del Papa sono gente raccogliticcia, convenuta da ogni parte del mondo. Il più di quest'esercito è composto di Romani, di sudditi di Pio IX, che volontariamente accorrono a servirlo.

E questi soldati, ben ordinati e ben diretti, faranno prodigi dì valore. «Quanto a'  soldati, scriveva Soriano, ambasciatore veneto nel 1570, è comune opinione che nello Stato della Chiesa siano i migliori che tutto il resto d'Italia, anzi dei l'Europa». E Leopoldo Ranke nella sua Storia del Papato (1) cita molte testimonianze in favore degli spiriti marziali, e del valore, e de) coraggio de'  sudditi Pontificii. 1 Perugini sono detti attenti e valorosi; prodi i Romagnoli; i Bolognesi coraggiosi, ma poco disciplinati: i Faentini atti a sostenere un assalto e inseguire il nemico nella ritirata; i Forlivesi i primi nelle mosse; que di Fermo eccellenti nel maneggio della lancia.

E a coloro che trovassero oggidì esagerati simili encomii, il Ranke ricorda ciò che i sudditi Pontificii fecero sotto il primo Napoleone. Nel 1808 i soldati del Papa, incorporati all'esercito francese, formavano il 4° di linea italiano; e inviato in Ispagns, il 4° di linea si segnalò pel suo valore, per la sua istruzione, per la sua disciplina.

Basta leggere l'opera intitolata: Memorie per servire alla storia (Malia, dal 1805 al 1815, la Storia degli assedii e campagne degli Italiani in Ispagna, dì Vacani, e le Memorie dei marescialli Ganvion, 8aintevr e Sucbet, e vedrassi il 4° di linea italiano associato gloriosamente con quelli di Grrona, Rosas, Hottalrich, Valenza, Tamagona, ecc.

Un bollettino di Napoleone I del 1812, datato dalle sponde del Boriatene, narrato uno splendido fatto d'armi, conchiude: i coscritti Romani hanno mostrato di non essere degeneri dai loro avi.

E noi veggiamo già fin d'ora, da private corrispondenze, che il generale di Lamoriciére loda assai le truppe Pontificie, e l'Opinione d'oggi, 24 di aprile, dice: Il generale scrive che ha sedicimila uomini di buone truppe». E la più bella lode di questi soldati sono i fremiti e la rabbia della rivoluzione, che non può andare innanzi, e trovasi scompigliata nei suoi divisamente.

VIA POLITICA PER ANDARE A BOLOGNA

(Pubblicato il 29 aprile 1860).

Importantissime per la storia sono le parole dette dal conte di Cavour, il 12 di aprile nella Camera dei Deputati: e La cessione di Nizza e della Savoia era condizione ESSENZIALE del proseguimento di quella via politica, che in così breve tempo ci ha condotti a Milano, a Firenze, e a Bologna». Le quali parole provano che se noi andammo a Bologna, ci andammo coll'aiuto, o almeno col consenso della Francia, e che questo aiuto, o consenso, ci sarebbe mancato se il conte di Cavour non se lo avesse comperato cplla cessione della Savoia e di Nizza.

Ciò premesso sarà utile ricordare la via politica, che in cosi breve, tempo condusse i nostri ministri a Bologna. Questa via venne additata, il 22 dicembre 1859, dall'opuscolo:

(1) Parigi 1838, tom. li, pag. 186 e seg.

Il Papa e il Congresso. La data del 22 dicembre si collega col l'altra del 24 di marzo 1860, giorno in cui si sottoscrisse il trattato che cede Nizza e Savoia alla Francia. Sono i due capi della via politica che condusse a Bologna il conte di Cavour. Lungo questa via, che non è la via sacra, della quale parlava Napoleone III sui cominciare della guerra d'Italia, sono molte date memorande,e noi le percorreremo senza commenti, perché si commentano a vicenda.

Il mattino del 22 dicembre 1859. L'opuscolo: Il Papa e il Congresso si pubblica a Parigi, e nello stesso giorno compare volto in inglese nel Times, in tedesco nella Gazzetta di Colonia, in italiano nella Perseveranza di Milano. Le conclusioni finali di quest'opuscolo sono, che si deve diminuire il territorio e il numero dei sudditi del Papa. Primo passo per andare a Bologna.

La sera del 22 dicembre 1859. La sera del giorno, in cui fu pubblicato l'opuscolo: Il Papa e il Congresso, l'Imperatore e l'Imperatrice dei Francesi ?anno al teatro, dove si rappresenta un fatto avvenuto in Bologna, sotto il titolo: La Tireuse de Cortes. Questo fatto è la storia del giovinetto Mortara, abilmente acconciata per attirare l'odio contro il Papa e la Chiesa. Il sig. Moquard, segretario privato dell'Imperatore, è considerato come autore del melodramma, la cui rappresentazione fu vi va mente applaudita dal pubblico della porta Saint Martin e da Napoleone III. Secondo passo per andare a Bologna.

24 dicembre. Si tiene a Parigi un consiglio dei Ministri, e vi si discute se il Moniteur debba pubblicare qualche linea sull'opuscolo: Il Papa e il Congresso, come più tardi è avvenuto intorno all'opuscolo: La Coalition. Si conchiude che il Moniteur farà le viste d'ignorare l'esistenza di uno scritto, che levò a rumore tutta l'Europa, come una rivelazione delle intenzioni del Bonaparte.

Terzo passo per andare a Bologna.

25 dicembre. Appena pubblicato l'opuscolo: Il Papa e il Congresso, viene comunicato al governo Pontificio, e il Cardinale Antonelli dichiara che se la la Francia non dà schiarimenti su tale pubblicazione, il Papa non manderà al Congresso il suo rappresentante. Il conte Walewski dichiara al Nunzio Pontificio ed all'Imperatore d'Austria, chetali non saranno le idee del governo francese fintanto che egli, conte Walewski, resterà ministro degli affari esterni.

Il mattino del 28 dicembre. La Russia dichiara che so l'opuscolo: Il Papa e il Congresso, deve essere considerato come il programma politico della Francia, il rappresentante dello Czar non piglierà parte al Congresso. Era ciò che desiderava Napoleone III, che il Congresso non avesse luogo, perché sarebbe stato un ingombro al ministero Piemontese, che muoveva per alla volta di Bologna.

La sera del 28 dicembre. Ha luogo in Parigi un Consiglio dei ministri dell'Impero, e si discute nuovamente la necessità di respingere le idee dell'opuscolo: II Papa e il Congresso. Il conte Walewski dimostra questa necessità; il conte di Morny la sostiene, ma si risolve di non dir nulla. Il telegrafo perciò avverte le grandi potenze che il Congresso è indefinitamente differito non essendo potute riuscire a buon risultato le spiegazioni tra Francia, Austria e la S. Sede». Questi fatti risultano dalla corrispondenza diplomatica presentata al Parlamento inglese.

31 dicembre. Napoleone III scrive al S. Padre di fare il sacrificio delle provincie insorte, che da cinquantanni suscitano tanti imbrogli al suo governo, e di chiedere invece alle Potenze la guarentigia delle restanti possessioni della S. Sede». Nuovo passo nella via politica che condusse il conte di Cavour a Bologna.

gennaio 1860 a Roma. Pio IX nel ricevimento del 4° dell'anno dice davanti al generale francese il conte di Govon, che l'opuscolo: Il Papa e il Congresso, è un monumento insigne d'ipocrisia, un ignobile quadro di contraddizioni. Pio IX ha capito che quell'opuscolo dee condurre a Bologna il conte di Cavour.

gennaio 1860 a Parigi. Napoleone III ringraziando il Corpo diplomatico recatosi a visitarlo, non parla del famigerato opuscolo, e si restringe a dichiarare il suo profondo rispetto pei diritti riconosciuti. Il conte di Cavour potrà perciò andare a Bologna, dove non sono riconosciuti i diritti del Papa.

4 gennaio. Il conte Walewski, che non volea condurre a Bologna il conte di Cavour, dà le sue dimissioni, e viene surrogato nel ministero degli affari esteri dal sig. Thouvenel, già ambasciatore franche a Costantinopoli.

5 pennato. Il Moniteur pubblica una lettera di Napoleone III, dove annunzia misure economiche. La lettera è il fruito di precedenti negoziati col sig. Cobden, e mira a stringere sempre più la lega anglofrancese, che dee servire per condurre a Bologna il conte di Cavour,

8 gennaio. Pio IX dichiara a Napoleone III di non poter cedere le Legazioni «senza violare i suoi solenni giuramenti, senza produrre disgrazie e commozioni nelle altre provincie, senza far onta a tutti i cattolici, senza indebolire i diritti non solo di tutti gli altri Sovrani d'Italia, ma anche di quelli di tutta la Cristianità».

14 gennaio. La lega anglo-francese produce le famose proposte inglesi — Nessun intervento in Italia — Evacuazione dei Francesi dalla Penisola — Riorganamento della Venezia — Astensione del Piemonte da ogni intervento nell'Italia centrale finché non abbia avuto luogo una nuova votazione sulla questione dell'annessione. La sola Francia accetta le proposizioni inglesi, che spianano la via per Bologna.

17 gennaio. Preparata a questo modo la strada, il conte di Cavour che, dopo la pace di Villafranca era uscito dal ministero piemontese, vi rientra come Presidente del Consiglio e ministro degli affari esteri.

19 gennaio. Pio IX col suo sguardo perspicace vede e comprende queste mene, e coll'inspirata parola le rivela al mondo cattolico nella sua Enciclica, eterno monumento di pietà, di fedeltà, di coraggio, d'eroismo.

24 gennaio. La regina Vittoria inaugura il Parlamento Inglese con un breve discorso, che rivela tuttavia l'accordo tra la Francia e l'Inghilterra per condurre a Bologna il conte di Cavour. «Mi sforzerò di ottenere, dice la Regina, pei popoli d'Italia la libertà di decidere da loro stessi delle proprie sorti senza intervento straniero». Il 23 di gennaio, cioè il giorno prima, era stato sottoscritto il nuovo trattato di commercio tra la Francia e. l'Inghilterra.

27 gennaio. II conte di Cavour, che si vede la strada sgombra per andare a Bologna, scrive una circolare ai rappresentanti della Sardegna presso le Corti estere, e dichiara netto «che' bisogna rinunziare all'idea di una ristaurazione, che sarebbe impossibile a Bologna e a Parma, come a Firenze ed a Modena. ».

29 gennaio. l'Univers è un ciottolo che impedisce alla Francia di accompagnare certamente a Bologna il conte di Cavour, epperò il governo francese leva questo ciottolo di mezzo al cammino, sopprimendo il cattolico giornale. Intanto i giornali bonapartisti incominciano a perorare caldamente per l'annessione della Savoia e della Contea di Nizza alla Francia: e ciò dà luogo a serii timori, e a vive discussioni del Parlamento Britannico.

5 febbraio. Vittorio Emanuele II scrive una lettera al S. Padre per eccitarlo a cedergli il vicarialo non solo delle Romagne, ma anche delle Marche e dell'Umbria. Il S. Padre dichiara che questa idea non è né savia, né cattolica.

24 febbraio. Il sig. Thouvenel scrive al ministro francese in Torino, che si potrebbe comporre così la questione italiana: annessione completa alla Sardegna di Modena e Parma; vicariato sardo nelle Legazioni; autonomia politica e territoriale del Granducato di Toscana. Dice una parola in favore dell'unione di Nizza e della Savoia alla Francia.

29 febbraio. Il conte di Cavour rigetta le proposte del sig. Thouvenel; e poi in una nota particolare si mostra facile a cedere alla Francia la Savoia e Nizza, purché trovi eguale condiscendenza dalla parte della Francia.

marzo in Francia. Napoleone III inaugura il Corpo legislativo, e dice d'aver consigliato il Re di Sardegna a rispondere affermativamente al voto delle provincie che si davano a lui, ma di rispettare in principio i diritti delta S. Sede, e mantenere l'autonomia della Toscana. Quanto alla Savoia e Nizza l'Imperatore dice che attende alla revendication di questo territorio.

Il 1° marzo nell'Italia centrale. Sono convocati nell'Emilia e nella Toscana i comizi elettorali per iscegliere tra l'annessione alla Sardegna, ed un regno separato.

2 marzo. Il conte di Cavour indirizza una nota all'incaricato d'affari della Sardegna in Parigi, dove consente ad un'analoga votazione in Savoia ed in Nizza, dichiarando che ciò che fa il Piemonte nell'Italia centrale non può negarlo alla Francia al di là delle Alpi e sul Paglione.

Da questo punto tutto è finito. Il 18 di marzo si promulga il decreto d'annessione dell'Emilia: il 22 il decreto d'annessione della Toscana. Il 24 di marzo Farini e Cavour sottoscrivono il trattato che cede alla Francia la Savoia e la Contea di Nizza. Il 29 di marzo la scomunica, sotto la data del 26, è affissa a Roma.

12 aprile. Alcuni deputati non vorrebbero che Nizza italiana passasse allo straniero. Ma il conte di Cavour ingenuamente dichiara alla Camera: «La cessione della Savoia e di Nizza era condizione essenziale del proseguimento di quella via politica, che in cosi breve tempo ciba condotti a Milano, a Firenze a Bologna».

Tutti questi fatti e detti, raggrupati insieme, si spiegano a meraviglia, e mostrano l'Europa convertita in una gran borsa commercialo. Tre negozianti vi entrano; l'Inghilterra, la Francia, il Piemonte. L'una vi guadagna un trattato di commercio; l'altra due bellissime provincie; il Piemonte fa il migliore mercato e si piglia la Toscana e l'Emilia.

BOLOGNA NEL 1857 E NEL 1860

(Pubblicato il 3 maggio 1860).

Il Re Vittorio Emanuele II entrava ieri sera in Bologna accompagnato da Cavour e da Farini. È pericoloso per noi il discorrere di quest'argomento, ma non possiamo tacerne, perché è un fatto capitale dei nostri tempi; un fatto che i posteri peneranno a credére, come gli avi non giunsero mai a prevedere; un fatto che avrà gravissime conseguenze tanto nell'ordine morale, quanto nel politico. Noi ne parleremo senza mancare di rispetto alla Monarchi, per cui sentiamo altissima devozione.

Ciò che ora avviene in Bologna ci richiama tosto a memoria quello che vi avveniva, non sono ancor tre anni. Il 9 di giugno del 1857 entrava in quella città il suo Padre e Sovrano, il glorioso Pio IX, e vi dimorava poco meno di due mesi e mezzo, cioè fino al mattino del 27 di agosto.

Furono oltre ogni dire splendide, giulive e magnifiche le feste, onde Bologna volle allietare Io arrivo e la stanza del proprio Sovrano e Pontefice entro le sue mura. Bellamente l'esprimeva un Bolognese, scrivendo della sua città: Effusa civiias omnibus laetitiis laeta adelamat, plaudìt. Immenso, né mai visto, l'affollarsi della moltitudine per le vie e per le piazze che dal palazzo apostolico e dal tempio metropolitano conducono fin oltre il sobborgo degli Alemanni, ben quasi un miglio fuori Porta Maggiore. Tutto addobbi il cammino, archi di trionfo, unanimi scoppii d'applausi, ordine perfetto, contentezza universale; e tutto questo non per un momento, non per un giorno, ma per settantotto giorni, quanti Pio IX ne passava in Bologna tre anni fa.

Coloro che dicessero compre quelle feste, e combinate dalle autorità locali, oltre che si renderebbero ridicoli, supponendo che tutta una città per tanto tempo possa commoversi e mutare in gaudio la tristezza secondo la volontà d'un pubblico officiale, pianterebbero un principio che può ritorcersi contro di loro, che distrugge la teorica del suffragio universale, che toglie ogni significato a feste posteriori, che trasmuta il popolo sovrano in un pugno, di burattini. È nell'interesse stesso dei nemici di Pio IX il confessare la spontaneità delle feste che Bologna fe' al suo Sovrano nel 1857.

Ma perché oggidì queste feste contro di lui? E chi le riscuote (pognamo che i giornali dicano il vero), forse penserà che ben maggiori ne riscosse tre anni fa Pio IX, e poi venne esautorato. E che colpa ebbe il Papa verso i Bolognesi? Dal 1857 in poi non cominciò una nuova serie di benefìzi verso di loro? Fu sua colpa la via urbana di Galliera in Bologna, che ordinò a carico in gran parte dell'erario pubblico? Fu sua colpa l'aver dato di suo privato peculio scudi duemila per comperare dagli eredi del Cardinale Mezzofanti la classica collezione dei libri che appartennero già a quell'illustre poliglotte, onde la Biblioteca bolognese crescesse in viemaggiore rinomanza? Fu sua colpa l'aver decretato che si conducesse a termine la facciata della Basilica di S. Petronio, assegnando a tal fine una cospicua somma sulla lista civile? Fu sua colpa la veramente paterna sollecitudine che Pio IX dimostrò per Bologna, e l'averla in ultimo liberata dagli orrori della guerra? Il Santo Padre può ben dire ai Bolognesi: Popule meus, quid feci libi, ani in quo contristavi te, responde mihi?

Confrontando però le feste di Bologna del 1857 con quelle del 1860, due grandi differenze vi si parano innanzi, l'una nell'ordine religioso, e l'altra nell'ordine diplomatico. Le feste del 1857 erano benedette e santificate dalla religione. I credenti di tutti i paesi accorrevano a pigliarvi parte. Oltre a grandissimo numero di ecclesiastici e prelati d'ogni grado, convenivano in Bologna Arcivescovi e Vescovi dal Lombardo-Veneto e dagli Stati vicini; l'Episcopato piemontese vi mandava espressamente due suoi rappresentanti nei vescovi di Saluzzo e di Pinerolo; l'esule Monsignor Fransoni, Arcivescovo di Torino, vi si recava fin da Lione; e la presenza di tanti amplissimi Prelati e di ben nove Cardinali recava lustro alle grandi solennità religiose, che vi furono compiute dal S. Padre, o vennero decorate dalla sua presenza.

Invece oggidì la religione tace, si raccoglie e piange. I prelati fuggono, i sacerdoti si ritirano. Coloro che vogliono separare la Chiesa dallo Stato sono ben dolenti di questa separazione!Noi non ne diremo di più. Tutti sentono ciò che manca oggidì alle feste di Bologna, e tutti capiscono perché ci manca.

Nè solo il sacerdozio si astiene dell'intervenire alle feste di Bologna, ma anche la diplomazia. Venne osservalo che nel 1849 non si trovò una Potenza sola, fosse pure ostile al Papa, che riconoscesse il Governo, da cui era stato esautorato. La famosa Miss Meriton White, spedita da Giuseppe Mazzini in Iscozia per radunarvi aiuti morali e materiali in favore d'Italia, diceva a Paisley, l'11 di maggio 1857: «Gli Inglesi credevano ogni popolo avere il diritto di scegliersi qual più gli piacesse governo. Perché dunque l'Inghilterra non riconobbe la Repubblica Romana? L'Inghilterra era paese protestante, né a lei stava a cuore il Papa; avea riconosciuto uu anno prima la Repubblica Francese». Eppure non riconobbe la Repubblica Romana! (Vedi il Paisley HèraId riferito dall'Italia del Popolo, 25 marzo 1857, numero 33).

Altrettanto avviene oggidì. Nessun ministro diplomatico volle andare a Bologna. L'inglese era disposto a recarsi in Toscana, ma in Bologna no, mille volle no. Sicché per evitare spiacevoli risposte, come diceva la Perseveranza, la diplomazia non fu nemmeno avvertita del viaggio.

Ricordiamoci per converso ciò che avvenisse nel 1857 quando andava in Bologna Pio IX. Non solo a que' dì faceano corona al Papa i diplomatici, ma e Principi e Sovrani accorrevano a rendergli omaggio sul suo cammino. A Perugia l'ossequiava l'arciduca Carlo di Toscana; a Loreto l'intendente di Teramo e il generale Carolis, mandativi espressamente dal re delle Due Sicilie. In Ancona trassero come rappresentanti dell'Austria il conte Degenfeld e il barone Lederer; a Pesaro l'arciduca Massimiliano; a Imola il marchese Pallavicini, ministro degli esteri di Parma; a Bologna il duca di Modena, l'angusta sua consorte, l'arciduchessa Beatrice, il visconte d'Alte, inviato del Portogallo, il giovinetto duca di Parma, il re Luigi di Baviera, il granduca di Toscana, la duchessa di Berry, e perfino il commendatore Carlo BonCompagni di Mombello, inviato straordinario del Piemonte.

Oh! sig. BonCompagni! Vi risovvenga quando voi foste in Bologna appiè del Pontefice, e volevate persuaderlo che il conte di Cavour e i suoi compagni erano devoti alla S. Sede! Vi risovvenga quando Pio IX vi pose addosso 11 suo fatidico sguardo, e v'intimò di non procedere innanzi in queste protestazioni, per non obbligarlo a darvi una smentita! Pallido come un cencio, e tremante come verga allora vi ritiraste, e poi in Toscana fuggiste dalla faccia del Papa che vi avea letto nel cuore.

Tra i tanti bei doni onde Iddio arricchì Pio IX, gli diè pure uno spirito di profezia, un sublime discernimento degli spiriti. Egli vedeva fin dal 1857 che quel conte di Cavour che gli mandava ossequi, contemporaneamente meditava a'  suoi danni una rivoluzione. Lo vide, lo disse, e così fu.

Vide il Santo Padre che era facile abbindolare i popoli, vide il 1860, e recatosi al mausoleo di Dante, e richiesto dalla Magistratura di Ravenna, che volesse scrivere l'augusto suo nome sul libro, ove stanno le firme de'  più illustri viaggiatori che visitarono quella tomba, Pio IX, invece del proprio nome, tutta per disteso voile scrivere quella terzina del canto zi del Purgatorio, che dice:

Non é il mondan rumore altro che un fiato Di vento, che or va quindi or va quinci, E muta nome, perché muta Iato.

Presago dei futuri avvenimenti Pio IX nel 1857, dopo di avere in Bologna incoronato di ricchissimo diadema il simulacro della Vergine SS. di S. Luca, prese a parlare, e conchiuse il suo tenero discorso, dicendo: «lo Pontefice pregai e prego la Madre per Bologna». E la Madre ascoltò la preghiera, e la Madre l'esaudirà. E noi cospiriamo e cospireremo col Papa pregando, e la nostra non sarà mai altro che una cospirazione di preghiere alla Madre del Re dei Re. Pregheremo principalmente in questo mese pel Papa e pei suoi nemici, affinché Maria Santissima accordi all'uno il trionfo, agli altri la conversione. Pregheremo perché la Vergine di Lepanto atterri un'altra volta il principio rivoluzionario, che è l'antico islamismo, e, ucciso l'errore, benedica e salvi tutti quanti gli uomini.

IL PADRE FELETTI E IL FANCIULLO HORTAM

Scena rivoluzionaria

(Pubblicato il 15 maggio 1860).

Nell'Armonia fu già data la notizia dell'arresto e dell'assolutoria del Padre Pier Gaetano Feletti,, imputato come inquisitore del Santo Ufficio del ratto del fanciullo Edgardo Mortara, davanti al tribunale civile e criminale di prima istanza in Bologna. Ma non abbiamo ancor detto nulla del suo processo, delle diverse accuse fiscali, del contegno dell'ottimo Padre, degli interrogatorii che sostenne, della sua splendida difesa, e via via, giacché ci mancavano i documenti. L'Opinione e la Perseveranza si tennero paghe di stampare la requisitoria fiscale, e colla loro solita buona fede tacquero del resto. Tocca a noi dunque il parlarne un po' a lungo, giacché questa è una delle principali scene del dramma rivoluzionario. Il segretaro di Napoleone III l'ha messa sul teatro col titolo la Tireuse de Cortes, e l'Imperatore e l'Imperatrice assistettero ed applaudirono alla sua rappresentazione.

Vuolsi ricordare dapprima che il 10 di agosto del 1859 il Bignor Lionettd Cipriani, sedicente governatore generale delle Romagne, insieme coi Pepoli, i Montanari, i Pinelli e simili decretavano: «Nelle Romagne tutti i cittadini senza distinzione di culto, sono eguali dinanzi alla legge». più tardi cioè il 14 di novembre dello stesso anno 1859, l'Eccelso Farini succeduto al Cipriani decretava: «Il tribunale detto della Sacra Inquisizione e Santo Uffizio è abolito nella provincia delle Romagne». Ma da lì a poco la più perfida inquisizione, il più tristo procedimento adoperavasi contro il P. Feletti, e i due decreti erano bruttamente violati a suo danno!

Il 30 di ottobre 1859 Samuel Levi Mortara, zio del fanciullo Edgardo, indirizzava una supplica all'Eccelso Farini, informandolo che suo figlio Momolo «trovavasi a Londra per ottenere l'appoggio di quella Potenza per reclamare la restituzione dell'amato Edgardo». Intanto, indipendentemente dai passi che potesse fare il Momolo, padre, il sig. Samuel zio supplicava l'Eccellenza de! Farini «di far valere la sua potente interposizione per la sospirata restituzione del dilettissimo nipote Edgardo». E Farini scriveva sotto alla supplica: «Ai ministri di grazia e giustizia e dell'interno, perché a termini di legge ricerchino gli autori del rapimento. — Farini».

In seguito a ciò, il 2 di gennaio del 1860, verso le ore ire antimeridiane, Curletti Filippo, ispettore generale di pubblica sicurezza, Bernardo Buscaglioni, ispettore di questura, Carboni Camillo, aggiunto cancelliere, Mazza dottor Girolamo, addetti alla direzione di polizia, colla scorta di un competente numero di guardie di pubblica sicurezza, si trasferirono nel convento dei Domenicani di Bologna, ed arrestarono il P. Feletti, al quale fecero tosto subire un interrogatorio.

Interrogato chi fosse, il padre rispose: «Mi chiamo e sono P. Pier Gaetano Feletti mai inquisito, mai arrestato. Questo mio arresto lo riconosco proveniente da un'autorità incompetente, come sacerdote regolare, e come apertamente incaricato dal Sommo Pontefice all'Inquisizione di Bologna». Interrogato soventi volte sull'affare del fanciullo Mortara, l'ottimo padre diè sempre questa risposta: lo non potrò negare cose di fatto se mi saranno rese ostensibili, ma nulla dirò del resto, perché sono vincolato da un giuramento sacrosanto di non manifestare le cose che appartengono al tribunale della fede cattolica. Per ciò che riguarda le cose da me eseguite come Inquisitore del Santo Ufficio di Bologna sono obbligato a darne conto unicamente alla superiore sacra Congregazione di Roma, il cui prefetto è il Sommo Pontefice Papa Pio IX. A niun altro io sono responsabile delle cose d'ufficio».

Di questo lungo interrogatorio si diè lettura al P. Feletti, il quale, sebbene riconoscesse sue le cose dette, rifiutò di sottoscrivere. Poi soggiungono gli atti processuali, fu fatta diligente e minuta perquisizione nell'alloggio del padre, e nulla trovossi ad influente reato. Si conchiuse trascinando il P. Feletti alle carceri del Torrone; e s'incominciò un illegalissimo e tirannico procedimento contro di lui.

Diciamo illegalissimo e tirannico, imperocché nelle Romagne, il 21 agosto 1859, era stato pubblicato un decreto, che dice all'art. 14: «Nessun ordine d'arresto personale potrà essere spedito dal processante per la sua esecuzione senza il permesso del presidente del tribunale, sentito il fiscale e il difensore d'officio sopra rapporto del processante». Questa guarentigia alla libertà personale è stata formalmente disconosciuta. «Se, come dovea, osservò più tardi chi parlava davanti il tribunale in favore del P. Feletti, se il difensore d'officio fosse stato interpellato dal fisco, egli non avrebbe esitato un momento a dichiarar francamente che l'autorità di questa provvisione era tirannica, perché si faceva riguardar indietro la legge!».

Il P. Feletti stette in prigione dal 2 di gennaio al 16 di aprile 1860; si fecero interrogatorii, inchieste, visite, e s'instruì il processo. Il P. Feletti fu ammirabile nello sue risposte: non negò mai il vero, e restò sempre fedele al prestato giuramento. In un ultimo interrogatorio subito, il 6 maizo, egli disse: «lo mi offro a soffrire quelle pene, che potessero essere inflitte a qualunque altra persona involuta in questa causa, non escluso né anche l'ebreo Momolo Mortara, il quale violò le leggi emanate dalla Chiesa, di non poter tenere al suo servizio alcuna persona cristiana per evitare appunto qualunque inconveniente. Perciò, dissi, io mi offro a soffrire quelle pene che potessero essergli inflitte per questa trasgressione, e mi anima a questa offerta, che io faccio di me stesso, l'indulgenza usata dalla Chiesa in questa causa di non molestare alcuno che vi abbia avuto parte».

Il 21 di marzo il magistrato di Bologna recavasi nella camera aduso di segreta del P. Feletti «ed avvertitolo, dicono le tavole processuali, che il presente processo rimane fin d'ora aperto e pubblicato, e che perciò si richiede per parte sua la nomina di un difensore, il medesimo se ne rifiutò adducendo che la sua difesa la pone soltanto in Dio e nella B. Vergine SS.; siccome quelli che conoscono appieno la sua innocenza». Allora gli Tenne nominato un difensore d'ufficio, e questi fu l'avvocato Francesco Jussi.

Noi abbiamo sotto gli occhi la difesa che egli disse davanti il tribunale, stampata in Bologna, Tipografia all'Ancora. È dotta, eloquentissima e vittoriosa in ogni sua parte. Lode all'illustre Avvocato che adoperò cosi gloriosamente il suo ingegno a difendere l'innocenza è la dottrina della Chiesa, e mise in sì bella mostra la stomachevole tirannia fiscale!

Il fisco accusava il P. Feletti di un delitto che non sapeva definire. Dapprima chiamavalo attentato alla tranquillità pubblica, di poi un ratto, più tardi una sottrazione violenta, in ultimo un abuso di potere. Il difensore del P. Feletti provò cogli atti medesimi del processo: 1° Che il fanciullo Mortara era stato battezzato; 2° Che il battesimo era valido; 3° Che il battesimo era stato lecito trovandosi il bambino Mortara in caso di morte quando fu battezzato; 4° Che il padre del fanciullo Mortara era reo, avendo, contro le leggi del Chiesa e dello Stato, preso a suo servizio una donna cristiana; 5° Che il P. Feletti poteva e doveva procedere secondo queste medesime leggi; 6 che egli fu l'esecutore degli ordini di S. S. Pio IX.

E tra i molti argomenti che addusse per provare quest'ultimo punto, fu curioso quello che tolse dalla nota circolare che il signor Gioachino Pepoli indirizzò ai suoi agenti, nella quale attribuiva a Pio IX la presa del piccolo Mortara. Sicché quel governo che riconosceva nel Principe la cagione del fatto, ne citava poi davanti i tribunali l'innocente esecutore!

Fu eloquentissimo il difensore del P. Feletti, quando, dopo avere messo in sodo che questi avea osservato una legge dello Stato, legge prima esistente poiché era stata abolita dal Farini, disse: «Come dunque si potea procedere contro un magistrato, perché soltanto avea eseguito una legge inerente al suo ufficio, e quando quell'ufficio ancora esisteva?.... Se colali principii dovessero prevalere, noi vedremmo alcuni di quei magistrati che nel passato governo tenevan seggio, come oggi, in questo tribunale, andando con questa regola non potersi tenere più sicuri al loro posto, ma aspettarsi ad ogni momento d'esser un giorno chiamati a render conto delle loro sentenze».

11 processo girato al P. Feletti resterà memorando, come il fatto dell'Anviti. II fisco di Bologna non si vergognò di adoperare contro il povero frate documenti che, sotto la data del diciasette di marzo, volevano infermare fatti avvenuti il diciotto!l! «Cosadicea il difensore del P. Feletti, che non può stare senza un miracolo, perché superiore a tutte le nozioni che fin qui si sono date dai filosofi intorno l'indole e le proprietà del tempo».

11 tribunale, il 16 di aprile pronunziava la sentenza, dichiarando che l'ablazione del fanciullo Mortara fu fatto di Principe. «Che non era quindi e non è luogo a procedere criminalmente contro gli esecutori dell'ablazione suddetta, e perciò contro il prevenuto P. Pier Gaetano Feletti dell'Ordine dei Predicatori, quale in conseguenza ordina che venga liberamente dimesso dal carcere.

Questo processo, che costò tre mesi e mezzo d'angoscie al P. Feletti, portò gran vantaggio, perché fece conoscere molte particolarità del fatto. Risultò che il P. Feletti fece eseguire la legge colla maggiore possibile dolcezza; che il fanciullo Mortara non si sentii per nulla afflitto dal distacco dei parenti; che da Bologna a Roma non pianse mai; che a Fossombrone esternò desiderio di andare a messa; che nelle varie fermate fino a Roma andava domandando che si conducesse in chiesa; ed in ultimo essere una solenne bugia ciò che venne stampato dai giornali, che lungo il viaggio domandasse continuamente de'  suoi genitori e della sua mezzuzà, specie di medaglia ebraica.

Risultò inoltre l'indulgenza e la bontà del Santo Padre che non volle processati i genitori del Mortara, rei d'aver preso a loro servizio una donna cristiana; risultò che Pio IX fe' mettere a disposizione di questi medesimi genitori due posti nella diligenza, perché andassero in Roma a visitare il figlio; risultò che la madre del Mortara avendo tentato in Alatri di trafugarlo, questi diè in altissime grida: risultò in questo avventurato fanciullo una miracolosa tendenza nel credere alla verità della religione cattolica, e insieme un timore di poterla perdere se mai ne fosse stato strappato da'  suoi genitori.

€ Il P. Feletti, dicea il suo avvocato, il P. Feletti che tanto poco ha pensato a se stesso quando s'è trattato della propria difesa per non incorrere nelle censure ecclesiastiche, e per non rompere fede a quei giuramenti, dai quali era astretto quando accettò quell'ufficio, nelle lunghe ore di solitudine, nell'angoscia del carcere, nell'altissima quiete delle cose circostanti, si sentì ispirato a rendere gloria al Fattore dell'universo, manifestando quella grazia ch'egli vedeva infusa in quel bambino di età così tenera, per la sua impassibilità alla vista dei carabinieri e alla separazione dalla famiglia, per la sua tranquillità mirabile, per la sua pazienza, per la sua direi quasi piacevolezza nel viaggio, come lo conferma e ne fa fede il maresciallo Agostini».

Il Padre Feletti, conchiudeva il difensore «nella sua mente vide la grazia che il Signore trasfuse in Edgardo, ed assorto in quest'idea pensò di abbandonarsi a quello che il cielo avrebbe fatto di lui, né cercò alcun'altra difesa umana, contento di offerire a Dio e non agli uomini le sue lacrime». E queste lacrime costeranno care a chi le fece ingiustamente spargere dal 2 di gennaio al 16 di aprile dopo aver simulato clemenza e dolcezza coll'abolire il tribunale del Sant'Offizio.

ARRESTI IN MASSA DI VESCOVI E DI PRETI CHE NON VOLLERO CANTARE

(Pubblicato il 19 maggio 1860).

Nel nostro numero precedente abbiamo parlato di alcuni arresti di Vescovi e preti, rei del grande, dell'enorme, dell'incredibile delitto di non aver voluto cantare. In pari tempo enumeravamo ben ventidue diocesi per cagione della nostra politica, prive del loro pastore. Ed ecco che il numero degli arresti è sul crescere, e al Vicario generale di Bologna, al Cardinale Arcivescovo di Ferrara, al Vescovo di Piacenza vuolsi aggiungere quel di Faenza.

Leggesi di fatto nell'Adriatico, giornale rivoluzionario, sotto la data di Faenza 13 di maggio: «Oggi è stato posto in istato d'arresto il Vescovo, che venne custodito dai carabinieri nell'Episcopio, non consentendo la sua salute che venga altrove trasportato. Gli è stata praticata una perquisizione. Il motivo dell'arresto si è il divieto da lui fatto al Clero della diocesi di prestarsi alla funzione religiosa per la festa dello Statuto. Per l'applicazione pertanto del disposto degli articoli 168 e 169 del Codice penale è stato quel vescovo denunciato dall'autorità politica al fisco, che istruisce il relativo processo».

E non ci fermeremo qui, perché i rei sono molti, e li veggiamo denunziati alle ire dei Cavour e dei Farini dai giornali della rivoluzione. È reo l'Arcivescovo di Firenze denunziato dalla Nazione, perché proibì a'  sacerdoti addetti alla Chiesa metropolitana di prendere parte alla festa dello Statuto, facendo ritirare i paramenti sacerdotali, i candelieri, e perfino il campanello che si adopera pel segnale dell'elevazione.

È reo il Cardinale Arcivescovo di Pisa, il quale ba fatto la stessa proibizione a'  suoi sacerdoti, e siccome parecchi non obbedirono, così li colpì colle censure della Chiesa. Un dispaccio spedito dal prefetto di Pisa a S. E. Ricasoli, e pubblicato dal Monitore Toscano, dice: «11 Cardinale ba sospeso il Gigli celebrante, il Belluomini ed il Vanelli assistenti, e il Biagini cerimoniere universitario. Dicesi che farà togliere il collare a sei chierici intervenuti alla funzione. Domandano la protezione del Governo».

State a vedere che l'eccellenza di Bettino Ricasoli, come collare dell'Ordine della SS. Annunziata, rimetterà il collarino ai chierici, e accorderà la facoltà a'  preti di celebrare la S. Messa!

E' reo il Vescovo di Volterra, il quale ha posto ostacoli atta festa dello Statuto, come scrìve il segretario del Gonfaloniere al Governatore generale della Toscana. Nonostante, dice il signor Segretario, sonosi potuti trovare quattro sacerdoti, ed è stato a forma della legge cantato il Te Deum nella cattedrale».

È reo l'Arcivescovo di Lucca, il quale ba fatto la medesima proibizione dei suoi colleghi, donde il prefetto scrive ài Governatore generale della Toscana: Gran malumore contro l'autorità ecclesiastica.

É reo il Vescovo di Cortona, dove, a detta del prefetto d'Arezz0, «fu cantato il Te Deum da pochi preti senza intervento del Vescovo, né del Capitolo». Dunque in prigione Capitolo e Vescovo.

È reo il Vescovo ed il Vicario generale di Borgo S. Sepolcro, i quali sono mancati alla funzione essendosi assentati dalla città, come li denunzia a Bettin Bey il suddetto Prefetto d'Arezzo. Agli arresti perciò il Vescovo ed il Vicario.

E pare che si voglia proprio procedere col massimo rigore, giacché il Monitore Toscano dopo di avere accusato i ministri di Dio diventati soldati del Papa (bì può dare una peggiore scelleratezza?), conchiude: «Tutti i cittadini sono eguali innanzi alla legge; i Vescovi se si sottraggono ai doveri di cittadino non potranno sottrarsi all'impero della legge».

E l'eguaglianza obbligherà a procedere eziandio contro altri vescovi. Il Movimento del 16 di maggio ci dice: «Anche i Monsignori di Parma, Piacenza, Modena e dell'Emilia vollero mostrare la loro avversione alle nostre istituzioni, rifiutandosi di prendere parte alla cerimonia religiosa solita in tale anniversario». Dunque in prigione tutti.

Ed in prigione anche i Parrochi; giacché, per esempio, a Montelupo il Parroco non volle saperne di Te Deum, e si dovette mandare in cerca di un sacerdote, e a forza di frugare di qua e di là trovossene uno d'Empoli. E a Borgo San Lorenzo il Pievano se ne stette in Gasa, e se non era del cappellano Galli, Te Deum non se ne cantava.

Dicasi lo stesso di tanti altri luoghi, dove sottosopra il Clero mantenne il medesimo contegno, sicché il Monitore Toscano non sa lodarsi che di alcuni sacerdoti di buona volontà. Ora, se tutti questi Vescovi, tutti questi parrochi, tutti questi preti, meno gli alcuni di buona volontà, s'hanno da chiudere in carcere, voi vedete che bel da fare! E dall'altra parte essendosene imprigionati parecchi, perché lasciare il resto in libertà?

A nostro avviso il ministero ha fatto ben male a procedere con questo rigore, ed eccone le ragioni che noi esporremo brevemente con numero d'ordine:

1° La presentazione degli indirizzi avea persuaso qualche semplicetto, che il Clero fosse favorevole alla presente politica. Ma tutti questi arresti riducono a nulla la faccenda degli indirizzi.

2° Se s'imprigionano tutti coloro che non vollero cantare il Te Deum, non avremo pei Te Deum successivi che gli alcuni sacerdoti di buona volontà, e quando si festeggierà tra breve il trionfo di Garibaldi, si rinnoverà lo scandalo.

3° Non ci pare bello lo accusare e condannare un prete reo di non aver voluto cantare. Sulla terra della libertà dovremmo essere liberi di cantare o di piangere, come meglio ci aggrada.

Non crediamo che siano per riuscire vantaggiosi al Governo questi rigori, né pel presente, né per l'avvenire, e su tale proposito ci piglieremo la licenza di raccontare ai Cavour, ai Farini ed ai Ricasoli un po' di storia. Stateci a sentire, buona gente.

Sotto il primo Napoleone nel 1809 correvano presso a poco i tempi d'oggidì. I preti operavano da preti, e il Bonaparte da Bonaparte li faceva mettere io prigione. Molti ne furono chiusi in Fenestrelle, fortezza alle fauci delle Alpi Sopra Pinerolo «che fondata, osserva Carlo Botta, dai Re di Sardegna a difesa d'Italia, era per volontà di Napoleone divenuta carcere degl'Italiani, che anteponevano... » Andate a leggere il resto nella Storia d'Italia, libro xxiii.

Allora si pretendeva un giuramento, ed alcuni giurarono, ma la maggior parte no. Aveva il Vescovo di Tivoli giurato, ma pentitosi e condottosi a fare il pontificale nella chiesa del Carmine il giorno di S. Pietro, con molte lagrime dopo il Vangelo si ritrattò, d'onde i gendarmi se lo pigliarono e condussero carcerato alla Minerva.

«Tutti i non giurati suonando loro d'ogni intorno le armi de'  gendarmi napoleonici chi in Francia, chi a Torino, chi a Piacenza, chi a Fenestrelle, furono condotti» (Botta, Storia d'Italia, lib. xxiv).

E i carcerati ibantgaudentes, e davano la baia ai carceratori, come avvenne del Vescovo di Famagosta, che più lo sprofondavano nell'esilio e nella miseria, e più rideva e si burlava di loro tanto che per istraccbezza il lasciarono andare.

Le cose giunsero al punto che per gli esilii e le carcerazioni gli uffizi] divini dovettero venire interrotti, mancando i sacerdoti. Né questo riuscì a lode del Bonaparte o a vantaggio del suo governo; e se volete sapere che cosa dica la storia dei sacerdoti obbedienti al potente, e di quelli, che ministri di Dio diventarono soldati del Papa, leggete Carlo Botta, che non è certo scrittore clericale.

Affinché tutto ciò non si rinnovi, sarà utile al Governo nostro di lasciare ai preti la libertà di coscienza, e chi vuole cantare canti e s'abbia la croce de'  santi Maurizio e Lazzaro, e gli abbracciamenti del conte di Cavour, e sia detto un sacerdote di buona volontà; ma si lasci in pace chi non ha la buona volontà di cantare.

GLI INSULTI DEL CONTE DI CAVOUR AL PAPATO

(Pubblicato il 30 maggio 1860).

Se le violenze sono proprie degli uomini deboli, e le villanie della gente dappoco, dobbiam dire che i nostri ministri si sentano molto malfermi e snervati di forze, giacché ornai la loro politica è questa: fuori del Parlamento imprigionare, processare, perquisire Cardinali, Vescovi, preti e frati, e dentro il Parlamento insultare tutti gli uomini di Chiesa fino al Papa inclusive.

E sebbene da lunga data sappiamo che l'insulto è l'arma parlamentare del conte di Cavour, tuttavia non ci saremmo aspettati che lo prodigasse così a larga mano contro il Capo medesimo del Cattolicismo, contro il valoroso ed eroico generale Lamoriciére, che osò chiamare capo di squadre d'avventurieri, capo delle oh de papali, contro Monsignor de Mérode, l'illustre ministro delle armi, contro il Belgio e contro l'Irlanda, che tra le cattoliche nazioni si segnalano nell'assistere Pio IX, e perfino contro la Francia, che somministra al Pontefice il capo del suo nuovo esercito (1).

Noi proveremo in quest'articolo che gl'insulti dei conte di Cavour al Santo Padre derivano da che egli teme il Papa, e crede senza volerlo, alla forza sovrumana del Papato, e s'aspetta d'avere la peggio in questa guerra che gli ba rotto, e come i demoni crede, trema e bestemmia.

Il conte di Cavour parlò alla Camera dei Deputati nella tornata del 26 di maggio, e cercò dimostrare che all'imperatore Napoleone III doveasi cedere la Savoia e Nizza in compenso della non mai abbastanza celebrata lettera del 30 dicembre a Pio IX. Nella qual lettera, dice il conte di Cavour, l'Imperatore dichiarava al Pontefice risolutamente, che il suo dominio sulle Romagne era finito (2).

«Sì, o signori, continuava il conte di Cavour, questa lettera segna un'epoca memorabile nella storia d'Italia; con questa lettera l'Imperatore dei Francesi ha acquistato, a mio credere, un titolo alla riconoscenza degl'Italiani non minore di quello che ottenne sconfiggendo gli Austriaci sulle alture di Solferino (sensazione).

«Sì, ripigliava il conte di Cavour, e preghiamo il lettore di avvertir bene queste parole, sì perché con quella lettera egli (Napoleone III) metteva fine al regno dei preti, il quale è forse altrettanto dannoso all'Italia della signoria austriaca».

Dunque Napoleone III colla sua lettera del 30 dicembre non volea solo togliere al Papa le Romagne, ma tutto il regno Pontificio compresa anche Roma. Quest'almeno è l'avviso del conte di Cavour.

Dunque que' pochi preti scervellati ed imbecilli, che aderiscono alla politica del conte di Cavour, si danno della scure sui piedi; sono preti che combattono contro i preti; sono preti che applaudono a chi dichiara dannosissima all'Italia la signoria dei preti!

Dunque Nizza e Savoia sono il prezzo di una lettera, che contristò il Santo Padre, di una lettera che metteva fine al regno dei preti, che distruggeva il dominio pontificale.

Ora qui sono da vedersi due cose: l'uria se Pio IX abbia fatto bene di rispondere come ha risposto a quella lettera; l'altra, se a spiantare dall'Italia e dal mondo il dominio papale, o come dice il conte di Cavour, la mala signoria dei preti, potrà bastare quella tal lettera del Bonaparte.

Quanto al primo punto il conte di Cavour in quella che voleva insultare Pio IX, ne ha tessuto, suo malgrado, la più splendida apologia.

(1) Tutte queste citazioni sono tolte dagli Atti Ufficiali, N° 42.

(2) «Io dico, o signori, che quella lettera costituisce per me un gran compenso i Cavour, loc. cit.

 «Il Sommo Pontefice, dicea il Conte a'  deputati, ha sdegnosamente respinto ogni tentativo di conciliazione, ha dichiarato che non volea scendere a patto alcuno che non avesse per base il ristabilimento del suo dominio nelle provincie delle Romagne».

Ora avendo il conte di Cavour premesso che il principio, in forza del quale voleansi togliere al Papa le Romagne, serviva a mettere fine al regno dei preti, non solo nelle Romagne, ma dapertutto, come si può fare una colpa a Pio IX di avere sdegnosamente respinto ogni tentativo di conciliazione?

Pio IX rispose non possumus, e non solo nella storia della Chiesa, ma anche in quella dell'indipendenza italiana avrà una bella pagina questa risposta. Già Domenico Guerrazzi nemico del Papa e de'  preti, fu costretto a celebrarla nella Camera de'  Deputati, il 25 di maggio:

«Non possumus ha avuto il coraggio di esclamare un uomo, che tolto il suo sacro carattere, ci comparisce come vecchio e imbelle, non possumus ha osato dire Roma dei preti, e dovranno dire possiamo e vogliamo un popolo che intende risorgere, un Parlamento di liberi italiani? (1).

E qui giudicate la mala signoria dei preti, e la buona signoria del conte di Cavour. I primi sostengono il diritto e l'indipendenza, e non indietreggiano checché ne avvenga. II secondo non bada né all'indipendenza, né al diritto, né al lecito, né al giusto, né alla dignità, né alla patria, ma solo all'interesse, all'utile, al tornaconto.

(1) Atti Uff. N® 40, pag. 132, 2«col.

Il Papa soffre qualunque disgrazia piuttosto che vendere i suoi popoli: il conte di Cavour cede la culla della dinastia savoina, cede i baluardi d'Italia, cede la terra degli avi suoi, e può ridere e far ridere la Camera mentre discorre di un fatto di questo genere! Ecco la sua buona signoria!

Ma il conte di Cavour conseguirà dalla sua cessione l'utile che se ne ripromette? È egli poi vero che la famosa lettera del Bonaparte sia stata il colpo di grazia recato al Papato?

Il conte di Cavour contraddicendo a se stesso dopo d'aver protestato che Napoleone III colla sua lettera del 30 dicembre metteva fine al regno dei preti, soggiungeva che il nuovo regno italiano era minacciato a mezzodì dalla signoria dei preti!

Il Papa minaccia il conte di Cavour ed i suoi «né conviene, dice egli, considerare questo stato di cose come scevro da ogni pericolo Confessa che la voce di Pio IX non rimase senz'eco; ed anzi trovò eco maggiore tra i popoli più amanti di libertà ed indipendenza.

Si, o signori, è doloroso il dirlo, ripete il conte di Cavour, è doloroso il pensare, è doloroso il dire, è doloroso il pensare, è doloroso il vedere che il Papa è stato udito nel Belgio, nell'Irlanda e nella Francia. «Questo costituisce per noi argomento di serie riflessioni». »

Che razza di logica è quella del nostro Conte! Egli vuole dare a Napoleone III la Savoia e Nizza, perché ha distrutto la signoria dei preti, e poi dice che queste due provincie s'hanno da cedere al Bonaparte, perché la signoria dei preti minaccia il nuovo regno italiano!

Ha ragione il conte di Cavour di temere il Papato; ma s'inganna a partilo se spera di poterlo vincere cedendo la Savoia e Nizza. Tutti gli aiuti del Bonaparte non varranno a nulla contro il Dio degli eserciti. Questo gli fu prenunziato da uno scredente, da un razionalista, da un filosofo volteriano. Il sig. Ferrari, l'autore della Storia delle rivoluzioni d'Italia, che oggidì è pur egli deputato, il 27 di maggio, parlò così al conte di Cavour ed ai suoi:

«Il Papato che voi credete morto o quasi morto, io, che non sono sospetto di troppo ciecamente venerarlo, lo credo fortissimo; io vedo che quanti lo assalgono coraggiosamente, capitano male; non fu felice la fine di Napoleone I, non furono vittoriosi né i filosofi del secolo xvm, né i settarii della rivoluzione francese

V'ha principio in fondo del Papato: il principio della religione e della morale; l'idea di un tribunato universale e popolare di pubblica moralità

«Da trent'anni avvilito, scosso, insultato, invaso, il Pontefice sopravvive alle proprie catastrofi, e non solo sopravvive, ma è difeso dai Re, adorato dalle moltitudini, rispettato dagli stessi eretici».

Queste confessioni, vennero frammiste dal Ferrari con molte sentenze demagogiche; ma la tristizia delle une cresce l'importanza delle altre. Oh il Papato ha sentito soffiare altri venti ed altre tempeste! Grande è l'arte, la potenza, l'astuzia del Bonaparte; ma anche di lui il Signore ha detto: in interitu vestro ridebo et subsannabo vos.

UN VIAGGIO NELL'ITALIA CENTRALE

(Pubblicato li 22 e 23 giugno 1860).

I.

Questo viaggio, gentil lettore, non l'abbiamo fatto noi, ma l'avvocato Angiolo Brofferio, il quale ce lo racconta nei volumi un e xiv delle sue Memorie che intitolò: I miei tempi. E quantunque il Brofferio non ci dica tutto, perché la gravità degli eventi gli impone discretezza e silenzio, tuttavia sarà bene far tesoro di questo poco in attesa delle compiute rivelazioni che ci promette.

Quando Brofferio viaggiò nell'Italia centrale l'eccelso Farini comandava a Parma ed a Modena, Lionetto Cipriani in Bologna, Bettino Ricasoli in Toscana.

Chi è Farini? Brofferio lo definisce così «Antico rivoluzionario a Rimini aveva Farini tutta la mia simpatia; nuovo moderato in Piemonte io lo guardava come un cattolico fatto ebreo» (vol. xiv, pag. 5).

Farini e Cavour trovaronsi alla villa di Brofferio in Locamo, dopo «il fatale colloquio di Plombières che doveva condurre Napoleone a Villafranca, i Francesi a Nizza e a Ciamberì, e l'Inghilterra, e la Russia, e la Prussiail cielo sa dove! (pag. 7).

Di Farini in Locarno Brofferio non ci dice altro se non che gli consegnava un segreto, cioè qualmente colle corniole si potesse fare una conserva eccellente, e gli lasciava una ricetta tutta di suo pugno in cui le dosi erano specificate con saggia misura. Questa conserva chiamasi ancora oggidì a Locarno conserva Farini.

Ciò premesso veniamo di botto al viaggio di Brofferio nell'Italia centrale. Egli giungeva a Parma dove fu benissimo accolto dai principali membri del governo rivoluzionario, che lo invitarono a pranzo nel palazzo ducale. Erano con lui Mauro Macchi, Filippo De Boni, Antonio Losio e parecchi altri. Il ministro della guerra Frapolli, il ministro dell'interno Armentongbi, il comandante militare Fontana, il dittatore Manfredi fecero gli onori del banchetto.

«Un mastro di cerimonie, racconta Brofferio, ci introdusse nella sala del banchetto e ci mettemmo a tavola. Quella sala era ancora tal quale l'aveva lasciata la fuggitiva Duchessa. Gli stessi mobili, gli stessi arazzi, gli stessi tappeti, gli stessi candelabri; non un vaso, non un pendulo, non un quadro era cangiato di loco.

«Il pranzo fu allestito dal cuoco della Duchessa; ci servivano i camerieri della Duchessa; mangiavasi nei piatti e nell'argenteria della Duchessa; bevevansi i più squisiti vini della Duchessa. Si sarebbe detto che gli spettri dei morti Duchi si collocassero dietro le nostre sedie ed assistessero minacciosi e frementi al nostro popolare convito. Io non mi saziava di osservare il volto e il contegno di quei vecchi servitori di Sua Altezza costretti a servire a tavola noi, razza plebea e democratica, che avevamo cacciati i loro padroni e mangiavamo i pranzi del loro cuoco e bevevamo il migliore bordò della loro cantina».

Dopo di aver diluviato e trincato ad onore e gloria della libertà e dell'Italia, Brofferio recossi ad arringare il popolo digiuno, e gli disse che, per liberarsi dai diplomatici, dovea fare tre cose armarsi, armarsi, armarsi. Brofferio e compagnia s'erano già bene armati.... a tavola!

Da Parma Brofferio recossi a Modena nel palazzo dell'eccelso dittatore Fan ni, e qui è bello conoscere il cerimoniale dell'introduzione. «Il palazzo del Duca di Modena, dice Brofferio, è forse la più sontuosa e più splendida reggia italiana; e prima di arrivare agli appartamenti abitati da Sua Eccellenza dovetti traversare due o tre vasti cortili, passare dinanzi a due o tre corpi di guardia, salire due o tre magnifiche gradinate sino a che di valetto in valetto, di sentinella in sentinella mi comparve dinanzi una persona vestita di nero, che all'udire il mio nome mi condusse per vaste sale, tutte splendenti d'oro, di specchi e di marmi, sino ad un ultimo vestibolo dove la persona nera mi pregò di trattenermi un istante

«Dopo due minuti la porta della Baia si dischiuse e comparve Farini».

Farini voleva che Brofferio andasse ad alloggiare in quella ch'egli chiamava casa sua. E questi avendo rifiutato, conchiusero che la sera sarebbe andato a pranzo, e poi si sarebbe data una festa da ballo.

 All'ora del pranzo, racconta Brofferio, mi trovai a tavola col Dittatore, che mi volle seduto accanto alla Dittatrice, la quale faceva gli onori di Corte. Compagni a mensa erano alcuni deputati piemontesi giunti in quel giorno stesso a Modena, e, fra essi, il mio amico Lorenzo Valerio. Finito il pranzo reale (potete credermi che era un pranzo da Re) Sua Maestà con piglio famigliare avea la bontà di dirmi: Ora andremo a prendere il caffè, ecc. » (vol. nv, pag. 36).

Della festa da ballo Brofferio scrive: Se ne avessi il tempo, vorrei ora descrivervi il ballo sontuosissimo di quella notte, che mi ricordava, per quanto ne ho letto in Victor Hugo, le danze e le feste di Francesco I, al tempo in cui il popolo andava in liquefazione sciamando: le Roi s'amuse».

Al ballo era l'amico Valerio, Malmusi, presidente dell'Assemblea Modenese, Albieini, ministro dell'istruzione pubblica, Pepoli, ministro a Bologna, ecc. I ballerini parlarono molto delle condizioni della patria.

«Stava per ritirarmi dalla festa, racconta Brofferio, allorché Farini, traendomi in disparte, mi invitava per il giorno successivo a far colezione con lui». Brofferio non poté accettare, perché già invitato da Garibaldi. — Sai come fa colezione il generale? — gli disse Farini. —No veramente: rispose Brofferio. E Farini: — Beve vino adacquato e mangia pane e fichi. — Non per questo Brofferio volle anteporre la colezione di Farini a quella di Garibaldi.

Dopo un pranzo, una festa da ballo e una colezione da Spartano, Brofferio recossi a Bologna, soggetta alla dittatura di Cipriani «sbucato da Livorno, dove qualche anno addietro accarezzava colla mitraglia i suoi concittadini» (pag. 57). Brofferio lo dipinge «un uomo sui sessantanni, di non amabile aspetto, di fiero portamento con modi da soldato, con parole da padrone» (pag. 63).

In un dialogo che Brofferio ebbe con Cipriani, questi gli diceva «che la Francia si trovò quasi sola a sostenere la guerra, e che fu una manna del cielo per noi tutti la sospensione delle armi a Villafranca, senza la quale tutto si sarebbe volto a precipizio» (pag. 64).

E Brofferio per provare a Cipriani che le Romagne non erano abbandonate dal Piemonte dicevagli: «Scusi: io so che TRE MILIONI IN CONTANTE e diciottomila focili passarono, non è molto, da Torino a Bologna». A cui Cipriani rispondeva: «È vero: ma ai bisogni che abbiamo queste sono inezie» (pag. 65, vol. xiv).

Il dialogo continuò, e Cipriani disse delle Romagne: «Il popolo non vuole coscrizione, non vuole imposte, e non vuole guerra». E Brofferio: «Allora il popolo si tenga il Papa, i Cardinali, e tutto il Sacro Romano Collegio. Questo è il solo mezzo di non pagare tasse, di non fare il soldato, e di non esporsi ai rischi delle battaglie» (pag. 66).

A Bologna i pranzi non mancarono, «Uscendo dal colonnello Cipriani, dice Brofferio, incontrai il marchese Pepoli che mi aspettava per invitarmi con Rusconi a pranzo alla sua villa dopo le cinque».

Un altro pranzo ebbe Brofferio in casa del conte Tanari, dove capitò dopo il pranzo «un faccendiere parigino incaricato di una missione più o meno segreta dalla Corte napoleonica». E qui ci pare utile ristampare quattro intere pagine del vol. XIV de'  Miei Tempi di Brofferio e sono le pagine 76, 77, 78 e 79.

Dice adunque Angiolo Brofferio che l'incaricato dalla Coi te napoleonica essendo giunto in casa Tanari in Bologna poiché la conversazione si aggirava sulle vicende del giorno non tardò ad esprimere le sue opinioni, le quali, in sua qualità di bonapartista puro sangue, armonizzavano colle mie come il suono di un flauto col picciare di una mestola sopra una caldaia.

«La maggioranza era napoleonica, ma era anche cavouriana: il faccendiere invece scoccava di tratto in tratto qualche acuta punta a Cavour: e finché stava in questi confini io non aveva nulla da osservare, e mi contentava di rispondere che per me tanto era l'amore che portava a Bonaparte venuto in Italia, quanto a Cavour che ve lo aveva condotto.

«Bonaparte condotto da Cavour in Italia gridò il faccendiere? Oh, questa sì che è bella!.... Sappiano, signori miei, che Cavour al Congresso di Parigi pensava tanto a far l'avvocato dell'Italia come a cantar vespro col patriarca di Costantinopoli. Fu l'Imperatore che gli rivelò primiero i suoi progetti a favore dell'Italia, e lo eccitò a presentare il famoso Memorandum che era tutta opera di Napoleone. Sappiano, che il conte Cavour fu talmente pigliato all'improvviso dall'Imperatore, che sulla condizione delle Legazioni, principale argomento del Memorandum, mancando egli di ogni nozione dovette scrivere prontamente ad un amico in Torino pregandolo ad istruirlo dello stato delle cose dell'Emilia, di cui non si era mai occupato. Sopra questo soggetto, se vogliono saperne qualche cosa di più, interroghino il signor Minghetti, il quale dice abbastanza volontieri la parte che ebbe in tutto questo, e non ha il difetto di tenere celati i proprii meriti.

«I circostanti si mostrarono sorpresi di questa notizia, non io che l'aveva udita altre volte; quindi non mi accinsi a contraddirla; ma quando poi il diplomatico si diffuse in immense lodi sul procedere di Napoleone in Italia, e dichiarò santissime le sue intenzioni, io non potei trattenermi dal citargli tre o quattro fatti che smentirono le asserzioni sue.

«Alla qual cosa rispose a questo modo il faccendiere:

«— È vero che questi fatti, consideranti nel loro complesso, potrebbero condurre ad una contraria conclusione: ma con Napoleone non bisogna giudicare dalle carte che mette in tavola, bisogna indovinare quelle che tiene sotto la tavola. Ella crede che una parola proferita da Napoleone abbia la solita significazione che ha in bocca di tutti gli altri uomini; signor no, questa parola, per trovarne il vero senso, bisogna scandagliarla in modo assolutamente diverso; e il più delle volte s'indovina intendendo il contrario di quello che dice.

«— Ella dovrà almeno concedere, io soggiunsi, che questi scandagli e queste strologherie non onorino molto le persone che credono averne bisogno per essere comprese e credute, lo fo miglior giudizio dell'Imperatore: questi modi che ella dice non sarebbero conformi all'antica lealtà francese.

 — Buon Dio, ripigliò il faccendiere, qui non si parla di lealtà, ma di politica.

«Tutti risero del frizzo inverecondo.

«lo non volli ridere e replicai:

«— So che la lealtà, agli occhi di molti, è una vecchia droga e che la moderna ragione degli stati molto volentieri ne fa senza. Pure io mi ostino a credere che si possa essere valente statista ed onoralo cittadino.

«— Non è impossibile, ma è assai difficile.

«— Perdoni, la politica ha per me due faccie. Vi è la politica degli uomini probi e la politica degli uomini reprobi, lo lascio l'ultima a quelli che la preferiscono; per me, nato in Piemonte, dove regna un principe onest'uomo, dichiaro altamente che ho fede nella politica onesta.

«Dopo queste parole, che fecero un senso profondo, mi alzai e presi commiato».

E qui per oggi anche noi prenderemo commiato dai nostri lettori, riservandoci a discorrere domani di Brofferio e di Bettino Ricasoli in Toscana.

II.

Nel nostro numero precedente abbiamo visto Angelo Brofferio a Parma, a Modena, a Bologna, ed oggi lo vedremo in Toscana. Mentre egli viaggiava per Firenze chiese notizie del barone Bettino Ricasoli, e seppe che questi aveva espulso Pietro Sterbini, Giuseppe La Masa, Filippo De Boni, Reggio, officiale veneto, e Dall'Ongaro. Seppe che aveva incarcerato Maria Montecchi, Rosolino Pilo, Giuseppe Libertini, Pietro Marelli, e molti Svizzeri ed Ungheresi. Seppe che avea ordinato perquisizioni domiciliari contro il fiorentino Valentini e contro Gustavo Bonagrazia.

«Molte altre carcerazioni, proscrizioni e perquisizioni, dice Brofferio, furono fatte in seguito a Firenze, a Pisa, a Lucca, a Livorno di liberali cittadini sottoposti a leggi di eccezione, giudicati da Commissioni militari o da tribunali statari} (vol. XIV, pag. 97). E se così trallavansi i liberali dai nostro Bettino, pensi il lettore che cosa si sarà fatto a danno de'  conservatori, de'  chierici, degli amici e fedeli servitori del Granduca!

Ma chi è questo sig. Ricasoli che comandava e comanda tuttavia a bacchetta in Toscana? Brofferio risponde che il barone Bettino negli anni andati non fu mai in sospetto di amare troppo l'Italia». Risponde che il barone Bettino e come Cipriani si distingueva a Livorno puntando le artiglierie contro il popolo». Risponde che strumento prima della reazione, giurò poi guerra al Granduca, perché questi parve dimenticarlo.

In attesa del giorno della vendetta lo stizzito Ricasoli «si ritirò in viHa, dove ai occupò mollo proficuamente della coltivazione del frumento e della propagazione delle puledre. Felicissima Firenze, s'egli non avesse mai abbandonato questo genere di occupazioni! Ma nel 1859, dice Brofferio, Bettino «lasciò il governo del bestiame per quello degli uomini»; e parve che a questi applicasse il metodo adoperato con quello!

11 suo governo è così descritto da Angiolo Brofferio: «Nessuna libertà di persona, di domicilio, di stampa; ogni associazione vietata, violato sistematica mente il segreto delle lettere; uomini senza fede e senza carattere onorati; reietta la libertà religiosa; la guardia nazionale ordinata a servizio di polizia, non a difesa nazionale; il pubblico erario dilapidato per saziare l'ingordigia di nuovi favoriti; lusso di birri e di spie all'infinito; pauroso silenzio dappertutto; espulsioni, arresti, perquisizioni, mene quotidiane; insomma dal barone Rica soli "al duca di Atene la distanza non era molta» (pag. 104).

il barone Ricasoli ha fatto un processo ali 'Armonia per una Breve storia, dice la citazione e contenente dei fatti, ì quali, se sussistessero, potrebbero costituire reato, ed in ogni modo sarebbero profondamente lesivi dell'onore e della riputazione di detto signor barone». E perché invece non si difende da queste imputazioni di Brofferio, che lo accusa d'avere violato sistematicamente il segreto delle lettere, e di avere dilapidato il pubblico erario? Un adagio latino dice: Sec oculos in carta, nec manus in area. Eppure Brofferio accusa Ricasoli d'aver messo et manus in arca, et oculos in carta. E Ricasoli non se ne risente!

Basta, se i tribunali decideranno che il barone Bettino sia proprio il Capo dello stato, allora )'Armonia, tra i testimoni a difesa, citerà anche l'avvocato Brofferio, il qnale deporrà quaeque ipse miserrima vidi! Per ora continuiamo la storia..

Angiolo Brofferio trovavaei in Firenze quando recavasi in Torino dalla Deputazione toscana il voto d'annessione a e il signor Giorgini sveniva due o tra volte in piazza Castello per la grande consolazione che aveva di liberare l'Italia». In quel giorno medesimo, scrive Brofferio «il telegrafo portava a Firenze la risposta del Re, che il corriere aveva già portata quattro o cinque giorni prima (pag. 115, vol. xiv).

Allora il governo toscano mostrava ai Fiorentini lucciole per lanterne, e dava ai Toscani orpello per oro. «Il caso volle, è Brofferio che parla, il caso volle che vedessi dinanzi a Palazzo Vecchio l'avvocato Salvagnoli. — E non bai vergogna, io dissi, ad ingannare così questa brava gente? — E come vuoi fare, egli mi rispose: bisogna tirare innanzi come si può; e del resto colla verità non si governa». Bella massima, degna proprio di chi l'ha profferita!

«Il popolo, che vede sempre corto, tanto a Firenze quanto a Torino, pigliò tutto come oro di zecca, e illuminò, e festeggiò, e gridò viva, tutta la notte Così Brofferio a pag. lift del suo xiv volume, ma questo popolo che vede sempre corto è pure il popolo sovrano, il cui giudizio si mette sopra dei Re, e sopra del Papa medesimo! E qual conto si può fare delle votazioni di un popolo che vede sempre corto ed è retto da chi non sa governare colla verità?

Però abbandoniamo questo sdrucciolo terreno, e seguitiamo il nostro viaggiatore che da Firenze s'incammina per Siena, dove trova feste, acclamazioni, applausi, e dà perfino il nome ad un caffè, come già Farini avea dalo il nome ad una conserva di corniole. Ma povero il caffettiere di Siena proprietario del caffè Brofferio! «Egli ebbe a sopportare molte molestie dal signor Ricasoli per aver profanato il suo caffè col mio nome sopra la porta». Pensate s'egli l'avesse invece chiamato caffè Leopoldo, ovvero caffè Ferdinando!

Della qual cosa, indegnato Brofferio, esclama: Quando si riflette ben bene sopra il privilegio che hanno certi uomini di commettere impunemente ingiustissimi alti e di far ingoiare al popolo con petto di bronzo tante scempiaggini non solo, ma tante prepotenze, vi è di che perdersi di coraggio e smettere ogni speranza nel progresso dell'umana specie» (pag. 122).

E segue moralizzando sul popolo felicissimo di sapere che v'è uno che vuol aver la bontà di governare invece sua». E sul dittatore che fa il generoso «e colle arche piene d'oro risponde: — Lasciatemi la gloria di morir povero». E conchiude: «Oh che ignobili commedie si rappresentano! E la platee non fischia 7»

Giunto a Livorno il signor Brofferio era travagliato da crudele emicrania, e n'avea ben donde. Molti cittadini l'invitarono a rimanere almeno un giorno colà, ma egli non volle tenere l'invito, e dopo due ore dellberò ad ogni costo di partire. E partì dolente d'aver seminato su sterile terreno, perché dice egli che se i suoi consigli fossero stati seguiti «forse a quest'ora si sarebbe potuto compiere l'annessione senza comprarla col sacrifizio di Nizza e Savoia, sacrifizio che suonerà sempre come un rimprovero, e resterà come un rimorso» (pag. 428),

Non è mente nostra di farci qui ad esaminare i consigli e le idee politiche dell'avv. Brofferio, sì solamente di raccoglierne le rivelazioni. E da ciò che siamo venuti esponendo in questi due articoli risulta:

1° Che i democratici mangiavano a due palmenti in Parma a spese della Duchessa e del popolo;

2° Che Farini rigenerava l'Italia con pranzi da re, e con suntuose feste da ballo;

3° Che il ministero piemontese quando Cipriani governava in Bologna gli mandò tre milioni in contanti, i quali non apparvero ancora in nessuno de'  nostri bilanci;

4° Che lo stesso ministero quando non aveva nulla da vedere nette Romagne, ci mandava diciottomila fucili;

5° Che sotto il barone Bettino Ricasoli in Toscana era violato sistematica mente il segreto delle lettere;

6° Che sotto il sullodato barone veniva il pubblico erario dilapidato per saziare l'ingordigia di nuovi favoriti;

7° Che tra gli avvenimenti politici del nuovo Guicciardini, toscano, M signor Salvagnoli, vi è questo: Colla verità non si governa;

8° Che il popolo toscano fu tratto in errore con ignobili commedie;

9° Che l'Eccelso Farini colle arche piene d'oro esclamava: lasciatemi la gloria di morir povero.

E bastino queste nove conclusioni, le quali non sono nostre, ma tratte a verbo da Angiolo Brofferio, a cui ne lasciamo perciò tutta quanta la risponsabilità.

LA POLIZIA DEGLI ECCELLENTISSIMI SIGNORI FARINI E RICASOLI

(Breve commento su Dante)

(Pubblicato il 28 giugno 1860)

Dante, nell'intraprendere il suo divino viaggio, si vide attraversato il cammino da tre bestie, che sono diventate famose: una lonza, un leone ed una lupa.

La lonza leggiera e presta molto di pel maculato era coperta; e i commentatori di Dante credono che questo animale simboleggiasse il piacere, che fuorvia l'uomo dal retto cammino, e lo inganna tramutando ben presto in afflizione dell'animo la voluttà che promette.

Il leone si fe' innanzi a Dante «con la test'alta e con rabbiosa fame», e dicono gl'interpreti che questo simboleggiava la superbia, la quale procede ardimentosa, ed avida di comando e di gloria, distruggendo tutto ciò che può darle ombra, e facendosi sgabello a salire d'ogni diritto divino ed umano.

La lupa finalmente di tutte brame «sembrava carca nella sua magrezza. — E molte genti fe' già viver grame». Un Dizionario politico aduso della gioventù italiana, pubblicato in Torino dal Pomba nel 1849, intende per questa lupa la polizia politica, e gli eccellentissimi signori Ricasoli e Farini vanno provando come sia giustissima questa spiegazione.

Noi percorreremo brevemente le diverse qualità della lupa di Dante, mostrando come quadrino a capello alla polizia fariniana e ricasolina, di cui abbiamo ogni giorno frequentissimi esempi.

E dapprima la lupa di Dante era una bestia senza pace, ed egualmente senza pace è la polizia di Ricasoli e di Farini: non può godere un momento di tranquillità, e non lascia goderne agli altri.

Dappertutto la lupa vede una congiura e un cospiratore contro il nuovo Regno italico; trema da capo a piè, cerca, fruga, scandaglia semai le venga ritrovata alcuna cosa che interessar possa le viste, fiscali.

Nessuno vorrà negare la verità, di ciò che scrisse Gioberti nel primo volume del Rinnovamento, pag. 90: Oggi la forza e la frode sono considerate come il fiore del governo, e la polizia degli sgherri come il nervo della politica.

Fatto sta che ornai i galantuomini sono senza pace, e noi conosciamo moltissime famiglie nella capitale che rovistarono in tutti gli angoli delle loro case per distruggere quante carte vi potessero rinvenire. E ciò non mica perché vi avessero scritti da interessare il fisco, ma perché non volevano che in caso di una perquisizione passassero sotto gli occhi della polizia certe loro carte di famiglia, né clic fossero tenuti a disagio per parecchi giorni coll'assistere alla lettura diligentissima di tutte le loro scritture.

E ci scrivono dalla Toscana che i conservatori fecero altrettanto, temendo ad ogni suonare di campanello di vedersi a'  panni gli sgherri del barone Ricasoli, i quali pigliano occasione di sospetto anche da un gruzzolo di danaro che trovano nella cassa d'un così detto libero cittadino. Come se per mostrarsi buon italiano e amico del governo si richiedesse per condizione sine qua non d'essere spiantato!

La lupa di Dante assaliva i galantuomini, e li respingeva là dove il sol tace. Né altrimenti fa la polizia dei Ricasoli e dei Farini. Quest'ultimo dice il Canocchiale di Bologna (N° 2 del 21 giugno) «circa all'epoca dell'annessione sprigionò da Castel Franco qualche centinaio di malfattori matricolati, che colà degevano da qualche tempo senza aver subito condanna». Ma co' preti e co' frati non s'usano eguali riguardi, e sono ornai a centinaia i sacerdoti che, senza aver subito condanna, gemono in carcere nel nuovo Regno italico 1

La lupa di Dante facea tremar le vene e i polsi al povero poeta, e fa tremare egualmente la polizia fariniana e ricasolina, perché ornai nessuno ne può scampare. Le donne e i senatori del Regno ne furono vittima insieme co' Vescovi e coi preti, e non bastò a salvarli né la loro condizione, né la bella fama onde godevano.

Noi siamo oggidì sotto un terrore che se non va agli eccessi del terrorismo francese, non è già per difetto di buon volere, si per la debolezza nostre, e per la paura dell'Europa civile.

E ne appelliamo a chiunque in Piemonte o in Toscana pigli in mano la penna per iscrivere due linee. Per dire anche le cose più innocenti non è egli costretto dalla prudenza a valersi di circonlocuzioni e a tacere il proprio nomee l'altrui?

Dante scriveva della lupa cb'avea incontrata: «Non lascia altrui passar per la sua via — Ma tanto lo impedisce che l'uccide». E questo è il ritratto pretto e maniato della polizia del nuovo Regno italico.

Venne assoldato un esercito di spie, che non solo manifestano il male, ma talora lo provocano per dinunziarlo di poi. E gli stessi giornali italianissimi non hanno vergogna di farsi delatori, e per lo più calunniatori del Clero, stimando con ciò di rendersi benemeriti della patria.

Siamo ritornali agli schifosi tempi di Tiberio, quando delatores, genusho minum publico exitio repertum, et poenis quidem nunquam satis còercitum, per proemia aliciebantur» (Tacito, Annal., lib. iv, cap. 30, edizione del Val lauri, pag. 116).

La lupa di Farini e di Ricasoli come quella di Dante non si contenta d'unsi vittima sola, ma mai non empie la bramosa voglia «E dopo il pasto ha più fame di pria». Di fatto le perquisizioni e gli incarceramenti continuano con moto uniformemente accelerato, e se ieri ne deplorammo due, oggi ne abbiamo dieci da compiangere.

La terribile lupa ci venne addosso a poco a poco a somiglianza di quella dell'Alighieri, ma prima ch'abbia finito il suo pasto sa Iddio quale strage vorrà fare, e quali dolorose memorie lasciare registrate nella storia italiana I.

Finalmente la lupa di Dante collegavasi con molti altri animali «c E moltf son gli animali a cui si ammoglia egualmente la lupa dei Ricasoli e der Farini; la rivoluzione, l'empietà, l'eresia, la prepotenza e andate dicendo.

Ma fino a quando imperverserà questa lupa? Quella di Dante dovea imperversare in fin che il veltro «Verrà che la farà morir di doglia» Questo veltro dell'umile Italia fia salute, perché caccierà la lupa per ogni villa,

Finché l'avrà rimessa nell'inferno

Là onde invidia prima dipartilla.

Però Dante non si curava più della lupa, poiché incontrò Virgilio, e racco mandossi a lui, acciocché lo guidasse: «Sì che io vegga la porta di S. Pietro».

E noi tiriamo innanzi pel nostro cammino senza lasciarci impaurire dalla lupa dei Ricasoli e dei Farini. Obbediamo bensì non per timore della spada, ma per debito di coscienza, seguendo sempre in tUtto ciò che si attiene alla religione il Pastor della Chiesa che ci guida, il Clavigero del Cielo, il Romano Pontefice.

Riveriamo l'alma Roma e il suo impero che «Fur stabiliti per lo loco santo — U' siede il successor del maggior Piero».

Che se oggidì sgraziatamente ci troviamo in un «Buio d'inferno e di notte privata — D'ogni pianeta sotto pover cielo», la speranza non ci abbandoni, che Dio è con noi se noi siamo con Roma Pontificale.

I nostri avversarii godono l'oggi, e noi aspetteremo con pazienza il domani Ci conforti la storia, ci conforti la divina promessa. Iddio non abbandona mai il suo Vicario, ma tardi o tosto fa sorgere dalle pietre i suoi difensori:

E quando il dente Longobardo morse

La santa Chiesa, sotto alle ali sue

Carlo Magno, vincendo, la soccorse.

LE SOSTANZE DEL POPOLO IN MANO 

DEI CONSERVATORI E DEI RIVOLUZIONARI

(Pubblicato il 29 giugno 1860).

Il deputato Minghetti, nella tornala del 27 di giugno, ricordò che nella Camera non si trovava un solo conservatore, come che questo partito esistesse numeroso e potente in Italia, e che invece l'Assemblea elettiva era composta tutta quanta di rivoluzionari, i quali, chi più, chi meno, dal conte di Cavour» deputato Ferrari, il Proudhon italiano, mostravansi tutti quanti dichiarati patroni della rivoluzione.

Per conoscere che tra i deputati presenti non vi hanno conservatori, basta questo fatto solo, che tra più di trecento oratori neppur uno si inscrisse per perorare contro il nuovo prestito di cencinquanta milioni, ma tutti manifestarono il loro intendimento di dare al ministero quanti milioni desiderasse, fosse pure, come diceva il deputato Sineo, un milione di milioni.

Molte sono le differenze che corrono tra la parte conservatrice e la rivoluzionaria: una però della principali ai è questa, che la prima va a rilento nello spendere i danari del popolo, si fa scrupolo di coscienza lo sciuparne un solo centesimo, e sa che del proprio volo dovrà rendere conto non solo agli elettori, ma e Dio medesimo; laddove la rivoluzione gode il presente e l'avvenir trascura»; pende senza ritegno, sparnazza le pubbliche rendite, spoglia la generazione presente, aggrava quella che verrà, e non dice mai: Troppo, non risponde mai: Basta.

Come commentario alla discussione che ha luogo di questi giorni nella nostra Camera dei deputati sul nuovo prestito di cencinquanta milioni, diremo in quest'articolo prima due parole sulle tradizioni lasciate dalla rivoluzione francese riguardo all'amministrazione delle finanze; e poi faremo un breve confronto tra la discussione che ebbe luogo nel 1858 sul prestito di 40 milioni, quando molti conservatori sedevano nella nostra Camera, e quella che avviene presentemente che i deputati sono tutti rivoluzionari.

La rivoluzione francese si segnalò per requisizioni, confische, imposte, imprestiti prima spontanei, poi forzati, spogliazioni, assignati, e via via. Essa fece requisizioni di biancheria, di grano, di scarpe. Saint-Juste obbligava chi avesse due paia di scarpe a darne un paio (1). Vennero tolti non solo alle chiese i vasi sacri per convertirli in danaro, ma perfino i cucchiai d'argento de'  privati, pena la morte chi ne conservasse un solo. Furono spezzati finalmente lo scettro e la corona dei re di Francia, e recali alla zecca (2).

Il  31 di luglio del 1793 vennero confiscali in massa tutti i beni della Vandea; il 3 di gennaio 1794 si confiscarono egualmente tutti gli ori e gli argenti trovati in luoghi secreti e nascosti; e per ultimo il 26 di luglio dello stesso anno si confiscarono tutti i beni delle accademie e delle società letterarie.

Il 18 di marzo 1793 la rivoluzione decreta un'imposta graduata e progressiva il 7 termidoro un'imposta personale su tuttj i Francesi, e il quarto di più per le donne maggiori di trent'anni e non maritate; poi un'imposta su tutti i camini, meno quello della cucina; un'imposta sui servi, un'altra sui cavalli e sui muli, un'imposta sulle carrozze, e così di seguito (3).

Ciò che sopravanza dalle imposte viene assorbito dai prestiti forzati. Il 20 di maggio 1793, prestito forzato d'un bilione sui cittadini ricchi. Il 19 frimaire anno iv, prestito di 600,000,000 in valori metallici a carico dei cittadini agiati. Questo prestito dapprima volontario, il 29 nevoso viene dichiarato forzato. Poi la rivoluzione prende tutti i beni del Clero, la cui rendita allora oltrepassava i 150 milioni; prende tutti i beni della nobiltà; prende tutti i beni della Corona; prende le foreste dello Stato; prende tutti i beni degli emigrati anche plebei; prende tutti i beni delle sue vittime, rivoluzionarie o no, e crea per 33,430,481,623 lire di assignati (4).

(1) Moniteur 19 giugno 1792, 16 febbraio 1793.

(2) Moniteur 8 ottobre 1794.

(3) Moniteur 7 thermid. an. hi.

(4) Moniteur 30 pluvióse an. iv.

E tutto questo è divorato in sette anni, e così ben divorato, che Napoleone, reduce dall'Egitto, non può ritrovare nelle casse dello stato 150 franchi per ispedire un corriere in Italia (1); e infine il 30 di settembre del 1797 la repubblica fa una bancarotta di ben 50,000,000,000 (2)!

Le rivoluzioni venute dopo quella dell'89 ne sposarono i medesimi principii, e produssero le 3tesse conseguenze. Le finanze piemontesi, un dì ai floride, caddero in pochi anni tanto in basso da essere forse le più deplorabili di tutta Europa.

Quando nel 1858 la nostra Camera dei deputati era popolata di conservatori, essi chiesero severissimo conto ai Ministri del modo con cui amministravano il pubblico danaro. 1 memorandi discorsi delti in quella circostanza dai deputati di Camburzano, del Carretto, Ghiglini, di Revel, Vallauri, Roberti, Costa della Torre, Lachenal, della Margarita vennero raccolti in un volume, e formano il più bell'elogio della parte conservatrice.

«A conforto delle nostre popolazioni, diceva il conte di Camburzano, risuona ogni anno nel nostro Parlamento la promessa delle ristaurate ed ammigliorate finanze, ed ogni anno propongonsi nuovi imprestiti tosto o tardi precursori di nuovi tributi (3)». E continuava: «Bando dunque una volta a questi continui imprestiti, che sono la rovina del Piemonte né più 8i sacrifichino alle facili condiscendenze verso i Ministri, od alle paurose esitazioni gli interessi suprem della Nazione!»

Il marchese del Carretto colla logica delle cifre mostrava il pessimo stato del nostro erario, e, caldo d'amor di patria, pigliava a cuore la causa del popolo, ed esclamava tra gli applausi: «Signori Ministri, signori Deputati, salvate il paese».

Il cavaliere Ghiglini, dopo di avere con eloquenza e nobiltà di linguaggio, e sodezza di ragionamento additato il rovinoso pendìo, in cui eravamo, supplicava il governo di por mano a ristaurare davvero le nostre finanze, contentando Un desiderio che da più anni gli manifesta invano l'intera Nazione (4)».

(1) Mèmoires de Bourrienne, tom. VI.

(2) Granier de Cassagnae, Histoire du Directoire, tom. i, parte 2». Si calcolò che le rivoluzioni di luglio e di febbraio costarono alla Francia più di 30,000,000,000! Leggi sir Francis d'ivernoi, delle perdite cagionate dalla rivoluzione.

(3) Tornata del 14 maggio 1858.

(4) Tornata del 15 maggio 1858.

Ottavio di Revel con lucida mente e piena conoscenza delle entrate e delle spese, impugnava l'amministrazione finanziaria del Ministero, e dichiarava spaventosa la nostra condizione. E i fatti dicono se vedesse giusto!

11 cavaliere Tommaso Vallauri mosso da amor patrio esortava i Ministri e i Deputati così: «Pensiamo una volta a provvedere seriamente ai gravi, agii ur genti nostri bisogni, e prima di farla da tutori ai fratelli, adoperiamoci efficace mente per dare un migliore assetto agli affari di casa nostra». E l'esimio prò fossore ricordava molto a proposito la gravissima sentenza del principe degli storici romani: Aerarium, si ambinone exhauseris, per iniqua supplendum est.

Il conte Vittorio Roberti osservava che dalle cose di pubblica amministrazione «dipende il pane quotidiano del popolo giornalmente scemato e reso insufficiente»; e negava il suo voto al prestito perché persuaso «che continueranno ad essere trasandati gli interessi supremi del paese, come lo furono finora».

Il conte Costa della Torre maestrevolmente discorrendo il modo con cui prima e dopo del 1848 amministraronsi le nostre finanze, e accennando come pochi imprestiti fruttassero un nove milioni e mezzo per diritto di commissione, avvertiva: «Intendo bene che coloro i quali profittarono di questi nove milioni e mezzo possano essere favorevoli al sistema dei prestiti, ma un deputato obbligato a vegliare sul danaro del popolo gli dee essere contrario (1)».

Il cavaliere Eugenio Lachenal enumerava i nostri deficit annui, ed avvertiva che un buon cittadino non polca a meno d'essere sorpreso da viva inquietudine al vedere con quale cieca imprevidenza si continuava, senza fermarsi mai, nella rovinosa carriera dei disavanzi».

Finalmente l'intrepido e valoroso conte Solaro della Margarita con vera indipendenza esclamava: «Il Paese dobbiam salvare, non il Ministero», e negava il suo voto al prestito di quaranta milioni insieme con tutta la destra, di cui era l'illustre campione (2).

Oggidì ricerchiamo inutilmente nella Camera dei Deputati tutti questi ragguardevolissimi personaggi, ma con essi manca pure quella savia e feconda opposizione che tanto giovava alla sostanza pubblica, che costringeva i Ministri a rendere conto severo dei fatti loro.

Tra gli onorevoli che compongono ora il Parlamento non ve n'è un solo che abbia una giusta cognizione del passato delle nostre finanze, e che legga ben addentro nei conti presenti. Voi udite poesie, aspirazioni, frasi senza costrutto; non un calcolo severo, non un meritato rimprovero, ma panegirici, blandizie, condiscendenze.

Oh posero popolo! imparerai a tue spese che voglia dire mettersi in mano dei rivoluzionari, lasciare in disparte i deputati cattolici, e confidare i tuoi più preziosi interessi a chi passò la sua vita nel cantar inni e scrivere romanzi.

Già si udì nella Camera la fatale proposta di abbruciare il libro del debito pubblico, ossia di far bancarotta. E dopo ancora qualche imprestilo come il presente sarà questo l'ultimo risultato dell'economia politica dei Vegezzi, dei Mamiani e dei Cavour. «Continuando nella via che abbiamo seguito da due anni noi andremo difilati al fallimento» diceva fin dal 1850 il Presidente del Mini Stero, e ora siamo nel 1860, e in questi dieci anni abbiamo sempre continuato per la medesima strada!

(1) Tornata del 17 maggio 1858.

(2) Tornata del 31 di maggio 1858.

ABBRUCIAMENTO DEL GRAN LIBRO DEL DEBITO PUBBLICO

(Pubblicato il 4' luglio 1860).

Diciamo prima ai nostri lettori che cosa sia il Gran Libro del Debito Pubblico. Si chiamò con questo nome in Francia il registro formato in esecuzione della legge del 24 di agosto 1793, sul quale fu iscritto il titolo d'ogni rendita dovuta dal tesoro pubblico, titolo detto comunemente Inscrizione di rendita. Questa legge ebbe per jscopo di liquidare tutti i debiti contratti dalla Francia prima della rivoluzione, dalla Corona, dagli antichi Stati provinciali, dagli antichi Capitoli, dalle case religiose, e dagli altri stabilimenti soppressi; e dopo la rivoluzione dalla nazione, dagli spartimenti, dai distretti, dai Comuni. L'articolo 6 della legge 24 agosto 1793 dichiarò che in avvenire il gran libro del debito pubblico sarebbe il titolo unico e fondamentale di tutti i creditori dello Stato,

Il gran libro fu opera della Convenzione. Quattro anni dopo le successe il Direttorio, il quale colla legge del 30 settembre 1797 abbruciò il famoso libro riducendo i creditori dello Stato al terzo consolidalo, riconoscendo cioè creditore di cinque chi era per lo innanzi creditore di quindici. Ciò che abbassò i fondi pubblici della Francia a L. 5, ossia con uno scudo si comperava una cedola del valore nominale di 100 lire!

Che cosa volete? La rivoluzione divorava da sette anni. Essa avea emesso tanti assegnati pel valore di cinquanta bilioni, laddove si calcola che oggidì il numerario in circolazione in tutta l'Europa non arrivi a quattro bilioni. Di che l'immensa sproporzione tra la carta e il numerario, e un paio di scarpe si pagava L. 500, un abito costava da 7,000 a 8,000 lire, e mezzo kjlogramm di butirro avea il prezzo di L. 200.

Noi siamo incamminati per la medesima strada. I nostri debiti sono immensamente superiori alle nostre rendite, e crescono a dismisura. Ne volete un saggio? Eccovelo qui colle cifre medesime citate dal deputato Gregorio Sella nella tornata del 27 di giugno. Al 1° di gennaio del 1859 noi dovevamo pagare annualmente per interessi del debito pubblico L. 33,500,000. Al 1° di gennaio 1860 questi interessi aumentavano a 53,290,000 lire. Al 1° di gennaio del 1861 saranno di lire 73,290,000.

Il deputato Mauro Macchi fu il primo a parlare sul nuovo prestito di 150 milioni; e ammise in principio che continuando di questo passo noi arriveremo «all'inevitabil bivio di immolare o i creditori della nazione, o i proprietari delle terre». Ma il deputato Macchi non se ne spaventò. Udite le sue parole, che le riamo dagli Atti ufficiali della Camera, N° 107, pag. 416, tornata del 27 giugno:

«Quando anche a furia di imprestiti e di imposte lo Stato fosse veramente condotto alla ineluttabile necessità o di assorbire gran parte delle proprietà private, o di gettare alle fiamme il libro del debito pubblico, purché con ciò ci fosse concesso il bene supremo di viver liberi, poco a noi premerebbe. Che anzi oserei dire che in questo medesimo squilibrio sempre crescente delle private e pubbliche fortune è riposto per avventura il rimedio di molti mali, che fanno si dolorosa la nostra generazione; oserei dire che in esso può trovarsi la inevitabile soluzione di quegli ardui problemi d'economia politica e sociale, che formano lo sgomento degli egoisti e la preoccupazione dei filantropi dell'età nostra, e che certo saranno risolti a beneficio delle future generazioni».

Su queste parole del deputato Macchi sono da farsi parecchie importantissime riflessioni. Dapprima domandiamo noi, che deputati sono costoro che pur volendo accordare al Governo la facoltà di contrarre un prestito di 150 milioni vengono fuori a parlare dell'assorbimento delle proprietà private e dell'abruciamento del gran libro del debito pubblico? Ciò mira a rovinare il credito dello Stato nel tempo istesso che si riconosce d'averne maggior bisogno. Voi minacciate di ridurre in cenere le obbligazioni dei Governo, e licenziate il Governo a contrarre nuove obbligazioni 1 Ma questa è una contraddizione solennissima. Non mai s'erano intese nella nostra Camera parole di tal latta, e certo esse non serviranno a rialzare la fiducia che si ripone nella nostra amministrazione.

Di poi il deputato Macchi osservava che quando agli Italiani fosse dato di vivere liberi, poco premerebbe l'abbruciamento del gran libro del debito pubblico, o l'assorbimento delle private fortune. Questo ci ricorda un'argutissima pasquinata che si fe' a Roma quando la rivoluzione francese, cacciato il Papa, v'inaugurò quella che i Romani giustamente chiamavano repubblica di stracci. Le satire in Roma si fanno a dialogo tra le due statue di Pasquino e Marforio.

Un bel mattino fu trovala la statua di Pasquino con una cenciosa camicia indosso, che rideva da cento bocche. E Marforio, visto il suo collega con quella ragnatela, l'interrogava: Pasquino, che cosa fai? — E Pasquino rispondeva: Non vedi, Marforio, mi hanno messo in libertà. E' pare che il deputato Macchi e molti da'  suoi colleghi vogliano dare agli Italiani la libertà di Pasquino, mettendoci tutti in camicia, el allora saremo perfettamente liberi.

I liberali di tutti i tempi ebbero una certa inclinazione per ridurre l'unum genere in camicia, e sono famosi nella storia delle eresie e delle rivoluzioni i camiciardi neri e i camiciardi bianchi, come pure tutti sanno che gli uomini dell'ottantanove attribuivano alle brache un'idea di servitù, e presero perciò il nome di sansculottes, espressione che si consacrò ne| calendario della repubblica pell'istituzione delle sansculottes.

Poco premerebbe adunque l'abbruciamento del gran libro del debito pubblico, o l'assorbimento delle proprietà private, anzi gioverebbe per accrescere il nu mero degli italianissimi» e questa è appunto la tesi sostenuta da Mauro Macchi, deputato del primo collegio di Cremona.

E giova notare eh' egli è lombardo, e rappresenta un partito che sgraziata? mente esiste in Lombardia, e si mostra potentissimo. E il partilo che vede mal divise le proprietà, il partilo che non vorrebbe il mondo come Dio l'ha fatto coi ricchi e coi poveri, coi padroni e coi servi, coi fabbricanti e cogli operai; il partito che provoca i frequentissimi scioperi che ci annunziano i giornali lombardi.

Secondo il deputato Macchi vi sono dei problemi che rendono dolorosa la no stra generazione, problemi di economia politica e sociale, la cui soluzione è inevitabile. Per preparare questa soluzione l'onorevole deputato troverebbe un buon acconcio nell'assorbimento delle proprietà private, e nell'abbruciameoto del libro del debito pubblico, ossia in un po'di comunismo.

Capite a qual punto noi siamo già arrivuti?E aspettale che l'Italia sia

fatta, aspettate che non si abbia più nulla da temere al di fuori, che la parte clericale sia spiantata nell'interno, e vedrete che le idee del deputato Macchi hanno molti e molli patroni.

Il deputato Gregorio Sella trovò soltanto che il tempo non era ancora giunto di abbruciare il gran libro del debito pubblico. «E pur troppo, disse egli, quantunque anch'io possa avere volontà di gettare alle fiamme quel gran libro che si chiama il libro del debito pubblico, tuttavia, pur troppo, bisogna rassegnarsi a conservarlo ancora per qualche tempo, e forse lungo tempo» (Atti uffic N° 107, pag. 417, col. 3»).

Dunque non è questione di giustizia, di diritto, di onore; è questione di tempo, questione di opportunità, questione di utilità. E ciò vien detto nella discussione di un nuovo prestito di cencinquanta milioni!

CAVOUR IN CAMPIDOGLIO!

(Pubblicato il 3 luglio 1860).

Nella tornata dei 26 di giugno il deputato Guerrazzi invitò il governo piemontese presieduto dal conte di Cavour «a salire al Campidoglio glorioso delle opere proprie, ed anche delle opere altrui». E gli dava perciò i cencinquanta milioni domandati, gridando avanti, avanti: Noi aspetta Roma». E incoraggiava il conte di Cavour a correre sull'eterna città, dicendogli: «Vi dà fastidio Roma? Io vi affermo in verità, che Roma anch'essa è larva, e forse più delle altre larve che l'errore creò e la prepotenza mantiene» (Atti Uff., N° 108, pag. 419, 420).

E il deputato Minghetti, che conosce il conte di Cavour ed il suo debole, per dargli una spinta più potente a correre su Roma gli ricordò i beni ecclesiastici sono nello Stato Romano, e la relazione ufficiale nota che a qnesto punto un grido eloquentissimo: Ahi bene!l — Non dice però chi proferisse questa esclamazione, se il conte di Cavour, o il ministro, delle finanze o qualche altro deputato, o tutta la Camera in corpo!

Notiamo qui un raffronto storico. Carlo Emanuele IV, re di Sardegna, costretto nel 1797 dalle minaccio e dalla prepotenza del Bonaparte a stringere alleanza offensiva o difensiva con la repubblica francese, non vi consentì finché non a'  inscrisse nel trattato un articolo, in cui la repubblica «per dare al Re di Sardegna una prova di sua considerazione, dichiarava che non sarebbe portato danno all'integrità degli Stati della S. Sede, cui il Papa non aveva rinunziato nel trattato di Tolentino». Quantunque Carlo Emanuele corresse gravissimo rischio di perdere lo Stato proprio, se non accettava l'alleanza propostagli dal Bonaparte, tuttavia amava meglio esporsi a qualunque pericolo, anzi che non tutelare gli interessi del Papa.

Oggidì quanto mutarono i tempi e gli uomini! I ministri del Re di Sardegna non contenti delle Romagne pensano a impossessarsi di Roma, e Domenico Guerrazzi vede non l'aquila di Savoia che non c'è più, mail genio italico volare sul Campidoglio per insediarvi il conte di Cavour a proclamarvi le sue imposto e i suoi imprestiti!

Roma è la città a cu unirà principalmente la rivoluzione, eci fece ridere l'autore dell'opuscolo 11 Papa e il Congresso, quando proponeva di riservare la sola Roma pel Papa! È Roma che vogliono gli italianissimi, questa che cercano togliere al Pontefice che l'ha ricreata, che l'ha conservata, che ha proibito al tempo di distruggerla, come ha distrutto tante altre città antichissime. Vogliono Roma perché là batte il cuore del Cattolicismo, perché là e la cittadella che custodisce non solo la fede, ma il principio d'ogni autorità. Vogliono Roma per distruggere il Pontefice Re, e creare se stessi Re e Pontefici!

La nostra rivoluzione è figlia della francese dell'ottantanove, e come la madre tenta conquistare il Campidoglio. Berthier vi saliva il 27 piovoso, anno vi, ed esclamava: «Ombre di Catone, di Pompeo, di Bruto, di Cicerone, d'Ortensia, ricevete l'omaggio dei Francesi liberi nel Campidoglio, dove avete tante volte difeso i diritti del popolo ed illustrato la repubblica romana. Questi figli dei Galli coll'olivo della pace in mano vengono in questo luogo augusto per ristabilirvi gli altari della libertà elevati dal primo dei Bruti» (Moniteur, tom. mix, pag. 165).

Ecco il discorso che dirà il conte di Cavour appena giunto sul Campidoglio, conchiudendolo poi col suo solito ritornello: Bisogna pagare e pagar molto! Anche a Mazzini riuscì di salire a tanta altezza, e ci racconta il Farini che per le elezioni in Campidoglio a pubbliche spese si rifocillavano i diligenti. Dal Campidoglio i mazziniani pubblicavano la costituzione della repubblica; ma ben presto succedeva la ristaurazione del governo papale.

Il deputato Guerrazzi mentre spronava il conte di Cavour a impadronirsi di Roma e salire sul Campidoglio dicea opportunamente: «Noi pensiamo che dietro il Campidoglio ci è la rupe Tarpea; pensateci anche voi». E se i ministri e i deputati ci penseranno davvero, conosceranno ben presto che quanti vollero salire sul Campidoglio camminando sulle rovine del Papa, trovaronsi invece sulla rocca Tarpea, e di là furono precipitati dalla mano di Dio.

Crescenzio Numanziano, conquistato Castel Sant'Angelo, stimava di essere signore del Campidoglio, e con inaudite crudeltà tentava operare la instaurazione di Roma risuscitando una larva di libertà gentilesca. Ma ben presto trovossi sulla rocca Tarpea, e giù negli abissi!

Arnaldo da Brescia voleva di Pietro crollar l'immobil pietra, e ricondurre i Romani alla grandezza dell'antica repubblica. Ma Roma, dice lo stesso Sismondi, sotto il governo di un Senato repubblicano trovossi in preda a tanti disordini che volontaria si sottomise al Senato nominato dal Pontefice. E Arnaldo da Brescia giù dalla rocca Tarpea, giti negli abissi!

Stefano Porcari voleva liberare Roma dal Papa, e gli parve di essere quel cavaliere, a cui Roma «con gli occhi molli di pianto chiedeva mercé da tatti i sette colli». E preparò maccbinamenti per impadronirsene a forza, fé' arruolare masnadieri e banditi, e insinuatosi di nascosto concertò di occupare il Campidoglio, prendere il Papa, i Prelati, e Castel Sant'Angelo. Ma il Porcari trovossi invece sulla rocca Tarpea, e giù negli abissi!

Così avvenne a tutti coloro che tentarono di salire sul Campidoglio e romper guerra, al Papa. Saliteci, signor conte di Cavour, saliteci per un momento, e contemplate da quell'altezza il tristissimo fine di tolti i nemici della Santa Sede. E se abbisognate di una guida perciò ve la somministra un romano, Carlo Ripandelli, che mandò testé alle stampe alcuni Pensieri sul Pontefice e sui suoi persecutori (1).

Ma non per questo il conte di Cavour e i suoi si arresteranno. Fatu trahtìnt: la rivoluzione italiana vuol muovere contro Roma. Ornai tutti i Principi della Penisola furono disfatti. La grande statua dell'indipendenza è presso ad essere compiuta. È una statua grande, di un'altezza sublime ed uno sguardo terribile.

Però dal Campidoglio, su cui sperano gli italianissimi di elevare la statua, un sassolino misterioso sta per partirsi, lapis de monte sine manibus, e percuoterà l'idolo famoso nelle sue piante che sono di ferro e di creta, e verrà ridotto quasi in facillam aestioae areae quae rapta est vento.

Della statua superba non resterà vestigio, e il sassolino diventerà un gran monte che riempirà tutto il mondo. Questa profezia di Daniele è la storia della Chiesa e del Pontificato Romano. Affrettatevi, o rivoluzionarii, a salire sul Campidoglio, ma coi vostri nuovi attentati nuovamente dimostrerete che Dio ha dato al suo Pontefice un regno che non verrà dissipato in eterno: tutti i regni che gli fan guerra saranno stritolati e consumati, et ipsum stabit in aeternum.

LA CIARLATANOCRAZIA DELLE ANNESSIONI

(Pubblicato il 14 luglio 1860).

Tommaso Carlisle l'uomo, secondo il Mazzini, dai nobili e generosi affetti che reggono la sua vita e brillano in tutti i suoi scritti nella sua Storia della rivoluzione francese, vol. 1, lib. IV, cap. IV, fa menzione di molti deplorabili stadii di ciarlatanocrazia, pei quali ha da passare la democrazia prima di riuscire a creare il nuovo mondo sociale, politico e religioso.

La democrazia, come tutti sanno, vuol dire governo del popolo, e la ciarlatanocrazia, come è facile capire, significa governo de'  ciarlatani. E noi intendiamo provare brevemente in questo articolo, che l'annessione di Savoia e di Nizza alla Francia, badate bene di Savoia e di Nizza alla Francia, e i grandi vantaggi che se ne promettevano al popolo, furono tutti effetto di ciarlatanocrazia; laonde l'Avenir, badate bene, l'Avenire qualche giornale savoino meritano d'essere laureati in questa scienza.

Veggiamo di fatto che cosa si dicesse ai Nizzardi ed ai Francesi prima dell'annessione. Si diceva ch'erano sotto un governo tirannico, carichi d'imposte, sopraffatti dai debiti; e si prometteva loro un Eldorado un paradiso terrestre, quando avessero abbandonato il governo antico. Ma così le accuse contro il governo antico, come le promesse sotto il governo nuovo erano effetto d'una solenne ciarlatanocrazia.

Rileviamo dal Courrier des Alpes dell'11 di luglio, che v'hanno in Savoia parecchi malheureux d'étre heureux, come esso dice, i quali cioè cominciano a vedere e a toccare con mano che i ciarlatani sono sempre ciarlatani, e che i Savoini annessi alla Francia continuano a vivere come vivevano, e peggio.

(1) Il Pontefice e i suoi persecutori. Pensieri di Carlo Ripardelli. — Roma, tipografia Aureli, 1860.

E costoro non debbono essere in sì scarso numero, perché il Courrier spende un articolo affine di persuaderli che aspettino, che non vadano a chercher midi à quatorze heures, e che si consolino pensando alla stella, perché la stella dei Francesi è la stella della Francia «Note étoile des Francata est l'etoile de la France».

Che se la Savoia incomincia sentirsi vittima della ciarlatanocrazia delle annessioni, vi sappiam dir noi che Nizza non ride. La Gazzetta di quella città annunzia che tutti i generi di consumazione e di prima necessità aumentarono di prezzo; laddove gli oggetti di lusso e d'industria, per la concorrenza dei mercanti francesi, diminuirono assai di valore.

Quindi due mali, minore guadagno, e maggiore spesa per vivere. Ei Nizzardi non sentono ancora le nuove imposte; non godono ancora le delizie del debito pubblico francese; la loro annessione alla Francia non ha portato ancora tutti i suoi frutti. Se ne accorgeranno più tardi; ogni giorno che passerà, dovranno ricordarsi del fatale oui che hanno deposto nell'urna.

Intanto Nizza che unita al Piemonte era la terza città dello Stato nostro, ora è divenuta l'ultima dell'Impero francese, ha perduto la Corte d'Appello ed ogni sua importanza, e non tarderà a perdere quel concorso di forastieri che erano la sua principale ricchezza.

Imparino almeno oggidì Nizza e Savoia (imperocché noi non parliamo che di Savoia e di Nizza), imparino a conoscere i ciarlatani politici che loro promettevano tanti benefizi andati sì presto in fumo.

Imparino a disprezzare i raggiratori, i commettimale politici, i soffioni che, sotto il pretesto di migliorarne la condizione, li indussero ad abbandonare la loro antica patria, e il proprio Re.

Le imposte del passato governo, e le delizie del nuovo erano pura e pretta ciarlatanocrazia, giacché verranno ora a pagare mollo più di quello che pagassero precedentemente.

Ciarlatanocrazia era la libertà che loro si annunziava sotto l'Impero francese; e ornai i Savoini e Nizzardi si saranno accorti che agli arbitrii ministeriali succedettero le imperiali volontà, ed agli inquisitori del Po, le spie della Senna.

Ciarlatanocrazia i ladri che dipingevansi con sì tetri colori sotto il governo nostro per invogliare que' popoli del governo altrui; mentre sono ladri in Nizza francese, come trovavansi tagliaborse in Nizza italiana.

Ciarlatanocrazia i debiti del Piemonte, quasi che la Francia non ne avesse. Ornai ogni governo ha i suoi, e li ha tanto maggiori quel governo che precedette gli altri nel lubrico cammino della economia politica e del progresso moderno.

Ciarlatanocrazia le imposte subalpine che, sebbene gravi ed enormi, sono però molto lontane dal raggiungere quelle dell'Impero francese, giacché la libertà nostra non data che dal 1848, mentre la libertà francese incomincia dai grandi principii del 1789.

Ciarlatanocrazia la felicità, la prosperità, i guadagni, gli onori, e tutto il resto che venne promesso per favorire l'annessione. I guadagni dovevano farli coloro che cooperarono a strappare dal popolo questo voto. Oh! essi guadagnarono davvero, «si trovano molto meglio di prima. Ma il popolo è sempre lo stesso, se pure non ha peggioralo di molto.

Quando si propone a qualche città e a qualche Stato di mutar governo e di passare ad altri, se si badasse alle conseguenze, se si pesassero con giusta bilancia i danni ed i vantaggi che sono per derivarne, si guarderebbero con orrore le rivoluzioni e i cangiamenti.

La storia del fìgliuol prodigo non è soltanto quella di molli individui, ma anche di molte città e di molli paesi. Non v'ha luogo dove si stia meglio che nella propria famiglia; ma sgraziatamente quando i popoli lo capiscono, non possono più dire: surgam, et ibo al patrem meum.

Almeno non possono dirlo le popolazioni di Nizza e della Savoia, perché passarono legalmente alla «Francia col consenso del proprio Re e coll'unanimità del proprio voto. Esse sono tenute in coscienza ad obbedire all'Imperatole, perché loro legittimo Sovrano, e se non hanno caro il nuovo governo, ne rendano grazie alla ciarlatanocrazia che l'ha promosso e favorito.

INSURREZIONE DI SICILIA

I.

Il Giornale del Regno delle due Sicilie del 13 aprile 1860 contiene quanto segue: Pubblichiamo qui appresso ciò che nella sua data interna contiene il Giornale Officiale di Sicilia dei 10, tranne l'ordinanza e le due proclamazioni da noi pubblicate:

«Palermo, 10 aprile.

«Gli atti, che qui appresso inseriamo, emanati dal generale comandante le armi nella provincia e real piazza di Palermo, accennano gli avvenimenti che qui hanno avuto luogo in questi ultimi giorni, e che avean cominciamento con un molo sedizioso nel mattino del 4 corrente mese. L'autorità, cui è confidata la tutela dell'ordine, avea già fatto conoscere precedentemente al generale comandante le armi i propositi di una fazione, i cui incitamenti non ebbero verun eco nella città: e tutte le disposizioni erano state già adottate anticipatamente, sì che quando l'insurrezione cercò levare il capo, fu soffocala nel locale stesso, dove tentò le prime sue prove.

«Il convento dei Minori. Osservanti della Gancia fu il punto di convegno di una mano di nomini, i quali, sorpresi pria che uscissero in piazza, opposero quella resistenza che poteron maggiore, dappoiché, accortisi della presenza degli agenti dell'ordine pubblico, cominciarono ad aprire un vivo fuoco contro la gendarmeria, le guardie di polizia ed i compagni d'armi, che fin dalle prime ore del mattino circondavano quell'edificio. Un battaglione delle reali milizie arrivato prontamente sul luogo, atterrate le porte del convento, entrava a viva forza colla baionetta ed al grido di viva il Re! onde reprimere quel sedizioso tentativo, e disperdeva con uno slancio ammirevole di valore, od arrestava quanti stavano rinchiusi nell'edificio, dove furon rinvenute armi e munizioni da fuoco.

«Nella stessa mattina del 4 il generale comandante le armi della provincia e real piazza di Palermo, concentrando nelle sue mani tutti i poteri, emanava la seguente ordinanza:

(È quella che dichiara lo stato di assedio, di cui sopra abbiamo fatto cenno, e dopo la quale si leggono le seguenti parole):

«La città rimasta silenziosa a sì sconsigliata provocazione, vide nelle energiche misure adottate la più salda guarentigia, dell'ordine, e se la presenza di gente raccogliticcia, la quale nella stessa mattina del 4 si mostrò in varii punti del contado, poté destare negli onesti e pacifici abitanti delle apprensioni, queste dileguaronsi a fronte della più decisa altitudine delle reali milizie che respinsero ripetutamente quelle bande, le quali tentavano di penetrare nella città.

«Quest'attitudine tranquilla non potea non meritar gli elogi del generale comandante le armi, e pubblichiamo qui appresso le due proclamazioni emanate nei giorni 5 e 7.

(Seguono le due suddette proclamazioni, dopo le quali il Giornale Officiale di Sicilia continua come appresso):

«Queste rincoranti parole non rimasero inascoltate, perché la città cominciò a rassicurarsi, e varii negozi furono aperti nella maggior via, e tutti indistintamente nelle vie secondarie. Però è a notare che giammai si pati penuria di generi annonari; che la libera circolazione non fu in verun giorno arrestata, e che le stesse misure rigorose a tutela dell'ordine non furon severamente attuate.

 Stamane il generale comandante le armi emanava il proclama, che pubblichiamo qui appresso, ed esso annunzia che la causa dell'ordine ha trionfato, chele reali milizie hanno investito ieri gli avanzi delle bande in armi vaganti pel contado; che tutte le ruote della macchina governativa riprendono il loro normale movimento, giammai interrotto del resto, e che la fiducia rinata nei pacifici abitanti è la conseguenza della certezza di sapersi sicuri e tutelati da un potere energico e previdente.

«Il Generale Comandante le armi della provincia e real piazza di Palermo.

«Fà palese che un certo numero di predoni, di quelli che fiutano il sacco e la rapina in tutte le perturbazioni civili, corsero ad infestare it contado nella speranza d'irrompere in città, appena seppero il moto sedizioso del mattino del 4 dello stante. Questa gente, che tiene ancora in ansietà la città, e sulla quale gli agitatori fondano ancora le loro speranze di sovversione, ieri è stata vigorosamente attaccata dalle reali milizie del villaggio di S. Lorenzo, ed in breve ora rotta e dispersa.

«A tornare alla completa quiete, a rianimare ogni pubblico servizio, ed a riattivare il traffico ed il commercio, ingiunge a tutti i capi delle amministrazioni civili e giudiziarie a riprendere il corso degli affari, inculcando agl'impiegati di recarsi al loro posto. I capi delle amministrazioni faranno quotidianamente giungere alla sede di questo comando delle armi gli stati d'intervento degli uffiziali delle rispettive officine. Invita tutti i negozianti ed i fabbricanti ad aprire i loro magazzini ed i loro opifici, ed a ripigliare i negozi ed il lavoro, facendoli certi che l'autorità tutelerà i loro interessi. Comunque permanessero le restrizioni, che sono una conseguenza dello stato d'assedio, pure ogni agevolezza sarà data al commercio pel trasporto delle merci e delle derrate fra l'interno e l'estero della città. Abitanti di Palermo! Stringetevi intorno alla idea dell'ordine, e smettendo ogni sinistra preoccupazione, tornate con fiducia alle vostre abitudini ed alle vostre occupazioni, all'ombra di un potere provvido e forte.

«Palermo, 10 aprile 1860.

«Il Generale Comandante

le armi nella Provincia e real Piazza.

Giovanni Salzano».

«Il valore delle reali milizie e l'alta preveggenza con cui furono ordinati e diretti i loro movimenti, sono superiori ad ogni lode; ed ora, mercé i poderosi rinforzi venati dal continente, forti colonne mobili muovono per ogni verso affine di rassicurare colla loro presenza le pacifiche popolazioni.

Non altro aggiungiamo a questo estratto, se non che tutte le ulteriori notizie fino a questa mattina, che ci vengono dalla Sicilia, o trasmesse dal telegrafo, o portate dai piroscafi, consuonano con le precedenti, confermando che in tutta l'Isola domina l'ordine e la massima tranquillità. In questo punto giunge un altro piroscafo con notizie sempre più liete sopra la città di Palermo e suoi dintorni, annunziando che ogni cosa vi procede ottimamente, e che gli affari seguono da per tutto il loro pacifico andamento.

II.

Dal Giornale Ufficiale del Regno delle due Sicilie, N° 110 del 18 di maggio 1860, leviamo le seguenti notizie: «Mentre il real governo co' più generosi e perseveranti sforzi e con la minima effusione di sangue era riuscito a sedar la rivolta in Sicilia, un alto di flagrante pirateria veniva consumato il dì 11 di questo mese, mercé lo sbarco di gente armata alla marina di Marsala, siccome annunziammo col supplemento al N° 106 di questo giornale, secondo i primi dispacci pervenutici telegraficamente.

«Posteriori rapporti han chiarito esser la banda disbarcata di circa ottocento e comandata da Garibaldi. Appena que' filibustieri ebbero preso terra, evitarono con ogni cura lo scontro delle reali truppe, dirigendosi, per quanto ci vien riferito, a Castelvetrano, minacciando i pacifici cittadini e non risparmiando rapine, incendi e devastazioni di ogni sorta pe' comuni da loro attraversati.

«Ingrossatisi ne' primi quattro giorni della loro scorreria con gente da loro, armata e profusamente pagala, si spinsero a Calatafimi.

«Risaputo ciò in Alcamo, il brigadiere Landi, la sera stessa di quel giorno, quantunque alla testa di forze molto minori, mosse ad affrontare quelle masnade, che nello scontro vivo ed ostinato soffrirono gravi perdite tra morti e feriti. Esse furono battute al grido di Viva il Re, scacciate ed inseguite fino alle montagne, nelle quali ricovraronsi; ed il prelodato Brigadiere stabilì in Calatafimi il suo quartier generale.

«Com'egli ebbe poi avuto notizia che la gente da lui fugata, non ignara che la città di Alcamo, appena uscitene le reali truppe, avea alzato il vessillo della rivolta, e che lo stesso avean fatto i facinorosi abitanti di Partenico, mosse a quella volta, e manomise con immenso valore e slancio irresistìbile le masnade che occupavano que' comuni. In Partenico segnatamente la gente di Garibaldi, attaccata alla baionetta con impeto straordinario da una parte dell'8° Cacciatori ed una parte de'  Carabinieri a piedi, ebbe perdite gravissime. Quivi un uffiziale superiore, che un prigioniero asserisce essere o il colonnello Bixio o il figlio dello stesso Garibaldi; mentre teneva la bandiera nelle mani ed incuorava la sua gente fu trafitto con un colpo di baionetta da un giovane soldato dell'8® Cacciatori, il quale venne all'istante promosso a 2° sergente. Quella bandiera ed il cavallo dell'ucciso rimasero in potere de'  vincitori.

«Dopo due giorni di gloriosi combattimenti la colonna del brigadiere Landi rientrava a Palermo, ognuno de'  suoi componenti con la coscienza di aver valorosamente adempito a'  proprii doveri».

Lo stesso giornale pubblica due decreti di Fraucesco II relativi alla Sicilia. Il primo decreto è del seguente tenore:

«Considerando che dopo il disbarco de'  faziosi in Sicilia l'ordine pubblico trovasi colà gravemente compromesso, nella intenzione di far cessare il più presto possibile lo stato attuale delle cose, tanto dannoso alla pubblica sicurezza ed agl'interessi de'  nostri amatissimi sudditi al di là del Faro;

«E volendo or noi nella sollecitudine dell'animo nostro convenevolmente ripristinare l'ordine con provvidi ed energici temperamenti governativi, ed accorrere con tutti i mezzi adatti alla natura degli avvenimenti che colà si succedono;

«Sulla proposizione del nostro consigliere ministro segretario di Stato presidente del Consiglio dei ministri, abbiamo risoluto di decretare e decretiamo quanto segue:

«Art. 1. Nominiamo il tenente generale D. Ferdinando Lanza nostro commissario straordinario in Sicilia con tutti i poteri dell'alterego, onde recarsi in quella parte de'  nostri reali dominii, e nei punti dove crederà meglio per ristabilire la calma, ricondurre l'ordine, animare i buoni e tutelare le persone e le proprietà.

«Art 2. Egli eserciterà le funzioni inerenti a tale incarico fino a che, ripristinato l'ordine, invieremo colà il Real Principe che abbiamo già prescelto per nostro luogotenente generale ne' nostri dominii oltre il Faro.

«Art. 3. Accorderà in nostro real nome ampio e general perdono a tutti i nostri sudditi che, or traviati, faranno la loro sommessione alla legittima autorità.

«Art. 4. Il nostro consigliere ministro segretario di Stato presidente del Consiglio de'  ministri, e tutti i nostri ministri segretari di Stato sono incaricati, ciascuno per la parte che lo riguarda, della esecuzione del presente decreto.

«Napoli, 15 maggio 1860.

«Firmato: FRANCESCO».

Il secondo decreto che porta egualmente la data del 15 di maggio, dice: «D. Pietro Ventimiglia, nostro procurator generale presso la Gran Corte dei Conti in Palermo, è destinalo provvisoriamente alle funzioni di ministro segretario di stato presso il nostro luogotenente generale ne' nostri reali dominii oltre il Faro, e sarà incaricato di assistere nella spedizione di tutti gli affari il tenente generale D. Ferdinando Lanza nostro commissario straordinario in Sicilia».

SOCCORSI ALLA RIVOLUZIONE SICILIANA

La partenza di Garibaldi con altri volontari del nostro Stato per sostenere la rivoluzione siciliana, o piuttosto per riaccenderla, è una pagina importante della storta contemporanea, epperò noi dobbiamo raccogliere i fatti e i documenti che vi si riferiscono.

Nella Camera dei Deputati il sig. Bertani, deputato lombardo, interpellò il conte di Cavour eccitandolo a mandare soccorsi alla Sicilia. Il signor conte, secondo il solito, se ne usci pel rotto della maglia.

Il 6 di maggio questo signor Bertani scriveva ai Pungolo di Milano la seguente lettera, che troviamo stampata nel Pungolo dell'8 corrente.

«Genova, 6 maggio. Il generale Garibaldi mi lasciava ieri la lettera, di cui le unisco copia, che credo necessario di pubblicare.

«Nell'assumermi l'incarico avuto, giacché, malato, qual sono, non potei questa volta seguire, come avrei pur desiderato, la sorte di tanti amici nella generosa impresa, io la prego, signore, di voler dargli la maggiore pubblicità che per lei ai possa, e di adoperare tutta la di lei patriottica attività ed influenza, perché i gravi bisogni, cui accenna il generale, le sue convinzioni per la nostra salvezza e i provvedimenti che suggerisce possano ottenere il valido e pronto aiuto, che ogni liberale italiano deve sentir obbligo di dare.

 «Coi dovuti ringraziamenti la riverisco.

«Aff. Bertani.

Mio caro Bertani,

«Genova, 5 maggio 1860.

«Spinto nuovamente sulla scena degli avvenimenti patrii, io lascio a voi gli incarichi seguenti:

«Raccogliere quanti mezzi sarà possibile per coadiuvarci nella nostra impresa.

«Procurare di far capire agli Italiani, che se saremo aiutati dovutamente, sarà fatta l'Italia in poco tempo e con poche spese; ma che non avran fatto il dovere quando si limiteranno a qualche sterile sottoscrizione.

«Che l'Italia libera d'oggi, in luogo di centomila soldati, deve armarne cinquecento mila, numero non certamente sproporzionato alla popolazione, e che tale proporzione di soldati l'hanno gli stati vicini, che non hanno indipendenza da conquistare; con tale esercito l'Italia non avrà più bisogno di stranieri, che se la mangiano poco a poco col pretesto di liberarla;

«Che ovunque sono Italiani che combattono oppressori, là bisogna spingere tutti gli animosi e provvederli del necessario per il viaggio;

«Che l'insurrezione siciliana non solo in Sicilia bisogna aiutarla, ma dovunque sono dei nemici da combattere.

«lo non consigliai il moto della Sicilia; ma, venuti alle mani quei nostri fratelli, ho creduto obbligo di aiutarli.

«Il nostro grido di guerra sarà: Italia e Vittorio Emanuele, e spero che la bandiera italiana anche questa volta non riceverà strazio.

«Con affetto,

vostro G. Garibaldi».

Lo stesso Pungolo, nel citato numero 126 dell'8 di maggio, pubblica i seguenti particolari sulla partenza di Garibaldi, colla data di Genova, 6 maggio.

«Stamane Garibaldi è partito per la Sicilia con 1300 uomini, Sìrtori, Medici, Nino Bixio, il colonnello Turr, il conte Teleki; insomma con tutti i suoi migliori ufficiali. Di notte salirono a bordo dei due vapori, credo il Cavour e il Piemonte — e costrinsero con le pistole alla gola i due capitani a salpare. — La Società Rubattino protestò per la violenza subita che le rubò i suoi bastimenti. — Garibaldi comanda uno di questi, l'altro lo comanda Nino Bixio — come sapete, sono due eccellenti marinai. — Li segue un altro legno straniero. — A bordo vi sono armi, munizioni da guerra e da bocca, carbone e danaro. — I tre legni d'imbarco furono armati in fretta, ma abbastanza bene. — Una popolazione commossa, esaltata assisteva all'imbarco, sebbene avvenisse sul crepuscolo del mattino. — Fra due o tre giorni sarà pubblicato un proclama di Garibaldi alla nazione, con cui le chiede scusa della violenza commessa — la necessità la giustifica, la santità della causa la santifica — comunque vadano le cose, confida che la generosità della nazione soddisferà ai danni che la sua violenza cagiona ai terzi —domanda danari per la Sicilia».

SPEDIZIONE DI GARIBALDI IN SICILIA

Garibaldi prima di partire ba lasciato un proclama pel nostro esercito, ed è il seguente:

«Soldati italiani,

Per alcuni secoli la discordia e l'indisciplina furon sorgente di grandi sciagure al nostro paese. Oggi è mirabile la concordia che anima le popolazioni tutte dalla Sicilia alle Alpi. Però di disciplina la Nazione difetta ancora; e su di voi che sì mirabile esempio ne deste e di valore, essa conta per riordinarsi e compatta presentarsi al cospetto di chi vuol manometterla.

«Non vi sbandate adunque, giovani! Resto delle patrie battaglie 1 Sovvenitevi che anche nel Settentrione abbiamo nemici e fratelli schiavi, e che le popolazioni del Mezzogiorno, sbarazzate dai mercenari del Papa e del Borbone, abbisogneranno dell'ordinato, marziale vostro insegnamento, per presentarsi a maggiori conflitti.

 Io raccomando dunque, in nome della patria rinascente, alla gioventù che fregia le file del prode esercito, di non abbandonarla, ma di stringersi vieppiù ai loro valorosi ufficiali ed a quel Vittorio, la di cui bravura può essere rallentata un momento da pusillanimi consiglieri, ma che non tarderà molto a condurci tutti a definitiva vittoria.

«Firmato:

Giuseppe Garibaldi.

Intanto il signor La Farina, presidente della Società Nazionale, diresse in Napoli la seguente lettera, che abbiam l'obbligo di pubblicare:

«Società Nazionale Italiana,

«Il Comitato che in Napoli ba per simbolo Ordine, è dichiarato parte della Società Nazionale Italiana, ed è facilitato ad assumere il nome di Comitato Napolitano della Società Nazionale Italiana.

Il Comitato centrale di Torino prega quindi tutti coloro i quali accettano i programma che ai compendia nello parole Indipendenza, Unificazione e Casa Savoia a cooperare col detto Comitato Napolitano pel trionfo definitivo della nobile causa che difendiamo.

«Torino.

«Il Presidente La Farina».

PROCLAMI DI GARIBALDI

I.

Garibaldi chiama i soldati napoletani figli dei Sanniti e dei Marzi, e li invita a stringersi ai fratelli della Sicilia.

All'esercito napoletano.

La tracotanza straniera signoreggia sulla terra italiana per le discordie italiane. Ma il giorno che i figli dei Sanniti e dei Marzi, stretti ai fratelli della Sicilia, daranno la mano agl'Italiani del settentrione, in quel giorno il popolo nostro, di cui siete la più bella parte, ripiglierà, come ne' passati tempi, il suo posto tra le prime nazioni dell'Europa.

Soldato italiano, io ambisco solo di vedervi schierati accanto a questi soldati di Varese e di San Martino, per combattere insieme i nemici dell'Italia!

G. Garibaldi.

II.

Garibaldi dichiara agli abitanti del Napoletano che è tempo d'insorgere per godere le delizie degli altri undici milioni d'Italiani, comprese le imposte ed i debiti.

Agli abitanti del Napoletano.

Tempo è d'imitare l'esempio magnanimo della Sicilia, sorgendo contro la più scellerata delle tirannidi. Alla razza spergiura ed assassina, che sì lungamente v'ha torturati e calpesti, sottentri alla fine il libero governo onde godono altri undici milioni d'Italiani, ed al turpe vessillo borbonico il glorioso vessillo dai tre colori, simbolo fortunato dell'indipendenza e dell'unità nazionale, senza le quali è impossibile libertà vera e durevole.

I vostri fratelli del settentrione non ambiscono altro che l'abbraccio vostro al consorzio della famiglia italiana.

G, GARIBALDI — G. RICCIARDI — BARONE STOCCO.

III.

Garibaldi avverte i Siciliani che chi non impugna un'arma è un codardo od un traditore, e che in conseguenza verrà trattato come i traditori ed i codardi.

Siciliani!

Io vi bo guidato una schiera di prodi, accorai all'eroico grido della Sicilia — Reato delle battaglie lombarde — Noi siamo con voi! — e noi non chiediamo altro che la liberazione della nostra terra — Tutti uniti l'opera sarà facile e breve — All'armi dunque! chi non ira pugna un'arma è un codardo od un traditore della patria. Non vale il pretesto — della mancanza d'armi. Noi avremo fucili, ma per ora un'arma qualunque ci basta — impugnata dalla destra d'un valoroso — I municipii provvederanno ai bimbi, alle donne ed ai vecchi derelitti. — All'armi tutti! — La Sicilia insegnerà ancora una volta come si libera un paese dagli oppressori, colla potente volontà d'un popolo unito.

G. Garibaldi.

IV.

Garibaldi rilascia un attestato ai direttori dei vapori nazionali, che essi hanno dovuto cedere ad un alto di violenza.

Genova, 5 maggio.

Signori Direttori dei Vapori Nazionali,

Dovendo imprendere un'operazione in favore d'Italiani militanti per la causa patria — e di cui il governo non può occuparsi — per false diplomatiche considerazioni — ho dovuto impadronirmi di due vapori dell'Amministrazione da LL. SS. diretta e farlo all'insaputa del governo stesso e diluiti.

Io attuai un atto di violenza; ma comunque vadano le cose — io spero che il mio procedimento sarà giustificato dalla causa santa servita — e che il paese intiero vorrà riconoscere, come debito suo da soddisfare, i danni da me arrecali all'Amministrazione.

Quandoché non si verificassero le mie previsioni sull'interessamento della nazione per indennizzarli — io impegno tutto quanto esiste di denaro e materiale appartenente alla sottoscrizione per il milione di fucili, acciocché con questo si paghi qualunque danno, avaria, o perdita a LL. SS. cagionata.

Con tutta considerazione

G. Garibaldi.

V.

Lettera di Garibaldi al sig. Caranti, colla quale domanda oro, uomini ed armi.

Genova, 5 maggio.

Mio caro Caranti,

É quasi certo che partiremo questa sera per il mezzogiorno. In questo caso io conto con ragione sull'appoggio vostro. Bisogna muovere la nazione—liberi e schiavi, lo non consigliai il moto della Sicilia, ma credetti dover accorrere dove Italiani combattono oppressori, lo sono accompagnato da uomini ben noti all'Italia, e, comunque vada, l'onore italiano non sarà leso.

Ma oggi non si tratta del solo onore, bensì di rannodare le membra sparse della famiglia italiana per portarla poi compatta contro più potenti nemici. Il grido di guerra sarà Vittorio Emanuele ed Italia.

 Io assumo la risponsabilità dell'impresa, e non ho voluto scrivere al Re né vederlo, perché naturalmente mi avrebbe vietato di operare.

Vedete tutti i nostri amici, che vi aiutino a dare al popolo italiano la sublime scossa di cui è capace certamente, e che deve emanciparlo.

Non si tocchi al prode nostro esercito, ma, quanto v'è di generoso nella nazione, si mova verso i fratelli oppressi, e questi Riarderanno e combatteranno per noi domani. Oro, uomini, armi, l'Italia tutto possede. Presto avrete notizia di noi.

G. Garibaldi.

VI.

Togliamo dall'Indipendente di Messina, nel suo 1° numero, il seguente proclama di Garibaldi:

Alle popolazioni del continente napolitano.

L'opposizione dello straniero interessalo al nostro abbassamento, e le interne fazioni, impedirono all'Italia di costituirsi.

Oggi sembra che la Provvidenza abbia posto un termine a tante sciagure.... L'unanimità esemplare delle provincie tutte —eia Vittoria sorridendo dovunque alle armi dei figli della libertà — sono una prova che i mali di questa terra del genio toccano al termine.

Resta un passo ancora!.... e quel passo non lo pavento. Se si paragonano i poveri mezzi che condussero un pugno di prodi sino a questo Stretto, coi mezzi enormi di cui noi disponiamo oggi, ognuno vedrà che l'impresa non è difficile.

lo vorrei però evitare, fra Italiani, lo spargimento del sangue — e perciò mi dirigo a voi figli del continente napolitano.

Io ho provato che siete prodi — ma non vorrei provarlo ancora. — Il sangue nostro noi lo spargeremo insieme sui cadaveri del nemico d'Italia — ma tra noi.... tregua!....

Accettate, generosi, la destra che non ha mai servito un tiranno — ma che si è incallita al servizio del popolo.... A voi chiedo di far l'Italia, senza l'eccidio de'  suoi figli.... e con voi di servirla o di morir per essa.

Messina, 6 agosto 1860.

G. Gàbibaldi.

VII.

L'Unità di Genova del 29 agosto 1860 insiste provando contro i ministeriali, che il programma di Garibaldi è correre contro Roma nello stesso tempo che si corre contro Napoli. Ecco le parole dell'Unità: «Osare per vincere.

«È il proclama di Garibaldi. E sui primi del mese ei scriveva per telegrafo a un amico influente: il 15, i nostri saranno in terraferma, nel Regno: AGITE A OLTRANZA NELLE PROVINCIE ROMANE.

«Citando un dispaccio privato, non crediamo tradire un segreto. Siam certi di non essere biasimati da Garibaldi. Quel dispaccio compendia energicamente quanto, con parole e con fatti, egli ba detto dal 5 maggio in poi.

«Garibaldi ba tenuto la sua promessa: i nostri sono sulle terre napoletane. Perché il paese non si affretta a compiere l'altra metà del programma? Voi acclamate a Garibaldi come al solo che ha mostrata la vera via; perché non lo seguite su quella? Perché perdete un tempo prezioso in discutere sul capo da scegliersi o sul programma più o meno esplicito, più o meno intollerante da portarsi alle provincie oppresse d'Italia? Capo è chi guida, capo è chi osa».

GARIBALDI AL RE

Traduciamo dal Daily News la lettera seguente, che Garibaldi avrebbe indirizzato al re Vittorio Emanuele:

Sire,

il grido di affanno che dalla Sicilia arrivò alle mie orecchie, ba commosso il mio cuore, e quello di alcune centinaia de'  miei vecchi compagni d'arme. Io non bo consigliato il movimento insurrezionale de'  miei fratelli di Sicilia, ma dal momento che essi si sono sollevati a nome dell'unità italiana, di cui Vostra Maestà è la personificazione, contro la più infame tirannia dell'epoca nostra, non ho esitato di mettermi alla testa della spedizione. So bene che m'imbarco per un'impresa pericolosa, ma pongo confidenza in Dio, nel coraggio, e nella devozione de'  miei compagni.

Il nostro grido di guerra sarà sempre: «Viva l'unità d'Italia!—Viva Vittorio Emanuele, suo primo e più bravo soldato!» — Se noi falliremo, spero che l'Italia e l'Europa liberale non dimenticheranno che questa impresa è stata decisa per motivi puri affatto da egoismo, e interamente patriottici. Se riusciremo, sarò Superbo d'ornare la corona di Vostra Maestà di questo nuovo e brillantissimo gioiello, a condizione tuttavia che Vostra Maestà si opponga, a ciò che i di lei consiglieri cedano questa provincia allo straniero come hanno fatto della mia terra natale.

Io non ho partecipato il mio progetto a Vostra Maestà: temeva infatti che per la riverenza che le professo, Vostra Maestà non riuscisse a persuadermi d'abbandonarlo.

Di Vostra Maestà, Sire, il più devoto suddito

G. Garibaldi.

IL GOVERNO E GARIBALDI

Per ora ristampiamo senza alcun commento le seguenti linee, che si leggono nella Gazzetta Uffic. del Regno del 17 di maggio 1860: «Alcuni giornali stranieri, a cui fanno eco quei fogli del paese che avversano il governo del Re e le istituzioni nazionali, hanno accusato il ministero di connivenza nell'impresa del generale Garibaldi. La dignità del governo ci vieta di raccogliere ad una ad una queste accuse e di confutarle. Basteranno alcuni brevi schiarimenti.

«Il governo ha disapprovato la spedizione del generale Garibaldi, ed ha cercato di prevenirla con tutti quei mezzi, che la prudenza e le leggi gli consentivano la spedizione ebbe luogo non ostante la vigilanza delle autorità locali; essa fu agevolata dalle simpatie che la causa della Sicilia desta nelle popolazioni. Appena conosciutasi la partenza dei volontarii, la flotta reale ricevette ordine d'inseguire i due vapori e d'impedirne lo sbarco. Ma la marineria reale non lo potò Bare, nella guisa stessa che non lo potò quella di Napoli, che pure da parecchi giorni stava in crociera nelle acque di Sicilia. Del resto l'Europa sa che il Governo del re, mentre non nasconde la sua sollecitudine per la patria comune, conosce e rispetta i principii del diritto delle genti, e sente il debito di farli rispettare nello Stato, della sicurezza del quale ha la risponsabililà».

GARIBALDI IN SICILIA

Il Giornale ufficiale di Sicilia porla in fronte lo stemma delle armi di Savoia. Tra gli altri atti ufficiali contiene i due seguenti proclami del Garibaldi.

«Siciliani!

«Il generale Garibaldi, dittatore in Sicilia, a nome di S. M. Vittorio Emanuele re d'Italia, essendo entrato in Palermo questa mattina, 27 maggio, ed avendo occupato tutta la città, rimanendo le truppe napolilane chiuse sol nelle caserme e nel Castello amare, chiama alle armi tutti i comuni dell'Isola, perché corrano nella metropoli al compimento della vittoria. «Dato in Palermo, oggi 27 maggio 1860.

G. Garibaldi».

«Siciliani!

«Oggi la Sicilia presenta uno di quegli spettacoli, che giganteggiano nella vita politica delle nazioni, che tutte le generazioni ricordano con entusiasmo e reverenza, e che incidono immortale il marchio di sublime virtù ad un popolo grande e generosa.

«Italia abbisogna di concordia per esser potente, e la Sicilia sola dà il vero esempio della concordia. In questa classica terra il cittadino s'innalza sdegnoso dalla tirannide, rompe le sue catene, e coi ferrei frantumi trasformati in daghe combatte gli sgherri. Il figlio dei campi accorre al soccorso dei fratelli della città ed esempio stupendo, magnifico, edificatile in Italia, il prete, il frate, la suora marciano alla testa del popolo alle barricate ed alla pugna! Che differenza tra il dissoluto prete di Roma, che compra mercenari stranieri per spargere il sangue de'  suoi concittadini, ed il nobile venerando sacerdote della Sicilia, che si getta primo nella mischia, dando la vita al suo paese! È veramente immortale il Cristianesimo!.... e lo provano al mondo questi veri ministri dell'Onnipotente!

«Palermo, 2 giugno 1860.

Garibaldi».

CONVENZIONE STIPULATA IL 6 GIUGNO

TRA IL GENERALE GARIBALDI E IL GENERALE LANZA

Convenzione stabilita fra i sottoscritti per arrestare l'ulteriore effusione di sangue fra i combattenti di Palermo.

Per vedute umanitarie la tregua ò prorogata sino al compimento delle seguenti operazioni:

1. Saranno imbarcati gli ammalati esistenti nei due ospedali e negli altri depositi colla massima celerità.

2. Sarà lasciato libero l'imbarco, o movimento per terra, a tutto il corpo d'esercito esistente in Palermo, con equipaggi, materiali, artiglieria, Cavalli, bagagli, famiglie e quant'altro possa appartenergli, secondo che S. E. il tenente generale Lanza stimerà, compreso il materiale che è nel forte di Castellammare.

3. Qualora fosse preferito l'imbarco, quello di tutte le truppe sarà preceduto da quello del materiale da guerra ed equipaggi, non che da una parte degli animali.

4. L'imbarco delle truppe e del materiale da guerra sarà al Molo,, trasferendo tutto ai Quattro Venti.

5. Il forte del Castellaccio, del molo e Batteria Lanterna, nonché le adiacenze, saranno evacuate dal generale Garibaldi.

6. Il generale Garibaldi consegnerà tutti gli ammalati e feriti che trovansi in suo potere.

7. Saranno scambiati in totalità, e non per numero, tutti i prigionieri e dispersi dall'una parte e dall'altra.

8. La consegna dei sette detenuti di Castellammare sarà fatta quando tutte le operazioni di spedizione e d'imbarco saranno ultimate coll'uscita della guarnigione di Castellammare. Detti detenuti saranno consegnati al Molo.

9. Firmali i suddetti patii, s'aggiunge per articolo addizionale, che la spedizione di cui si tratta avrà luogo per via di mare al Molo di Palermo. Palermo, 6 giugno 1860.

Pel generale Lanza

Il colonnello Cavillo Rovo,

sotto capo dello stato maggiore

Il gen. G. Letizia — Il gen. G. Garibaldi.

COMMISSIONE DI DIFESA IN PALERMO

Giuseppe Garibaldi, comandante in capo le forze nazionali in Sicilia, in virtù de poteri a lui conferiti, decreta:

Art. 1. È istituita una Commissione di difesa, la quale dovrà provvedere attivamente a quanto è necessario per costruire le barricate regolari in tutta la città, ed a metterla in istato di difesa indipendentemente dai generosi venuti dalle altre provincie italiane in soccorso della Sicilia.

Art. 2. Le barricate stabili si formeranno alla distanza di cento passi all'incirca l'una dall'altra, ed alla loro costruzione si adopereranno le pietre del selciato, le gabbionate, le fascine e sacchi ripieni di terra, mettendo alla direzione dei lavori persone intelligenti, che abbiano pratica nella costruzione di tali opere. Gli oggetti per le barricate mobili si prepareranno nei luoghi ove l'utilità lo esiga, e specialmente ove le nostre milizie debbano avanzarsi protette dal fuoco nemico, come nel dar l'assalto ai quartieri ed altri luoghi occupati dai regi.

Queste barricate si formeranno di botti piene di terra, di materazzi, paglia ricci, ecc.

Art. 3. La Commissione terrà un deposito di sacchi di terra che farà senza indugio riempire a migliaia e migliaia.

Art. 4. Le barricate devono essere sempre custodite dalle persone più coraggiose, che si trovano nella via ove sono erette.

Art. 5. Le porte e le finestre delle case devono essere aperte sì di giorno che di notte, onde dare ricetto alle persone, che la Commissione spedisce per assicurare meglio la difesa.

Art. 6. La Commissione organizzerà un corpo di guardia centrale che possibilmente risiederà vicino al luogo di sua residenza. Ogni via deve avere un corpo di guardia filiale, che col mezzo di piccole pattuglie si terrà in rapporto col corpo centrale, coll'incarico di mandare un espresso ogni mezz'ora per informarlo dell'andamento della difesa, e di spingere gli abitanti di ogni casa ad adoperarsi per la difesa della medesima.

Art. 7. La Commissione si circonderà di un forte distaccamento di uomini armati onde potere all'occorrenza spedire rinforzo nei sestieri più minacciati.

Art. 8. Avrà cura di far preparare della munizione, e specialmente la cosi detta polvere rivoluzionaria.

ANNESSIONE DELLA SICILIA AL PIEMONTE

Ecco il proclama del prodittatore, con cui è promulgato lo Statuto Sardo col decreto relativo:

«Siciliani,

«L'illustre soldato, onore d'Italia, da voi acclamato vostro liberatore, vuole aggiungere alla gloria delle armi lo splendore delle civili riforme.

«Lo Statuto del Regno italiano, il patto inviolabile ed inviolato che unisce l'Italia e Vittorio Emanuele sarà proclamato in Sicilia.

«A questa suprema altre leggi susseguiranno. L'interesse della patria comune reclama che nuove discipline conformi, per quanto è possibile, a quelle di che va lieto il regno di Vittorio Emanuele, siano pubblicate nell'isola. Informati ai principii di libertà, i nuovi ordini cancelleranno le vestigia della funesta signoria, che per tanti anni vi afflisse.

«Siciliani! Voi avete compiuta una gloriosa rivoluzione. Ora dovete comporvi ordinati e sicuri come si conviene ad un popolo libero e risoluto ad aiutare efficacemente, con tutte le forze, la grande opera dell'unità nazionale.

«Che a questo fine santissimo tutti i buoni cittadini aiutino il governo, uniscano le loro forze, e non sia altra gara tra loro che di abnegazione e di patriottismo.

«Palermo, 4 agosto 1860.

«Il prodittatore Depretis.

«Il segretario di Stato F. Crispi».

ITALIA E VITTORIO EMANUELE

Il Prodittatore

«In virtù dell'autorità a lui delegata,

«Udito il parere dei segretari di Stato;

«Considerando che il voto espresso dai Siciliani nella gloriosa rivoluzione del 4 aprile col grido unanime degl'insorti, al quale unanime rispose quello di tutte le popolazioni dell'isola, con la bandiera che levarono combattendo, con gli indirizzi di tutti i Comuni, fu ed è l'annessione al regno italiano e costituzionale dell'augusto Vittorio Emanuele re d'Italia;

«Considerando che questo voto ò conformo al diritto nazionale, superiore ed eterno, che spinge i popoli di una stessa nazione a costituirsi ad unitàdi Stato, e fu suggellato dal sangue degli insorti e dei valorosi, che guidati dal generale Garibaldi portarono vittoriosa e coprirono di nuovi allori la tricolore bandiera, nella quale è impressa la croce di Savoia;

«Che le altre provincie italiane e tutte le nazioni civili accolsero con plauso il programma Italia e Vittorio Emanuele, e la bandiera della rivoluzione siciliana;

«Considerando che se i poteri straordinari della dittatura, intesi a consolidare l'ordine novello, ed a conseguire il fine della rivoluzione, non consentono perora l'attuazione immediata della legge fondamentale della Monarchia italiana, è necessario tuttavia affrettarne la promulgazione, perché in essa legge s'informa tutto l'ordinamento delle nuove leggi, delle autorità e delle giurisdizioni, che sono o debbono entrare in vigore; decreta:

«Art. 1. Lo Statuto costituzionale del 4 marzo 1848, vigente nel regno d'Italia, è la legge fondamentale della Sicilia.

«Art. 2. Esso entrerà in vigore nelle diverse sue parti all'epoca che sarà designata con decreto dittatoriale.

«Art. 3. Sarà pubblicato il detto Statuto insieme al presente decreto in ogni Comune e nel Giornale ufficiale di Sicilia.

«Art. 4. Tutti i segretari di Stato sono incaricati della esecuzione del presente decreto.

«Palermo, 3 agosto 1860.

Il Prodittatore Depretis.

«I segretari di Stato:

«F. Crispi — Gaetano La Loggia — Giovanni Interdonato — Vincenzo Errante — Michele Amari — G. Piola— Gaetano San Giorgio — Paterno — Francesco Di Giovanni.

DOCUMENTI DILLA RIVOLUZIONE SICILIANA

La rivoluzione ba in Palermo un giornale ufficiale. Nel suo N° 8 e 9 si contengono molti decreti: La creazione dei tribunali miliari. Il decreto d'indennizzo pei danni cagionati dai borbonici. La creazione di una Commissione per il riordinamento della milizia nazionale.

Decreto: pena di morte per il furto, il saccheggio e l'omicidio. Creazione della Questura. Nomina del nuovo Municipio di Palermo. Nomina della Commissione delle barricate. Compenso da darsi in terre comunali o demaniali a chi avrà combattuto per la patria.

Inoltre nomine di governatori e presidenti di Municipio.

Luigi Scaglia, presidente del Municipio di Partenico — Pistone del Municipio di Carini.

Paolo Migliore, governatore del distretto di Palermo — Barone Angelo Vari sano, del distretto di Piazza — Domenico Bartoli, del distretto di Girgenti — V. Tedeschi, del distretto di Catania — G. B. Scavo, in Nicosia.

Nomina del ministero: Guerra e marina, V. Orsini — Interno e Finanze, F. Crispi — Giustizia, Guarneri — Culto e istruzione, Gregorio Ugdulena—Ispettore delle prigioni, Giuseppe Ugdulena.

Nomina d'una Commissione di parrochi per distribuzione di sussidii ai poveri.

Il 27 maggio Garibaldi loda i Siciliani per singolare concordia. Il 6 giugno proclama che adotta i figli dei morti per la patria:

ITALIA E VITTORIO EMANUELE

Giuseppe Garibaldi, Comandante in capo

Le forze nazionali in Sicilia.

Art. 1. I figli dei morti in difesa della causa nazionale sono adottati dalla patria.

Saranno educati e nutriti a spese dello Stato; se donne, fino agli anni sedici, se uomini, sino agli anni diciasette.

Giunte le donne agli anni sedici, avranno una dote conveniente alla loro origine, da conseguirla tostoché prenderanno marito. Gli nomini agli anni diciasette non saranno più a carico dello Stato; agli anni ventuno avranno un capitale pure conveniente alla loro origine.

Art. 2. Le vedove dei morti in difesa della causa nazionale avranno una pensione conveniente al loro stato. La pensione durerà finché si manterranno in vedovanza.

La stessa pensione è accordata alle vedove dei tredici individui che subirono la fucilazione nel giorno 14 aprile 1860.

I loro figli vanno compresi nella disposizione dell'antecedente articolo.

Art. 3. tutti coloro che per causa di ferite riportate battendosi in difesa della patria e della causa nazionale, resteranno storpi, o mutilati, o inabili al lavoro cui prima erano addetti, saranno raccolti in apposito ospizio, e mantenuti dallo Stato.

Art. 4. Il segretario di Stato dell'interno è incaricato per l'esecuzione del presente decreto.

Palermo, 6 giugno 1860.

Il Dittatore G. GARIBALDI

Il Segr. di Stato dell'interno F. Crispi.

IL GOVERNO DI PALERMO E I GESUITI

Il Giornale ufficiale di Sicilia del 33 luglio 1860 pubblica un decreto del generale Dittatore, datato da Milazzo il 22 etc. a mese, sulla nomina d'altronde già conosciuta dell'avv. Agostino Depretis, deputato al Parlamento nazionale, a Prodittatore; un altro decreto sulla proroga del termine per le operazioni delle Commissioni elettorali a tutto il 6 prossimo agosto, ed un lungo elenco di Consigli comunali che domandano l'annessione al Regno italiano sotto il ro costituzionale Vittorio Emanuele.

Lo stesso giornale contiene ancora quest'altro decreto del dittatore Garibaldi.

Art. 1. Sulle entrate degli aboliti ordini religiosi dei Gesuiti e dei Liguorini è assegnata la somma di ducati 18,000 all'anno in favore della pubblica istruzione.

Art. 2. Questo assegnamento correrà dal giorno dell'abolizione de'  detti due ordini.

Art. 3. La somma ai distribuirà alle università, licei, ed altri stabilimenti, d'insegnamento superiore e secondario dell'isola, nel modo che sarà stabilito con altro decreto.

Art. 4. Le biblioteche, musei d'antichità ed arti, o di scienze naturali, i gabinetti di fisica, e tutt'altra collezione di simil natura, che appartenevano ai Gesuiti o ai Liguorini saranno addette ad uso pubblico ciascuna nella stessa città ove si trovi, e verranno aggregate agli stabilimenti analoghi della città quando ve ne siano.

Art. 5. I fondi assegnati per posti franchi, o mezzi posti franchi nei collegi dei medesimi ordini, saranno invertiti al medesimo uso in altri collegi o esistenti o da istituirsi.

ALCUNI DECRETI DI GARIBALDI

Il Giornale Ufficiale di Sicilia ci reca i seguenti decreti dittatoriali: In data 22 giugno, un decreto istituisce il battaglione degli adolescenti, il quale, in forza di un altro decreto dello stesso giorno, è. formato sulle stesse basi organiche de'  battaglioni dell'esercito nazionale.

Il battaglione sarà comandato da ufficiali resi invalidi al servizio attivo. I sotto ufficiali saranno scelti fra gli adolescenti, e il loro grado sarà onorifico nell'esercito. L'armamento, il vestiario saranno uguali a quelli dell'infanteria dell'esercito. Non si riceveranno nel battaglione i minori d'anni 10, o maggiori di 17.

Un decreto, in data del 29 giugno parifica gli ufficiali dell'esercito siciliano nel soldo, soprassoldo, razióni, ecc., agli ufficiali dell'esercito sardo.

Sotto la stessa data vien decretato che l'Ospizio di beneficenza sarà aggregato alla scuola militare.

Un decreto in data 30 giugno punisce di morte chiunque avrà ucciso, o gravemente ferito un cittadino qualunque per motivi politici, ed anche colui che avrà eccitato al delitto. Punisce coll'esilio perpetuo chiunque arresterà e farà arrestare un cittadino senz'ordine espresso dall'autorità competente.

Un decreto del 29 giugno conferisce al governo il diritto di nomina degli ufficiali superiori della seconda e terza categoria delle milizie nazionali.

Un altro decreto del 29 sottomette i governatori delle provincie di seconda classe ai governatori delle provincie di prima, fino a provvedimenti ulteriori.

Il segretario di Stato per la guerra e marina, con avviso in data 1° luglio, ringrazia la popolazione di Palermo dell'entusiastico zelo e disinteresse spiegali nell'atterramento delle cinte esterne del forte Castello, e ne sospende l'opera di distruzione.

11 pretore della città di Palermo invita con un avviso gli artisti a presentare nel termine di 15 giorni un progetto di medaglia da conferirsi ai prodi che col generale Garibaldi liberarono la Sicilia; la leggenda vien invitata a dettarla il professore Gaetano Daita.

Con altro avviso poi invita gli artisti a presentare altro progetto per la coniazione della medaglia di bronzo in commemorazione della rivoluzione di Sicilia. — Il prof. G. Daita è chiamato a far la leggenda anche di questa medaglia.

______________________

Il Giornale Ufficiale di Sicilia dell'11 luglio 1860 reca un decreto, nel quale (visto il decreto 17 maggio che ordina doversi gli atti pubblici intestare In nome di Vittorio Emanuele Re d'Italia) determina che non potrà darsi esecuzione alle sentenze e decisioni d'alti pubblici spediti anteriormente al 17 maggio suddetto, senza aver surrogato l'intestazione In nome di Vittorio, ecc.

Contiene una circolare del ministro delle finanze, Francesco Di Giovanni, ai tesorieri, nella quale si chiama il versamento del quadrimestre della tassa fondiaria scaduto col 30 aprile. La circolare dà facoltà agli agenti di percezione di riscuotere il contributo fondjario con tutti i mezzi che loro apprestano le leggi; termina poi con queste parole;

«Tutti abbiam diritti e doveri, ed il governo è deciso di proteggere i primi ed a volere l'esecuzione immancabile dei secondi — e minaccia di pubblicare i pomi dei resistenti, qualunque sia la condizione loro, sul Giornale Ufficiale, indipendentemente delle azioni legali».

— Giornale Ufficiale del U porta un decreto, in data 13 luglio, che regoli il servizio della guardia del palazzo dittatoriale; ed un altro, in data pure del 13, nel quale è determinato che sino alla pubblicazione d'una legge, colla quale s'introduca nella Sicilie il sistema monetarie dell'Italia settentrionale, il franco correrà baiocchi ventitré ovvero tari due e grana sei.

___________

Riassumiamo dal Giornale Ufficiale di Sicilia seguenti nuovi decreti del Dittatore:

«— Il questore d'ogni distretto avrà alla sua dipendenza un Delegato per aiutarlo e supplirlo.

«— È riserbata al Dittatore la facoltà di nominare tutti i funzionari pubblici, sia direttamente, sia indirettamente, dietro proposta dei rispettivi governatori.

«— Le fedi di credito emesse dalla Cassa di Corte in Messina, a qualunque data appartengano, non avranno corso nell'isola, finché le truppe borboniche occuperanno quella città.

«— I governatori di prima classe saranno anche presidenti dei Consigli degli Ospizi».

Lo stesso Giornale Ufficiale di Sicilia pubblica i seguenti decreti:

«È abolito il titolo di Eccellenza per chicchessia.

«Non si ammette il baciamano da un uomo ad altro uomo.

«Lo stemma della Sicilia è quello stesso del Regno d'Italia.

«I militi della prima categoria, che son sotto le armi, e che necessità imperiose del raccolto chiamano a casa, sono temporaneamente congedati.

«Il Municipio di Palermo.

«1° Ha votato una medaglia memorativa da coniarsi e distribuirai a suo tempo ai volontari della prima spedizione.

«2 Una medaglia di merito da darsi dai Generale conformemente alle relazioni dei rispettivi ufficiali pei fatti di Calatafimi e Palermo. — La redazione della leggenda per le due medaglie è affidata al professor Daita.

«3° Ha accordato la cittadinanza palermitana a Garibaldi ed ai prodi che lo hanno seguito.

«Le navi siciliane innalzeranno la bandiera italiana. Essa, per le navi da guerra, avrà nel mezzo lo stemma della Casa di Savoia sormontato dalla corona; tutte le altre il semplice stemma.

«La stessa facoltà gli è riserbata per la nomina dei magistrati municipali sino al termine della guerra.

«Le nomine sinora fatte dai governatori, e delle quali è stata già data partecipazione al governo, son mantenute».

PROTESTA DEL GOVERNO NAPOLETANO

Si legge nel Giornale Costituzionale del 25 agosto la seguente protesta del governo napolitano contro gli atti del governo di Sicilia.

«Dal ministro degli affari esteri è stata diretta ai Rappresentanti delle Potenze estere accreditati presso S. M. siciliana la seguente circolare:

«Napoli, 21 agosto 1860.

«Il generale Garibaldi dopo di aver invaso la Sicilia, non contento di aver usurpato la bandiera reale di Sardegna ed intestato tutti i suoi atti col nome del Re Vittorio Emanuele, per decreti del 3 andante, ba messo in vigore lo Statuto piemontese, e obbligati tutti gli impiegati e le municipalità nominate dalla rivoluzione di prestare giuramento di fedeltà al Re Vittorio Emanuele.

«Il governo di S. M. siciliana si crede nel dovere di portare alla conoscenza di tutte le Potenze queste nuove usurpazioni e questi attentati, che conculcano le prerogative più evidenti della sovranità, i principii più inconcussi della ragion delle genti, e fanno dipendere le sorti di un popolo dai capriccio arbitrario di una forza straniera.

«Il governo di S. M. volendo, a costo dei più grandi sacrifizi, evitare l'effusione dei sangue sin dalla promulgazione dell'atto sovrano del 25 giugno, nel desiderio di armonizzare la sua politica con quella della Sardegna per il mantenimento della pace in Italia, ha sperato la soluzione della questione siciliana nelle sue lunghe e persistenti trattative.

«Delusa quest'ultima speranza, il governo di S. M. per organo del sottoscritto, ecc., si vede nell'imprescindibile obbligo di denunziare a S. E. il sig questi attentati che si commettono sotto la pressione di una forza straniera in Sicilia, di protestare fermamente contro tutti gli atti che tendono & negare od indebolire i legittimi diritti del Re, S. A. S., e dichiarare che non riconosce né riconoscerà alcuna delle loro conseguenze, essendo fermamente deciso a mantenere le ampie istituzioni liberali promesse specialmente a quell'isola, e a non transigere mai sul principio poggialo sulla storia e sul diritto pubblico europeo, che riunisce sotto la real casa di Borbone i due regni di Napoli e di Sicilia.

«Firmato: G. De Mastino».

PROCLAMA DEL GENERALE NUNZIANTE ALL'ESERCITO NAPOLETANO

Commilitoni,

Poco fa, nel dare addio ad una parte di voi, io vi esortai a mostrarvi sempre soldati non meno valorosi verso i nemici d'Italia, che generosi verso gli inermi, ed a dare nobilissime prove di questa vera virtù militare nella nuova via di gloria, che la Provvidenza destinava a tutti i figliuoli della gran patria comune.

Il momento di attuare queste mie esortazioni è oramai giunto 1

Separato da voi, crebbe ancora più in me il pensiero della vostra prosperità, del vostro onore, della vostra gloria. Ed avendo studiate le condizioni di tutta Italia e di Europa, mi sono profondamente convinto, che per voi e per tutta questa bella parte d'Italia non v'è altra salvezza se non quella di appartenere all'intera famiglia italiana, sotto lo scettro glorioso di Vittorio Emanuele, quell'ammirabile monarca, che l'eroico Garibaldi venne non ha guari ad annunziare alla Sicilia, e che fu evidentemente eletto da Dio ne' suoi fini imperscrutabili, a costituire in. gran nazione la nostra gran patria comune, sinora così indegnamente spogliata ed assassinata.

Questo pensiero mi ricondurrà irresistibilmente tra voi, risoluto di operare fraternamente con voi, e con voi compiere il santo mandato di cui dobbiamo sentirci tutti investiti dalle supreme necessità della patria.

Finché la Provvidenza ha tollerata l'Italia divisa, io ho saputo easere il più costante verso la causa che mi trovava di avere abbracciata. Ma quando la mano visibile di Dio intende onnipotentemente a riunirla, chiunque non ne segue lo impulso, è traditore della patria.

Questa santa verità si fa strada da sè nelle vostre coscienze, e nella compressione in cui vi trovate, vi trascina alla diserzione alla spicciolata.

Non seguite questa via, poiché ella è funestissima alla patria 1

Il re Vittorio Emanuele, in cui l'Italia s'incarna, ha bisogno di avervi tutti intatti e disciplinati, per valersi del vostro fortissimo braccio a debellare quello straniero, che fu l'eterno nemico d'ogni nostra felicità.

Italia settentrionale, agosto 1860.

Alessandro Nunziante.

LETTERA DEL CONTE DI SIRACUSA A RE FRANCESCO II

Sire,

Se la mia voce si levò un giorno a scongiurare i pericoli che sovrastavano alla nostra Gasa, e non fu ascoltata, fate ora che, presaga di maggiori sventure, trovi adito nel vostro cuore, e non sia respinta da improvido e più funesto consiglio.

Le mutate condizioni d'Italia ed il sentimento della unità nazionale, fatto gigante nei pochi mesi che seguirono la caduta di Palermo, tolsero al governo di V. M. quella forza, onde si reggono gli Stati, e rendettero impossibile la lega col Piemonte. Le popolazioni dell'Italia superiore, inorridite alla nuova delle stragi di Sicilia, respinsero coi loro voti gli ambasciatori di Napoli; e noi fummo dolorosamente abbandonali alla sorte delle armi, soli, privati di alleanze, ed in preda al risentimento delle moltitudini, che da tutti i luoghi d'Italia si sollevarono al grido di esterminio lanciato contro la nostra Casa, fatta segno alla uni versale riprovazione.

Ed intanto la guerra civile, che già invade le provincie del Continente, travolgerà seco la dinastia in quella suprema rovina, che le inique arti di consiglieri perversi hanno da lunga mano preparata alla discendenza di Carlo III Borbone; il sangue cittadino, inutilmente sparso, inonderà ancora le mille città del reame; e voi, un di speranza ed amore dei popoli, Sarete riguardato con orrore, unica cagione di una guerra fratricida.

Sire, salvate, che ancora ne siete in tempo, salvate la nostra Casa dalle maledizioni di tutta Italia! Seguite il nobile esempio della nostri regale congiunta di Parma, che allo irrompere della guerra civile sciolse i sudditi dalla obbedienza, e li fece arbitri dei proprii destini. L'Europa ed i vostri popoli vi terranno conto del sublime sacrifizio; e voi potrete, o Sire, levate confidente la fronte a Dio, che premierà l'atto magnanimo della M. V.

Ritemprato nella sventura il vostro cuore, esso si aprirà alle nobili ispirazioni della patria, e voi benedirete il giorno, in cui generosamènte vi sacrificaste alla grandezza d'Italia.

Compio, o Sire, con queste parole il sacro mandato che la mia esperienza mi impone; e prego Iddio Che possa illuminarti, e farvi meritevole delle sue benedizioni.

Napoli, 24 agosto 1860.

RIVOLUZIONE DI POTENZA

Il Comitato unitario nazionale di Napoli pubblica i seguenti documenti del moto di Potenza:

VITTORIO EMANUELE RE D'ITALIA

Il generale Garibaldi dittatore delle Due Sicilie.

1. Un governo prodittatoriale si è stabilito per dirigere la grande insurrezione Lucana;

2. I suoi componenti sono i cittadini Nicola Mignogna Giacinto Albini — Segretari: Gaetano Cascini — Rocco Brienza — Giambattista Malera — Nicola Maria Magaldi — Pietro Lacava;

3. i suddetti componenti sono in seduta permanente nell'antica sala dell'Intendenza.

Potenza, 19 agosto 1860.

Pel dittatore Garibaldi i prodittatori

N. MIGNOGNA — C. ALBINI.

I segretari:

— Gaetano Cascini — Rocco Brienza — Nicola Maria Magaldi —5 Giambattista Matera Pietro Lacava.

— Seguono altri due decreti, che insigniscono un Comitato di sicurezza pubblica, e un altro, il quale vuole che tutti gli atti pubblici debbano portare l'intestazione Vittorio Emanuele re d'Italia, e Giuseppe Garibaldi dittatore delle Due Sicilie».

UNA CIRCOLARE DEL MINISTRO FARINI AI SIGNORI GOVERNATORI

E INTENDENTI GENERALI SULLE FACCENDE SICILIANE

Torino, 13 agosto 1860.

Sollevati or son tre mesi, i Siciliani allo acquisto della libertà, ed accorso in aiuto il generale Garibaldi con pochi valorosi, l'Europa fu piena della fama di sue vittorie; tutta Italia ne fu commossa e grande fu l'entusiasmo di questo Regno, dove gli ordini liberi ed il libero costume non pongono impedimento alla manifestazione dei sentimenti della pubblica coscienza. Indi le generose collette di danaro ed il grande numero di volontari partiti per la Sicilia.

Se in tempi meno commossi andarono lodati i popoli che diedero favore e soccorso alla liberazione di nazioni straniere, e se i governi ubbidienti, diremmo, alle autorità del sentimento universale, dove non favorirono apertamente, lasciarono soccorrere le Americhe, la Grecia, il Portogallo, la Spagna,, che combattevano per l'indipendenza e per la libertà, è a credersi che l'Europa civile porti giudizio equanime sui modi tenuti dal governo del Re in questo accidente dello irresistibile mote nazionale. Ora la Sicilia è venuta in condizione di esprimere liberamente 1 propri voti, ed il governo del Re, che deve custodire tutte le prerogative costituzionali della Corona e del Parlamento, e deve adempiere eziandio quell'ufficio di suprema moderazione del molo nazionale che a lui a'  appartiene, e perle prove che ha fatte e per pubblico consentimento, ora il governo ha il debito di moderare ogni azione scomposta e di, correggere gl'ingerimenti illegittimi nelle cose di Stato di chi non ha le Costituzionali e le litorali responsabilità, che esso ha gravissime verso la Corona, il Parlamento e la nazione. Altrimenti potrebbe avvenire che, per consiglio ed opera di chi non ha mandato né risponsabilità pubblica, lo Stato venisse a pericolo, e la fortuna d'Italia sinistrasse. E posciachè negli Stati liberi l'ordine e la disciplina civile, più che nel rigore della legge, hanno presidio nella pubblica opinione, 11 sottoscritto la invita a dare ogni pubblicità possibile a questa lettera circolare.

Più volte il sottoscritto ammonì non potersi nò volersi tollerare che nel Regno si facessero preparazioni di violenza a governi vicini, ed ordinò che fossero impedite ad ogni costo. Esso spera che la pubblica opinione basti a frenare gl'impeti sconsigliati ma in ogni evento si confida nelle podestà civili e militari per la pronta esecuzione degli ordini che ba dati. Raccomanda pure nuovamente, che con ogni maggiore diligenza sieno ricercati, e con ogni legale severità puniti coloro che, cospirando e trafficando ad ingiuria dell'onore nazionale e della disciplina militare, ai fanno fautori e procuratori di diserzioni.

E perché il sottoscritto deve compiere l'ordinamento della guardia nazionale mobile e preparare la formazione dei corpi composti di volontari della guardia nazionale che la legge abilita, non vuolsi altrimenti permettere che altri faccia incetta e raccolta di soldati volontari.

Conchiudendo il sottoscritto deve dichiarare che, ae il governo del Re è costante nella volontà di accettare il leale concorso di tutte le parti politiche, che intendono a libertà, unione e grandezza della patria, esso è pur fermo nel proponimento di non lasciarsi soverchiare da chi non ha dal Re e dalla nazione il mandato e la risponsabilità del governo. L'Italia deve e vuole essere degli Italiani, ma non delle sètte.

Il ministro Farini.

LETTERA DI VITTORIO EMANUELE A GARIBALDI

«Generale, voi sapete che non ho potuto approvare la vostra spedizione e che io vi fui intieramente straniero; ma oggidì le circostanze così gravi in cui si trova l'Italia mi fanno un dovere di mettermi con voi in comunicazione diretta.

«Nel caso che il Re di Napoli acconsentisse ad evacuare intieramente la Sicilia, che abbandonasse volontariamente ogni specie d'azione, e si obbligasse formalmente a non esercitare veruna pressione qualsiasi sopra i Siciliani, in modo che questi possano con ogni libertà pronunziare la loro volontà e fare scelta del modo di governo che loro sembrerà da preferirsi, credo che fareste cosa savia a rinunziare ad ogni ulteriore impresa sul Regno di Napoli.

«In caso contrario, io riservo in modo espresso la mia libertà d'azione e mi dispenso dal farvi veruna osservazione sopra i vostri progetti».

ENTRATA DI GARIBALDI IN NAPOLI

L'entrata di Garibaldi in Napoli, avvenuta il 7 di settembre, è così descritta dal giornale il Nazionale.

Viva Vittorio Emanuele, Re d'Italia!

Viva Garibaldi; Dittatore delle Due Sicilie!

Fin dalle prime ore del mattino la città era tutta in movimento, e bandiere tricolori con in mezzo la croce di Savoia sventolavano per tutte le strade, e segnatamente per l'ampia e popolosa Toledo, essendosi saputo che il prode generale Garibaldi avrebbe in giornata Tatto il suo ingresso in Napoli. La guardia nazionale tutta sotto le armi, e un battaglione è andato a riceverlo alla strada ferrata, ove un numero straordinario di carrozze erano già sopra luogo, inviate spontaneamente dalle più distinte famiglie napoletane e straniere, per lui e per il suo seguito. Alle 11 e 1|2 il generale è giunto con un treno speciale, accompagnato da tutte le Deputazioni che erano andate infino a Salerno ad incontrarlo, oltre il sindaco, il comandante la guardia nazionale ed il ministro dell'interno, signor Romano. È incredibile l'immensa calca del popolo che da più ore, ad onta dei cocenti raggi del sole, lo attendeva alla stazione; e quando il gran Generale è comparso, chi può dire la gioia, l'entusiasmo, i gridi mille volte universalmente ripetuti di Viva Garibaldi, Dittatore! Viva l'Italia! Viva Vittorio Emanuele! Sono queste di tali scene popolari, commoventi, entusiastiche, che non è possibile ritrarre colla penna.

Tutta quella folla plaudente, frenetica, accresciuta ad ogni passo, frammezzata da migliaia di carrozze, ha in parte seguito ed in parte preceduto la carrozza del Generale lungo la strada del Piliero, ove da tutti i balconi, gremiti di signore, si gettavano fiori, e si scambiavano grida di prolungati evviva all'Italia, a Garibaldi, a Vittorio Emanuele. A percorrere una strada, che ordinariamente si percorre in pochi minuti, si,è impiegato, per l'immensa folla che l'attraversava, oltre ad un'ora, in guisa che il Generale è giunto al palazzo della Foresteria, ove ha preso stanza provvisoriamente, ad un'ora circa dopo il mezzogiorno vi è stato ricevuto dai maggiori della guardja nazionale e da altri distinti personaggi. Dall'immenso largo di S. Francesco di Paola, stipato tutto intorno di gente accorsa dagli angoli più rimoti della città, partivano tali fragorose voci e Viva Garibaldi, che il Generale ba dovuto più volte farsi al balcone, in una delle quali ha pronunziate le seguenti parole:

Bene, a ragione avete diritto di esultare in questo giorno in cui cessa la tirannide che v'ha gravati, e comincia un'èra di libertà (applausi frenetici).

«E voi ne siete degni, voi figli della più splendida gemma d'Italia (altri applausi fragorosi).

«lo vi ringrazio di quest'accoglienza non solo per me, ma in nome dell'Italia che voi costituite nell'unità sua mediante il vostro concorso; di che non solo l'Italia, ma tutta l'Europa vi dev'essere grata» (applausi prolungati).

Intanto in una delle grandi sale dove trattenevasi Garibaldi, in compagnia di tutti coloro cui era stato permesso l'ingresso, il signor Mariano d'Avala ba pronunziato il seguente discorso che è stato più volte nel mezzo e nella fine fragorosamente applaudito:

Capitano italiano,

«Permettete ohe io umile come voi, ma non come voi sì grande, a nome di questi che io chiamerei notabili se non temessi di offendere la loro modestia, e le orecchie e l'animo del notabilissimo d'Italia, permettete che io e questi egregi deputati della città vi diamo un bacio su quella fronte semplice come sull'isola di Caprera, ma circondata di visibile gloria; e questo bacio è il bacio dei 500 mila abitanti.

«Vi accorgerete voi medesimo, o Capitano, come questo bacio ve lo diedero davvero per le vie le genti affollate ed esultanti al vostro passaggio.

«Voi non siete, no, e vi sdegnerete di essere il conquistatore della città regina del Mediterraneo; voi ne sarete il primo cittadino, poiché non la conquista d'una città d'Italia, non la conquista delle cento nostre città potrebbe tornarvi sì cara, come vi tornerà dolce udire pel mio labbro che voi avete fatto più nobile conquista è più desiderata da voi, una conquista degl'Italiani di Sicilia e di Napoli.

«E che sarebbe mai la conquista dei 9 milioni dell'Italia meridionale, dei 12 milioni dell'Italia settentrionale, se non aveste conquistato l'ammirazione di tutto il mondo civile dei due emisferi? se il vostro nome soltanto non scuotesse le fibre delle nazionalità oppresse; se al nome di Garibaldi l'Ungherese, e l'Illirico e fino il Boemo ed il Croato non sentissero infiammarsi di carità di patria e di sdegno verso l'oppressore?

«Udirete in città unanime il grido di Viva Vittorio Emanuele, Viva Garibaldi, nomi carissimi e venerali che si compenetrano e riescono in un nome è in un grido solo: Viva l'Italia.

«Ma avanti di partire permettete, ardito e ad un tempo ingenuo Capitano, che io vi dia un altro bacio in fronte, perché voi lo diate agli uomini dell'ordine, che vi circonderanno del loro freddo senno e del braccio, àgli uomini dell'azione che vi circonderanno del loro braccio audace e del sennò; e voi, a mano a mano svolgendo l'ampio e maestoso concetto, per opera del Senno e del braccio, sarete l'uomo più sapiente, più ardito e più fortunato che l'Italia genuflessa e piangente àvanti a Dio aspettava; l'uomo che vide, cessando di piangere, dopo 5 secoli, il dì 4 di luglio 1807».

Il generale ha risposto:

«La ringrazio, sig. Ayala, delle benevole parole che ha voluto indirizzarmi. Io ho sempre confidato nel sentimento dei popoli; e quando si tacciava di temeraria la mia impresa, chi pronunziava tali parole, non comprendeva che cosa significhi il concorso unanime, concorde, spontaneo di tutti i cittadini, che vince e trionfa delle più ardue ed audaci imprese».

L'avv. Gennaro Filippo ha ripigliato:

«Sono contentissimo, illustre Generale, così di stringere novellamente quel l'Invitta è gloriosa destre, come di avere voi personalmente verificato quello che, or & un mese, & nomo de'  miei concittadini, io ebbi l'alta fortuna di assicurarvi in Messina sul sentimento unanime del popolo napoletano, quanto avvento all'abborrita dinastia borbonica, altrettanto amico a quella magnanima di Savoia; e più che questo, con l'abbondanza del più vivo convincimento io vi dichiarava quale immenso, indescrivibile entusiasmo destava il solo vostro nome in tutte le classi di questo popolo passionato, delirante per voi, e confidente che il vostro potentissimo braccio sarà per compiere il più forte, il più ardente del suoi voti: l'unità e l'indipendenza d'Italia sotto lo scettro di Vittorio Emanuele».

Il gen. Garibaldi è ospitato per ora al palazzo d'Angri; ripàsserà più tardi alla Foresteria.

____________________

GOVERNO DI GARIBALDI IN NAPOLI

Il Giornale Ufficiale delle Due Sicilie stampa i seguenti decreti del dittatore Garibaldi, in data del 12 settembre 1860:

Art. 1. Il ministero dell'interno, che attualmente comprende il ramo della polizia, è diviso in due distinti dicasteri, l'uno denominalo dipartimento dell'interno e l'altro dipàrtimertlQ della polizia.

Art. 2. L'avvocato signor Raffaele Conforti è incaricato del dipartimento della polizia, continuando l'incarico già affidato del dipartimento dell'interno all'avvocato signor Liborio Romano.

Altro decreto del 12 settembre.

I governatori delle provincie sono le prime autorità civili ed amministrative delle provincie.

Gl'intendenti che per la nomina de'  governatori delle provincie cessano dal loro ufficio, saranno chiamati ad altre funzioni.

Altro decreto del 12 settembre.

Dal giorno d'oggi i beni della Casa Reale, i beni riservati alla sovrana disposizione, i beni dei maggiorati reali, i beni dell'ordine Costantiuiano amministrati già sotto la dipendenza del ministero della presidenza dei ministri i beni donati da reintegrare allo Stato, sono tutti dichiarati beni nazionali;

Altro decreto del 12 settembre.

Il signor Pasquale Villari è nominato segretario presso l'inviato straordinario al governo di S. M. il re Vittorio Emanuele.

Altro decreto del 12 settembre.

Art. 1. È instituito in Napoli un collegio gratuito, che sarà chiamato dei figli del popolo, e sostenuto dallo Stato.

Art. 2. Vi saranno accolti i ragazzi dei popolani poveri, cioè senza capitale e reddito qualsiasi, di qualunque Comune delle Due Sicilie, quando abbiano compiuti i sette anni o non oltrepassino i dieci, e siano di buona costituitone fisici

Art 3. L'insegnamento, oltre il leggere, lo scrivere ed il conteggiare, sarà quello conveniente alla pratica cognizione d'ogni art e mestieri, illustrata delle teoriche dimostrazioni.

Art. A. La disciplina sarà militare ed i ragazzi saranno esercitati nell'uso delle armi.

Art. 5. Il numero degli educandi sarà, per ora, di mille, estensibile indefinitamente.

Art. 6. I locali saranno presi dai beni ecclesiastici e regi incamerati.

Art. 7. Le spese saranno sostenute dall'erario.

Art. 8. Compiuti i 18 anni e fatti capaci di guadagnarsi la vita da sé saranno licenziali.

Sarà però facoltativo alla direzione dello stabilimento il trattenere in collegio quegli alunni, che mostrassero nna distinta altitudine per un'arte che ricbiegga maggior tempo ad essere imparala.

Art. 9. In caso di bisogno della patria saranno presi gli adulti per servizio dell'esercito nazionale.

Il ministro dell'interno e quello delle finanze sono incaricati per la parte che singolarmente li riguarda dell'esecuzione del presente decreto.

PROCLAMA DI GARIBALDI ALLA CARA POPOLAZIONE DI NAPOLI

Figlio del popolo, è con vero rispetto ed amore che io mi presento a questo nobile ed imponente centro di popolazioni italiane, che molti secoli di dispotismo non banno potuto umiliare, né ridurre a piegare il ginocchio al cospetto della tirannia.

Il primo bisogno dell'Italia era la concordia per raggiungere l'unità della grande famiglia italiana; oggi la Provvidenza ha provveduto alla concordia colla sublime unanimità di tutte le provincie per la ricostituzione nazionale: per l'unità, essa diede al nostro paese Vittorio Emanuele, che noi da questo momento possiamo chiamare il vero padre della patria italiana.

Vittorio Emanuele, modello dei sovrani, inculcherà a'  suoi discendenti il loro dovere per la prosperità di un popolo, che lo elesse a capitanarlo con frenetica devozione.

I sacerdoti italiani, conscii della loro missione hanno per garantia del rispetto con cui saranno trattati!! lo slancio, il pattriotismo, il contegno veramente cristiano! I dei numerosi loro confratelli, che dai benemeriti monaci della Gancia! ai generosi sacerdoti del continente napolitano, noi abbiamo veduti alla testa de'  nostri militi sfidare i maggiori pericoli delle battaglie. Lo ripeto, la concordia è la prima necessità dell'Italia. Dunque i dissenzienti d'una volta, che ora sinceramente vogliono portar la loro pietra al patrio edifizio, noi li accoglieremo come fratelli. Infine, rispettando la casa altrui, noi vogliamo essere padroni in casa nostra, piaccia, o non piaccia ai prepotenti della terra.

Salerno, 7 settembre (mattina) 1860.

G. Garibaldi.

FATTI DI NAPOLI

Troviamo nei giornali di Napoli del 7 di settembre 1860 molti documenti importantissimi, che ci affrettiamo a pubblicare.

I. Proclama del Re al popolo di Napoli.

Fra i doveri prescritti ai Re, quelli dei giorni di sventura sono i più grandiosi e solenni, ed io intendo di compierli con rassegnazione scevra di debolezza, con animo sereno e fiducioso, quale s'addice al discendente di tanti monarchi.

A tale uopo rivolgo ancora una volta la mia voce al popolo di questa metropoli, da cui debbo ora allontanarmi col dolore.

Una guerra ingiusta e contro la ragione delle genti ha invaso i miei Stati, nonostante che io fossi in pace con tutte le Potenze europee.

I mutati ordini governativi, la mia adesione ai grandi principii nazionali ed italiani, non valsero ad allontanarla; ché anzi la necessità di difendere la integrità dello Stato trascinò seco avvenimenti che. ho sempre deplorati. Onde io protesto solennemente contro queste inqualificabili ostilità, sulle quali pronunzierà il suo severo giudizio l'età presente e la futura.

Il Corpo diplomatico residente presso la mia persona seppe fin dal principio di questa inaudita invasione da quali sentimenti era compreso l'animo mio per tutti i miei popoli, e per questa illustre città, cioè garantirla dalle rovine della guerra, salvare i suoi abitanti e le loro proprietà, i sacri templi, i monumenti, gli stabilimenti pubblici, le collezioni di arte, e tutto quello che forma il patrimonio della sua civiltà e della sua grandezza, e che appartenendo alle generazioni future è superiore alle passioni di un tempo.

Questa parola, è giunta ormai l'ora di compierla. La guerra si avvicina alle mura della città, e con dolore ineffabile io mi allontano con una parte dell'esercito, trasportandomi là dove la difesa dei miei diritti mi chiama. L'altra parte di esso resta per contribuire, in concorso con l'onorevole guardia nazionale, alla inviolabilità ed incolumità della capitale, che come un palladio sacro raccomando allo zelo del ministero. E chieggo all'onore ed al civismo del sindaco di Napoli e del comandante della stessa guardia cittadina risparmiare a questa patria carissima gli orrori dei disordini interni ed i disastri della guerra vicina; a quale uopo concedo a questi ultimi tutte le necessarie e più estese facoltà.

Discendente da una dinastia che per 126 anni regnò in queste contrade continentali, dopo averle salvate dagli orrori di un lungo governo viceregnale, i miei affetti sono qui. lo sono napoletano, né potrei senza grave rammarico dirigere parole di addio a'  miei amatissimi e a'  miei compatrioti.

Qualunque sarà il mio destino, prospero od avverso, serberò sempre per essj forti ed amorevoli rimembranze. Raccomando loro la concordia, la pace, la santità dei doveri cittadini. Che uno smodato zelo per la mia Corona non diventi face di turbolenze. Sia che per le sorti della presente guerra io ritorni in breve fra voi, o in ogni altro tempo in cui piacerà alla giustizia di Dio restituirmi al trono dei miei maggiori, fatto più splendido dalle libere istituzioni di cui l'ho irrevocabilmente circondato, quello che imploro da ora é di rivedere i miei popoli concordi, forti e felici.

Napoli, 6 settembre 1860.

Francesco.

II. Protesta del Re di Napoli

Dacché un ardito condottiero, con tutte le forze di che l'Europa rivoluzionaria dispone, ha attaccato i nostri dominii invocando il nome di un Sovrano d'Italia, congiunto ed amico, noi abbiamo con tutti i mezzi in poter nostro combattuto durante cinque mesi per la sacra indipendenza dei nostri Stati. La aorte delle armi ci è stata contraria. L'ardita impresa, che quel Sovrano nel modo più formale protestava sconoscere, e che non pertanto, nella pendenza di trattative di un intimo accordo, riceveva nei suoi Stati principalmente aiuto ed appoggio, quella impresa, cui tutta Europa, dopo d'aver proclamato il principio di non intervenzione, assiste indifferente, lasciandoci soli lottare contro il nemico di tutti, è sul punto di estendere i suoi tristi effetti fin sulla nostra capitale. Le forze nemiche si avanzano in queste vicinanze.

D'altra parte la Sicilia e le provincie del Continente, da lunga mano e in tutti i medi travagliate dalla rivoluzione, insorte sotto tanta pressione, hanno formato dei governi provvisorii col titolo e sotto la protezione nominale di quel Sovrano, ed hanno confidato ad un preteso Dittatore l'autorità ed il pieno arbitrio de'  loro destini.

Forti nei nostri diritti, fondali sulla storia, su i patti internazionali e sul diritto pubblico europeo, mentre noi contiamo prolungare, finché ci sarà possibile, la nostra difesa, non siamo meno determinati a qualunque sacrifizio per risparmiare gli orrori di una lotta e dell'anarchia a questa vasta Metropoli, sede gloriosa delle più vetuste memorie e culla delle arti e della civiltà del Reame.

In conseguenza noi moveremo col nostro esercito fuori delle sue mura, confidando nella lealtà e nello amore dei nostri sudditi, pel mantenimento dell'ordine e del rispetto all'autorità.

Nel prendere tanta determinazione sentiamo però al tempo stesso il dovere, che ci dettano i nostri diritti antichi ed inconcussi, il nostro onore, l'interesse dei nostri eredi e successori, e più ancora quello dei nostri amatissimi sudditi, ed altamente protestiamo contro tutti gli atti finora consumati, e gli avvenimenti che sono compiuti o si compiranno in avvenire.

Riserbiamo tutti i nostri titoli e ragioni, sorgenti da sacri incontrastabili diritti di successione e dai Trattati, e dichiariamo solennemente tutti i mentovati avvenimenti e fatti nulli, irriti e di niun valore, rassegnando per quel che ci riguarda nelle mani dell'Onnipotente Iddio la nostra causa e quella dei nostri popoli, nella ferma coscienza di non aver avuto nel breve tempo del nostro Regno un sol pensiero che non fosse stato consacrato al loro bene ed alla loro felicità. Le istituzioni che abbiamo loro irrevocabilmente garantite, ne sono il pegno.

Questa nostra protesta sarà da noi trasmessa a tutte le Corti, e vogliamo che, sottoscritta da noi, munita del suggello delle nostre armi reali, e controsegnata dal Nostro ministro degli affari esteri, sia conservata nei nostri reali ministeri di Stato degli affari esteri, della presidenza del Consiglio dei ministri e di grazia p giustizia, come un monumento della nostra costante volontà di opporre sempre la ragione ed il diritto alla violenza ed alla usurpazione.

Napoli, 6 settembre 1860.

Firmato — FRANCESCO.

Firmato — Giacomo de Martino.

III. Primo indirizzo di Garibaldi al popolo di Napoli.

Italia e Vittorio Emanuele.

Al popolo di Napoli,

Appena qui giunge il sindaco ed il comandante della guardia nazionale di Napoli che attendo, io Verrò fra voi.

In questo solenne momento vi raccomando l'ordine e la tranquillità, che si addicono alla dignità di un popolo, il quale rientra deciso nella padronanza dei proprii diritti.

Il Dittatore delle Due Sicilie: G. Garibaldi.

A. S. E. il ministro segretario di Stato, dell'interno

e della polizia generale in Napoli.

L'uffiziale interprete: Mario Stasi.

Salerno, 7 settembre 1860, ore 6 30 antim.

IV. Come Liborio Romano, ministro del Redi Napoli, si dimostrò galantuomo verso il suo Re!

All'invitissimo generale Garibaldi, Dittatore delle Due Sicilie,

Liborio Romano, ministro dell'interno e polizia.

Con la maggiore impazienza Napoli attende il suo arrivo per salutarla il redentore d'Italia e deporre nelle sue mani i poteri dello Stato ed i proprii destini.

lo questa aspettativa io starò saldo a tutela dell'ordine e della tranquillità pubblica: la sua voce già da me resa nota al popolo è il più gran pegno del successo di tali assunti. Mi attendo gli ulteriori ordini suoi, e sono con illimitato rispetto. Napoli, 7 settembre 1860.

Di lei Dittatore invitissimo: Liborio Romano.

V. Altro proclama dell’onestissimo Liborio Romano.

AL POPOLO NAPOLETANO.

Cittadini!

Chi vi raccomanda l'ordine e la tranquillità in questi solenni momenti è il liberatore d'Italia, è il generale Garibaldi. Osereste non esser docili a quella voce, cui da gran tempo s'inchinano tutte le genti italiane? No, certamente, Egli arriverà fra poche ore in mezzo a noi, ed il plauso che ne otterrà chiunque  avrà concorso nel sublime intento, sarà la gloria più bella cui cittadino italiano possa aspirare.

lo quindi, miei buoni concittadini, aspetto da voi quel che il dittatore Garibaldi vi raccomanda ed aspetta.

Napoli, 7 settembre 1860.

Il min. dell'interno e della polizia generale:

Liborio Romano.

PROTESTA DEL RE DI NAPOLI CONTRO L'APOTEOSI DEL REGICIDIO

I giornali di Madrid ci recano i particolari dell'attentato di assassinio contro la regina Isabella. L'assassino è un giovinotto di 18 anni, chiamato Rodriguez, servitore di un deputato alle Cortes. Pare che questo sciagurato non sia che un imbecille, massime avendo riguardo al luogo mal adatto in cui si è posto per tirar sopra la Regina, ed alla qualità della pistola di cui si è servito: a segno che la palla cadde dalla bocca della pistola prima di spararla. Checché ne sia, aspettiamo l'esito del processo. A questo proposito troviamo nel Pensamiento spagnuolo un gravissimo articolo clic con rincrescimento non possiamo riferire. Osserva l'ottimo periodico che il regicidio è il primo frutto delle dottrine democratiche, e viene colla storia confermando la sua asserzione.

Questo nuovo attentato naturalmente ci richiama il pensiero alla glorificazione del regicidio fatta dal governo di Garibaldi. Non solo fu assegnata la pensione alla famiglia di Agesilao Milano, ma venne celebrata una festa solenne in onore del regicida, spargendo fiori sulla sua tomba, e pronunziando discorsi in suo onore. Anzi fu aperta una soscrizione per innalzargli un monumento, ed il comandante della guardia nazionale fa parte della commissione, che ha l'incarico di farlo eseguire.

Questo fatto che ha destato l'indegnazione in tutta l'Europa, provocò la seguente protesta del re di Napoli Francesco li, comunicala ai ministri delle Potenze estere, che lo seguirono a Gaeta:

Gaeta, 6 ottobre.

«Il giornale officiale del governo rivoluzionario di Napoli pubblica, nel suo numero del 28 settembre p. p., questo decreto (segue il decreto con cui si oc corda una pensione alla famiglia di Agesilao Milano).

«11 sottoscritto portando questo decreto a notizia dell'Europa, crede poter dispensarsi da ogni commento su tale inqualificabile disposizione.

«In nessun paese la rivoluzione non era giunta a questo grado di perversità e d'anarchia; fino ad oggigiorno, non erasi accor veduto onorare il regicidio come cosa santa, ricompensare pubblicamente l'assassinio, e provocare così all'uccisione de'  sovrani.

«La dittatura che signoreggia nel regno delle Due Sicilie ha offerto questo affliggente spettacolo. Una tale glorificazione dell'assassinio ebbe luogo in una città occupata dalle truppe piemontesi, per cura di un condottiero che opera in nome del Re di Sardegna, il quale, da quattro mesi, ricusa ogni specie di responsabilità, perché si mente alla sua bandiera ed al suo nome.

«L'uomo che tenta di assassinare il suo simile, il soldato che esce dai ranghi per uccidere il suo generale, il cittadino che, armato d'una baionetta, si precipita sul suo re, è dunque considerato dal governo di Garibaldi come un martire degno d'elogio, di ricompensa, di rimpianto 1

«Questa apoteosi sul giornale ufficiale di Napoli, questa ricompensa del regicidio data a nome di re Vittorio Emanuele, parlano più altamente d'ogni descrizione dell'anarchia e dello stato deplorabile in cui geme il paese dal momento dell'invasione.

 lo non protesto contro lo scandalo di questo decreto che ripugna ad ogni senso morale, ad ogni principio d'onore e di religione. Mi limito a denunciarlo alla giustizia dell'Europa come una delle innumerevoli prove della moralità politica di certuni, che, mercé la forza straniera e provocando ad indegni tradimenti, hanno usurpato l'autorità o occupato la parte più considerevole della Penisola».

PROTESTA DEL RAPPRESENTANTE DI NAPOLI

CONTRO L'INVASIONE PIEMONTESE

Il Constitutionnel del 17 di ottobre, n° 291, pubblica la nota, colla quale il barone di Winspeare, ministro del Re di Napoli presso la Corte di Sardegna, sotto la data di Torino, 7 di ottobre, protestava contro l'invasione piemontese in Napoli, e annunziava al conte di Cavour la sua partenza. Noi pubblichiamo questo documento scritto colla maggior dignità, e dove si fa un cenno eloquentissiroo dell'augusta e santa madre di Francesco li, Cristina di Savoia. 1 giorni delle vertigini passeranno; ma la storia conserverà i falli e le proteste. E noi, Piemontesi, noi potremo andar gloriosi di simili imprese?

Torino, 7 ottobre 1860.

Eccellenza,

L'occupazione del regno delle Due Sicilie per parte delle truppe piemontesi, della quale io ebbi notizia mediante la comunicazione di Vostra Eccellenza, in data di ieri, è un fatto tanto apertamente contrario alle basi di ogni legge e di ogni diritto, che sembrerebbe quasi inutile che io mi dilungassi a dimostrarne la illegalità; i fatti che hanno preceduto questa invasione ed i vincoli di amicizia 16 e di parentela, tanto intimi quanto antichi che esistevano tra le due corone, la rendono tanto straordinaria e tanto nuova nella storia delle nazioni moderne, che lo spirito generoso del Re, mio augusto padrone, non sapeva risolversi a crederla possibile, ed infatti, nella protesta che il generale Casella, suo ministro degli affari esteri, indirizzava il 16 settembre scorso da Gaeta a tutti i rappresentanti delle Potenze amiche, era chiaramente dimostrato che S. M. aveva la fiducia che S. M. sarda non avrebbe mai potuto dare la sua sanzione agli etti di usurpazione compiuti sotto all'egida del reale suo nome nel seno della capitale delle Due Sicilie. È parimente cosa superflua per me il cercare di dimostrare a Vostra Eccellenza che questa protesta solenne, unita a vari proclami del mio augusto Sovrano ed agli eroici sforzi fatti sotto le mura di Capua e di Gaeta, rispondono in modo incontestabile alla strana argomentazione dell'abdicazione di fallo di S. M., che io fui sorpreso di leggere nella comunicazione summenzionata di Vostra Eccellenza.

L'anarchia ha trionfato negli stati di S. M. siciliana in conseguenza di una rivoluzione invaditrice (débordante), della quale, fino dal primo momento, tutti presentivano manifestamente i disordini futuri, ed alla quale il Re, mio padrone, proponeva già da gran tempo, ma invano, a S. M. il Re di Sardegna di opporre, con un comune accordo, una diga, affinché essa non potesse traripare, e non potesse mettere in pericolo, coi suoi eccessi, la vera libertà e l'indipendenza d'Italia.

In quest'ora fatale, in cui uno stato che conta 10 milioni di anime, difende colle armi in mano gli ultimi avanzi della istorica sua autonomia, sarebbe cosa vana il ricercare da chi questa rivoluzione sia stata sorretta, tanto da diventare un colosso — ed in qual maniera essa abbia potuto arrivare a tanto da effettuare tutti quegli sconvolgimenti che essa aveva divisato. Quella Provvidenza divina, della quale Vostra Eccellenza ha invocato il santissimo nome, pronuncerà, prima che scorra gran tempo, lo sue decisioni all'ora del combattimento supremo; ma, qualunque sia per essere questa suprema decisione, la benedizione del cielo non discenderà sicuramente sopra coloro che si apprestano a violare i grandi principii dell'ordine sociale e morale, facendosi credere gli esecutori di un mandato di Dio.

La coscienza pubblica, dal canto suo, quando sovra di essa non peserà più il giogo tirannico delle passioni politiche, saprà determinare la vera indole di una impresa usurpatrice, cominciata coll'astuzia e terminata colla violenza.

La cortese accoglienza fattami da questa popolazione generosa e leale, accoglienza della quale sarà sempre viva nel mio cuore la rimembranza, mi vieta di addentrarmi più ancora nella critica severa degli atti del governo di S. M. sarda, ma Vostra Eccellenza vorrà bene intendere le ragioni per cui un più lungo soggiorno a Torino del rappresentante di S. M. siciliana sarebbe incompatibile colla dignità di S. M., come pure colle usanze internazionali.

E per questi motivi, protestando solennemente contro l'occupazione militare Sopraindicata e contro qualunque usurpazione dei 6acri diritti di S. M. il Re del regno delle Due Sicilie, già intrapresa e che sia per essere tentata per opera del governo di S. M. il Re di Sardegna; riservando, inoltre, nello stesso tempo al Re Francesco II, mio augusto padrone, il libero esercizio del potere sovrano che a lui spetta, di opporsi con tutti quei mezzi che egli stimerà più opportuni a queste aggressioni ed usurpazioni ingiuste, come pure di fare gli atti pubblici e solenni che egli stimerà esser più utili alla difesa della real sua Corona; per questo, io dico, io mi appresto ad abbandonare questa residenza, appena avrò terminato di porre in ordine alcuni affari particolari di S. M. relativi alla successione dell'augusta sua madre, di santa memoria.

Prima di partire io avrò l'onore di presentare a V. E. il sig. De Martini, il quale sarà semplicemente incaricato di trasmetterle le comunicazioni che il governo del Re, mio padrone, trovasse più tardi conveniente di indirizzare ancora al governo di S. M. sarda.

Mi permetta, sig. conte, di prendere congedo da V. E., ringraziandola degli atti cortesi che ella ha ben voluto usare con me nelle nostre relazioni personali, ed aggradisca, ecc.

IL PATRIMONIO DEL RE DI NAPOLI CONFISCATO DA GARIBALDI

La Gazzetta di Gaeta del 16 di ottobre contiene varie proteste del Re di Napoli contro gli atti del governo di Garibaldi. Crediamo a proposito di riferire la seguente, relativa alla confiscazione del patrimonio privato del re Francesco II e di tutti i Principi del sangue, come quella che dimostra fin dove giunga il furore della rivoluzione. Chi può non essere profondamente colpito dalle seguenti parole di questa protesta: e La dote di questa Principessa piemontese (l'illustre e venerabile madre del Re, Maria Cristina) e stata confiscata dal governo di Garibaldi in nome del Re di Piemonte, e si contesta al figlio il diritto a questa santa e legittima eredità di sua madre, dovutagli in virtù di un trattato colla Sardegna!»

Ecco il documento:

«Dopo aver spogliato il Re, nostro Signore, de'  suoi Stati, la rivoluzione trionfante lo spoglia pure della sua privata e legittima fortuna. Con essa sono stati confiscati i maggiorati dei Principi, le doti delle Principesse, il prodotto delle loro particolari economie, tutte le proprietà insomma che, costituite dalle leggi civili, sono in tutti i paesi inciviliti, e dai più anarchici governi rispettate.

«Ma questo attentato non meriterebbe altro che lo sdegno di S. M., che avrebbe creduto al disotto di sua dignità farvi attenzione, se allo spoglio non si accompagnasse la calunnia.

«Il Giornale di Napoli del 20 settembre, N° 5, nel rendere conto di questo fatto al pubblico, procura raccomandarlo o scusarlo, dicendo che sapendo il ministro di polizia di Garibaldi come grandi ricchezze avessero a scapito del popolo accumulato i Principi di Casa Borbone, si diede a veder modo onde una parte almeno di esse fosse reintegrata al tesoro dello Stato». Raccontando poi la trasmissione violenta di una somma di 184,608 ducati di rendita, ed aggiungendola ad un'altra di ducati 317,186 prodotto annuo dei maggiorati ed economie private della Casa Reale, calcola il capitale di questa doppia rendita in 11 milioni legittimamente, aggiunge, rivendicata alle finanze dello Stato,

«Mentre che negli inqualificabili alti, che hanno luogo nell'invasione del Regno, s'invoca soltanto il dritto della rivoluzione, il governo di S. M. lascia alla Provvidenza, all'opinione pubblica e alla giustizia dell'Europa il giudizio di uno stato di cose che, opponendosi a tutti i principii sociali, non può essere né accettato né durevole. Ma quando si parla di legge e di diritto, nello stesso tempo che si conculcano tutti i diritti e tutte le leggi, il governo di S. M. non crede dover lasciare agli invasori e ai rivoluzionari il beneficio dell'impunità delle calunnie.

«Le rendite occupate violentemente dal sig. Conforti e violentemente confiscate dal governo di Garibaldi si compongono di quelle due partite accennate nel suo giornale di Napoli. La prima, cioè quella di 184,608 ducati, rappresenta l'eredità lasciata ai suoi dieci figli ed ai poveri dal defunto re Ferdinando II.

«Questo è il frutto delle economie personali di 30 anni di regno; e dichiarare illegittima questa eredità vai tanto che attaccare la legittimità della lista civile e del patrimonio che hanno posseduto lutti i monarchi delle Due Sicilie.

«L'altra partita si compone, nella maggior parte, dei maggiorati dei Reali Principi, e delle doti delle Reali Principesse, costituiti in virtù di antiche e finora sempre rispettate leggi. Là stanno pure piccole economie fatte in favore di orfani durante la loro infanzia, come può rilevarsi dalla lista stessa pubblicata nel giornale della rivoluzione, trovandosi due sole partite appartenenti al Re (N. S. ), una di 5,415 ducati, economie della sua assegnazione di Principe ereditario, e un'altra di 67,500, interessi composti ed accumulali durante ventitré anni, della dote ed eredità propria della sua illustre e venerabile madre Maria Cristina di Savoia.

«La dote di questa Principessa Piemontese e stata confiscala dal governo di Garibaldi, in nome del Re del Piemonte, e si contesta al figlio il diritto a questa santa e legittima eredità di sua madre, dovutagli in virtù di un trattato colla Sardegna I

«Nel permettermi dopo le istanti mie preghiere, di trasmetterle queste necessarie spiegazioni, mi ha ordinato il Re (N. S. ) di prendere per base la pubblicazione stessa fatta dal governo rivoluzionario che si è impadronito de'  suoi stati in nome del Re di Sardegna. Non è cerio l'animo di S. M. di lagnarsi dello spoglio di tutta la sua fortuna particolare; S. M. ne aveva fatto il sacrifizio quando costantemente, anche nei giorni i più minacciami della lotta e dell'invasione, si rifiutò ostinatamente a far vendere le sue rendite di Napoli per piazzarle con più sicurezza in fondi di altri e più fortunati paesi. Potrebbe sì compiangere la sorte di nove fratelli e sorelle condannati, senz'altro delitto che il loro nome, a vedere confiscati dalla rivoluzione tutti i loro mezzi di fortuna, ma qualunque sia il loro avvenire, sia la loro sorte vivere nell'esilio e nelle più dure privazioni, S. M. è sicura che sapranno sopportare l'avversità con costanza degna della loro stirpe e del rango in che per esempio degli altri li fece nascere la Provvidenza. In mezzo a queste miserie della rivoluzione splende più alta e più gloriosa la magnanimità del nostro augusto Sovrano. I palazzi, i musei che ha lascialo, nel partire, pieni dei tesori dell'inestimabile eredità de'  suoi antenati, attestano al mondo il completo disinteresse e la generosità d'animo di Francesco li.

«Unita la sua causa a quella dei suoi popoli, non ha voluto il Re trasportare fuori del paese neanche la sua particolare fortuna, come si sdegnasse salvare per sé una tavola nel naufragio generale del Regno. La sua indifferenza pei beni materiali della vita è proverbiale; né pure i grandi dolorosi avvenimenti, che hanno avuto luogo nel breve, ma difficile periodo della sua ascensione al trono, avrebbero permesso queste cure ad uno spirito esclusivamente occupato della pace e della prosperità dei suoi sudditi.

«Non sono necessarie queste spiegazioni per quelli che conoscono lo stato delle cose in Napoli; ma come potrebbe avvenire che trovasse eco in codesti paesi la calunnia, credo del mio dovere tenerla al corrente dei fatti, perché sia in grado di smentirla. Non sono tesori che la Casa di Borbone portò seco nel l'abbandonare la Capitale; sono i suoi palazzi, i suoi musei e la santa eredità dei suoi antenati, che lascia come monumento della sua generosità nel suo sempre amato Regno, senza curarsi dell'eventualità dell'avvenire. Iji dote della madre del Re, l'eredità particolare di suo padre, i maggiorati, le economie dei Principi e delle Principesse, tutto quanto costituisce la fortuna privata della famiglia reale, quanto assicurano le leggi civili, quanto rispetta il diritto comune de'  popoli, tutto è stato confiscato dal governo rivoluzionario di Napoli, senza che il Re si degnasse neanche protestare contra questo scandaloso spoglio, trovando al di sotto della sua dignità occuparsi dei suoi interessi particolari, quando cadono in rovina i grandi interessi dello Stato. Né avrebbe annuito alle rappresentazioni rispettose e ripetute del suo governo, se non fosse dovere dei suoi ministri respingere con indignazione le false imputazioni, che possono agire sugli spiriti prevenuti od ignoranti.

«Ella è autorizzata a fare di questa comunicazione l'uso, che stimerà nella sua prudenza conveniente, ed a rilasciarne copia a cotesto ministro degli affari esteri».

LETTERA DEL RE DI NAPOLI A NAPOLEONE III

La guerra sta per iscoppiare. Ma Napoleone III calerà di nuovo in Italia? Da quanto pare i rivoluzionari temono grandemente di essere abbandonati dal loro protettore. Noi non ci stupiremo di questo voltafaccia di Napoleone III: e bisognerebbe essere di una semplicità arcadica per istupirsene. Egli è politico in rigor della parola. Succia gli aranci e getta via la scorza. Egli si è servito di tutti i partiti, ed ha corbellato tutti i partiti. Popoli e sovrani, rivoluzionari e cattolici, la Chiesa e gli Stati tutti ebbero da lui promesse ed anche aiuti, ma tutti si trovarono col corto da'  piedi. Non è bisogno di tessere la storia della politica di Napoleone III che tutti sanno a memoria. Ma eccone lino di recente asciato nelle peste da Napoleone III, dopo avergli promesso Roma e toma: vogliamo dire il Re di Napoli, come appare dalla seguente lettera autografa dell'infelice giovine monarca spedita a Napoleone per mezzo del signor Manna»

«Sire,

«Voi mi avete consigliato di dare delle instituzioni costituzionali ad un popolo che non ne dimandava, io ho aderito al vostro desiderio. Voi mi avete fatto abbandonare la Sicilia senza combattere, promettendomi che così facendo il mio regno sarebbe garantito. Sinora le Potenze sembrano persistere nel loro pensiero di abbandonarmi. Ora io debbo prevenire V. M. che sono risoluto di non discendere dal mio trono senza combattere; io farò un appello alla giustizia dell'Europa, ed ella saprà che io difenderò Napoli, ove sia assalito».

PISACANE E GARIBALDI

(Pubblicato il 16 maggio 1860).

II 25 di giugno del 1857 Pisacane partiva da Genova sul vapore il Cagliari con una mano di congiurati, dirigendosi verso il regno di Napoli. Il Cagliari fu catturato «e la banda insurrezionale dovunque passò, oltre di essere attaccata e battuta dalla gendarmeria e dalle guardie urbane, trovava la più grande avversione nelle popolazioni, che ne uccidevano ed arrestavano gli sbandati» (Dispaccio del conte di Gropello, incaricato degli affari del governo tardo a Napoli a S. E. il conte di Cavour, sotto la data di Napoli 4 luglio 1857).

Il conte di Cavour chiamava la spedizione di Pisacane un deplorando e criminoso fatto, e diceva: «Il deplorando e criminoso fatto ha destato l'indignazione del governo del Re, indignazione che fu divisa da ogni sensata ed oneste persona; la S. V. potrà esprimere a nome mio questo sentimento al ministero di S. M. siciliana» (Dispaccio del conte di Cavour al conte di Gropello, sotto la data di Torino, 9 luglio 1857).

Il Commendatore Carafa, ministro a Napoli per gli affari esterni, nel sentire tanta indegnazione del conto di Cavour osservava, che i deplorabili avvenimenti «avrebbero potuto evitarsi con tenersi conto degli artfiziosi e noti preparativi che li han preceduti, come conviensi a'  governi che vogliano mantenersi alla altezza della loro propria dignità e posizione» (Nota del Commendatore Carafa al conte di Gropello, sotto la data di Napoli, 5 agosto 1857).

Il conte di Cavour s'indegnava ancora più per le malevoli insinuazioni contenute in questa Nota, le quali «oltreché sono poco conformi al linguaggio diplomatico, non potrebbero considerarsi se non come offensive al governo di Sua Maestà» (Dispaccio al conte di Gropello, sotto la data di Torino, 14 agosto 1857).

Intanto volevasi che il governo napoletano restituisse il Cagliari catturato. Quel governo resisteva al conte di Cavour; ma quando l'Inghilterra entrò nel litigio e pesò nella bilancia con tutta la sua forza marittima, Napoli cedette e restituì.

«Scorgendo dalla nota di V. E., scriveva il comm. Carafa al conte di Malmesburv, che l'affare del Cagliari a niuno può essere della più grande importanza, che alla Gran Bretagna (lo none can this be of greater importante than to Great Britain) non rimangono al governo napoletano altri ragionamenti ad esporre, nò altre osservazioni a fare» (Lettera del comm. Carafa al conte di Malmesburv sotto la data di Napoli, 8 giugno 1858).

Ci parve utile di ricordare questi fatti e questi documenti oggidì che sì rinnova sul grande teatro europeo qualche cosa di simile. Il 6 di maggio del 1860 partiva da Genova Garibaldi con parecchi vapori, e molle armi, armali e danari per sostenere la rivoluzione siciliana, e levare contemporaneamente a sommossa Napoli e gli Stati del Papa.

Il conte di Cavour, a detta del Grandguillot del Constitutionel, biasima energicamente l'audace tentativo di Garibaldi. Non sappiamo se quest'energico biasimo giunga fino a chiamare la spedizione di Garibaldi, come quella di Pisacane, un deplorando e criminoso fatto.

Il conte di Cavour, a detta del Constitutionnel, era informato degli intendimenti del Garibaldi, ma non poté impedirli, perché «se la sua spedizione è contraria agli interessi del Piemonte, essa rispondeva tuttavia alle tendenze del popolo, di cui Garibaldi è l'eroe».

E qui sono da farsi tre osservazioni. La prima, questo contrasto stabilito dal Constitutionnel tra gli interessi del Piemonte e le tendenze del popolo. La seconda, questa ragione d'interesse, la sola che sia venuta in mente jd Constitutionnel. La terza il diverso linguaggio del Constitutionnel, che chiama Garibaldi un eroe! e della Patrie, che già lo disse un pirata, un condottiero, un Walker. Eppure il Constitutionnel e la Patrie stanno agli stipendi di Napoleone III, e ne sostengono la politica!

Del resto non sappiamo quanto possa riuscire cara e onorevole al conte di Cavour questa patente d'impotenza regalatagli dal diario francese. Un governo che non può impedire una spedizione da lui energicamente biasimata, è governo senza forza e meritevole di molta compassione!

Noi siamo altamente maravigliati che l'Opinione aderisca ai ragionamenti del Constitutionnel, e li facccia suoi. Il giornale ministeriale dice che il conte di Cavour non poteva opporsi alla spedizione di Garibaldi senza far divorzio dalla e coscienza pubblica. Ma in questo caso non ha fatto divorzio dalla pubblica coscienza, biasimando energicamente una tale spedizione?

Si accerta intanto che Garibaldi sia sbarcato in Sicilia, ma che abbia perduto i due vapori della spedizione, cioè il Piemonte catturato dalla marineria napolitana, e il Lombardo mandato a fondo.

Dicono che una fregata inglese impedisse che il Piemonte fosse affondato come il Lombardo, protestando a favore de'  macchinisti inglesi, che vi stavano sopra.

Così, se la spedizione di Garibaldi non avrà buon esito, vedremo rinnovarsi riguardo al Piemonte le stesse discussioni già avvenute rispetto al Cagliari, e il governo di Napoli verrà obbligato a restituirlo all'Inghilterra.

Imperocché il Piemonte appartiene alla società Rubattino come il Cagliari, e questa ba dovuto nuovamente cedere alla forza, e ne ha la dichiarazione di Garibaldi, sotto la data di Genova 5 di maggio, come dal Pisacane le era stata già accordata una simile dichiarazione.

Staremo a vedere come e dove tutto questo andrà a finire. Il Fischietto ci dipinge Garibaldi, che tura il cratere del Vesuvio col Re di Napoli; e costa poco pensare e dipingere simili caricature Ma metterle in pratica può costare qualche cosa di più.

Per ora noi raccogliamo i documenti, e ne abbiamo molti, principalmente proclami. Garibaldi prima di partire ne ha fatto una buona provvista, e n'avea per tutti, per l'esercito napoletano, per gli abitanti del regno di Napoli, pei Siciliani, pei Romani, pei soldati Piemontesi, ecc. Che effetto produrranno questi proclami? Dove la rivoluzione si fermerà, e quando?

I MISTERI DI NAPOLI

(Pubblicato il 4 luglio 1860).

Tempo la pubblicammo un articolo in cui, sotto il titolo di Misteri della rivoluzione siciliana, enumeravamo alcuni fatti, che davano luogo a gravi pensieri, e colle presenti nostre cognizioni non si sapevano spiegare; dichiarando che toccava al tempo di metterli in chiara luce, e indicarci le cause principali che li avevano prodotti. Ora noi faremo lo stesso sulle cose di Napoli, e gettato prima un rapido sguardo sui primordii del nuovo Re, esporremo i misteriosi eventi, il cui eco dalle rive del Sebèto giunse or ora sulle sponde del Po.

Il 22 di maggio del 1859 Francesco II succedeva al proprio padre nel regno delle Due Sicilie, e succedeva, diceva egli «ad un grande e pio monarca, le cui eroiche virtù ed i pregi sublimi non saranno mai celebrati abbastanza».

Il 24 di maggio dello stesso anno Francesco II trasmetteva l'ultimo addio de proprio genitore all'esercito; «a questa fedele armata, che seppe in ogni tempo ed in ogni occasione, e per tutte le vie corrispondere degnissimamente con la sua disciplina e col suo valore alla predilezione del grande Re, che ne fu il fondatore ed il compagno; a quest'armata cui Noi stessi andiamo superbi di appartenere, e di averne fatto parte fin dai nostri primissimi anni, il che ci ba dato l'agio di conoscerla e valutarla dappresso».

A que' dì ferveva la guerra tra l'Austria, la Francia e il Piemonte. Una delle prime dichiarazioni del nuovo Re di Napoli era di volersi tenere in una stretta neutralità, «ed osservare scrupolosamente dal canto suo tutto ciò che concerne i diritti internazionali in tempo di guerra riguardo al commercio, o navigazione dei neutri».

Giunta questa notizia in Torino, la Gazzetta del Popolo del 7 di giugno 1859 dichiarava il Re di Napoli posto fuori della legge. Il nuovo Re, diceva la Gazzetta, dichiarandosi neutrale, ha ripudiato la causa italiana e si è quindi posto fuor della legge».

Intanto Francia ed Inghilterra, che aveano interrotto le relazioni col Re di Napoli defunto, le riappiccarono tosto col figlio, mostrando verso di lui una benevolenza singolare, sicché la flotta inglese dovea perfino accorrere nelle acque di Napoli per prendere parte alla solennità dell'incoronazione.

Nel settembre però del 1859 l'inviato francese, barone Brenier, rinnovava a Francesco II la domanda di radicali riforme, già fatta al proprio padre, ed egli le rifiutava, dichiarando «che sull'esempio di suo padre manterrà l'integrità dei suoi diritti; non voler precipitare il suo popolo nella via fatale, che forma l'onta e la rovina di tanti Stati; saprà rendere felici i Napoletani, conformandosi ai veri loro interessi ed alle loro tradizioni; bastare un confronto della quota delle imposte e della tassa della rendita nelle due Sicilie e negli altri paesi d'Europa per assicurarsi che la nazione napoletana è più prospera di quelle che pretendono predicare sempre delle riforme, le quali non riescono che a nuovi aggravi». E il Re soggiungeva di conoscere tutti i pericoli ond'era minacciato, ma essere pronto a lottare come suo padre con coraggio e con perseveranza.

E con perseveranza e coraggio lottava Francesco II fedele al suo programma, né gli veniva meno l'amore del popolo. Durante la guerra, e molti mesi dopo la pace, egli visse tranquillamente, finché scoppiò la rivoluzione in Sicilia, che dal valore de'  propri soldati venne sedata. Ma, a ridestarla, partiva Garibaldi dal Piemonte, e in breve ora non solo l'Isola fu tutta in iscompiglio, che anzi il Re di Napoli scese perfino a pubblicare una Costituzione, e a chiedere egli stesso una lega col Piemonte. E qui incomincia la serie dei misteri, che noi intendiamo enumerare.

Come mai il Re di Napoli Francesco II s'indusse ad abbandonare improvvisamente la via segnatagli dal suo genitore, dal Grande e Pio monarca di eroiche virtù e di pregi sublimi? Chi Io indusse a ciò? Con quali promesse? Con quali minaccie? Con quali intendimenti? Primo mistero!

Come mai la fedele armata, che colla sua disciplina, col suo valore erasi meritata la predilezione del gran Re, ed al nuovo avea reso anche in Sicilia segnalati servigi, non indusse Francesco II a persistere nelle sue nobili resistenze, e ad abbandonare la Corona piuttosto che cedere alla rivoluzione? Fu questa colpa de'  generali? Fu effetto d'inesperienza? Fu il frutto del tradimento? Secondo mistero! (1).

Come mai Ferdinando II poté tener testa alla Francia ed all'Inghilterra apertamente ostili, né per la partenza dei loro ambasciatori avvenne nel reame il menomo disordine, ed anzi per buona pezza tutto procedette regolarmente, e Francesco II con questi esempi sotto gli occhi si arrese a strani consigli, e voltò repentinamente bandiera cedendo ad una forza in apparenza infinitamente minore? Terso mistero!

La sentenza che metteva il nuovo Re di Napoli fuori della legge, e veniva promulgata dalla Gazzetta del Popolo, un anno fa, avrebbe oggidì la sua esecuzione? E perché si tardò finora ad eseguirla? E chi ne sono gli esecutori? E chi fu il tenebroso tribunale che pronunziò la fatale condanna? Quarto mistero!

Non sarebbe stato meglio pel nuovo Re di Napoli di continuare come suo padre ad essere in piena rottura diplomatica coi governi di Francia e di Inghilterra, oppure tornò alla Corte di Napoli di qualche vantaggio l'avere ristabilito le sue relazioni con queste due Potenze riacquistandone l'amicizia? Quinto mistero!

E la Russia che rimproverò tanto all'Austria la sua ingratitudine, la Russia, a cui il Governo di Napoli restò fedele durante la guerra d'Oriente, la Russia, che prese a sostenere il Re delle Due Sicilie quando Francia e Inghilterra lo minacciarono e gli tennero il broncio, perché oggidì la Russia abbandonò Francesco 11, e non lo sovvenne almeno di un suo consiglio e d'un suo conforto? Sesto mistero!

E poi se le riforme erano un grande bisogno di Napoli e del reame, e quel popolo le invocava, perché, oggidì che le ha ottenute, non so ne allieta, non fa festa, non ringrazia il Principe che gliele ha accordate? Perché invece i disordini incominciano in Napoli colla promulgazione dell'atto sovrano che accorda lo Statuto? Settimo mistero!

Perché l'Inghilterra, la quale pretese con tanta insistenza dal Re di Napoli la concessione di libere istituzioni, ora che vennero appagati i suoi desiderii, e fa inalberata la bandiera tricolore non piglia le parti del Re generoso, ma invece continua a piombargli addosso più accanita, e lo vuole esautorato ad ogni costo? Ottavo mistero!

Se il Re di Napoli voleva stringere lega col Piemonte, perché dichiarare la sua neutralità, quando fervea la guerra; o se stimava utile al suo popolo ed al suo governo serbarsi allora neutrale, come può oggidì egli stesso proporre una confederazione col Piemonte? Nono mistero!

E il Piemonte che tanto sospirava una lega con Napoli, e vedeva in questa la salute d'Italia e la sua indipendenza, perché non l'accetta oggidì che gli viene offerta? Ama forse più d'una lega un'annessione, e rinunzia a quella per questa? E allora che cosa significano le protestazioni di disinteresse e di amore sincero verso l'Italia e i Principi che ancora vi comandano? Decimo mistero!

Noi per ora ci restringiamo ad accennare queste difficoltà senza recarne giudizio. Ci dorrebbe troppo di non poterlo recare favorevole al Re delle Due Sicilie. Certo noi non possiamo rallegrarci della condizione in cui si trova. L'avremmo visto più volentieri in compagnia dell'Arciduca di Toscana e dei Duchi di Modena e di Parma. Ad ogni modo ci mancano ancora i documenti e le cognizioni necessarie per giudicare questo Principe. Il tempo e gli eventi diranno chi fossero i suoi consiglieri, e se gli dessero buoni consigli.

(1) Il deputato Mancini nella tornata del 29 di giugno chiamò l'esercito napoletano «una armata bene istrutta, forte di numero e di disciplina» (Atti Uff. ) N 112, pag. 437).

LA NUOVA POLITICA DEL RE DI NAPOLI 

E DELL'IMPERATORE NAPOLEONE III

(Pubblicato il 6 luglio 1860).

Incomincia a spandersi un po' di luce sulla nuova politica del Re di Napoli. Non pare che si apponessero al vero que' diari, i quali ci parlarono d'un brusco ricevimento toccalo io Parigi al De Martino, inviato straordinario presso l'Imperatore de Francesi; o se il ricevimento fu proprio in apparenza freddo e inconcludente, ciò proveniva dal desiderio di nascondere certi accordi, che si sarebbero visti di poi.

Napoleone III per due motivi non poteva dare il suo suffragio all'annessione di Sicilia e di Napoli al Piemonte. L'uno deriva dalle lezioni di suo zio, a cui egli mostrasi sempre fedele e devotissimo; l'altro dalle proprie idee precedentemente manifestate, e sulle quali suole essere d'una straordinaria tenacità.

Il 13 prairial anno v, ossia il primo di giugno del 1797 Napoleone Bona parte scrivendo al Direttorio usciva in questa sentenza: «Coloro che possedono la Sicilia e il porto di Napoli se divenissero una grande Potenza, sarebbero i nemici nati e formidabili del commercio francese».

Dunque la Francia avrebbe molto da temere pei suoi interessi qualora una sola Potenza italiana fosse signora di Genova, di Livorno, di Napoli e di Sicilia, Pensate! Luigi Bonaparte si spaventò perché il Piemonte allargatosi in Lombardia avea conquistato l'Italia centrale, e volle tosto la Savoia e Nizza come guarentigia delle frontiere francesi.

Ora è evidente che avrebbe avuto una maggior ragione di spavento quando il Piemonte si fosse allargato fino a Messina. Per provvedere quindi agli interessi francesi, non se gli paravano innanzi che due ripieghi, o impedire l'annessione, o permettendola, pretendere nuove guarentigie e impadronirsi di Genova e di Torino.

Quest'ultimo partito presentava un mondo di difficoltà. Indurre il Piemonte al sacrifizio di se medesimo; prima difficoltà: ottenere dall'Europa, che va sì a rilento nel sancire la cessione della Savoia e di Nizza, il consenso per un nuovo e più importante ingrandimento; seconda difficoltà maggiore della prima.

Laonde il Bonaparte non poteva nemmeno mettere in discussione questo ri piego ed appigliossi all'altro, di attraversare le miro del conte di Cavour su Napoli e sulla Sicilia. E nel far ciò egli sudiossi, come suol dirsi, di battere due ferri, ad una calda, spingendo innanzi la sua idea manifestata a Villafranca, il disegno cioè di una Confederazione italiana.

Pertanto fe' sapere al Re di Napoli che egli stesso spontaneamente rimettesse sul tappeto questo disegno. E siccome dopo Villafranca Francesco 11 si era mostrato favorevolissimo ad un'idea di confederazione, così tenne il consiglio, e propose al Piemonte la lega.

Ma vi era una difficoltà di qualche momento che potea servire al conte di Cavour di scappatoia per uscirsene pel rotto della maglia. Il nostro ministero avrebbe potuto osservare che una lega politica tra due Stati retti con diversi principii, costituzionale l'uno, assoluto l'altro, discordava in genere, numero e caso.

Il Re di Napoli prevenne l'obiezione e la tolse di mezzo proclamando lo Statuto. Da questo punto i due Regni sono retti coi medesimi ordini rappresentativi, e nulla può o mai ragionevolmente impedire la loro confederazione.

Il ministero adunque di Francesco II ne fa la proposta sotto le condizioni seguenti: 1° La lega tra il Piemonte e Napoli sia essenzialmente difensiva, cioè non abbia verun intendimento ostile contro le altre Potenze che sono nella Penisola; 2° La lega rispetti l'autonomia dei diversi Stati che sono in Italia; 3° La lega aiuti l'unità italiana in tutto ciò che possa conciliarsi colla delta autonomia, e col premesso rispetto agli altri diritti sovrani.

Il ministero piemontese ha una sola difficoltà da opporre. Esso chiede a Napoli se sia pronto a riconoscere le annessioni dell'Italia centrale allo Stato nostro. Napoli risponde che non tocca a lui riconoscere il primo ciò che niuna Potenza in Europa ha ancora riconosciuto. Del resto essere una questione adiafora quella delle annessioni, e non poter recare nessun impedimento alla lega.

Il conte di Cavour volea dapprima attenersi al,partito del temporeggiare ma Napoli chiede una risposta, e questa non può ragionevolmente differirsi. Ola risposta è affermativa, ed ecco distrutto il principio che vuole l'Italia una sotto il Regno costituzionale di Vittorio Emanuele II. E siccome le annessioni dell'Italia centrale vennero compiute su questa base, cosi distruggendola, in certo modo si rimettono in dubbio quelle annessioni medesime.

Oppure la risposta è negativa, e le conseguenze sono gravissime. La risponssbilità dei pericoli di guerra che perdurano in Europa cade tutta sul Gabinetto Piemontese; a lui si può ascrivere la colpa d'aver impedito quella sola unità italiana che sia nell'ordine dei possibili; e finalmente non va pili immune dalla taccia di pretendere l'altrui, e di lavorare sotto mano per trarre l'acqua al proprio molino.

Inoltre Napoleone III si leva e dice: Come? Il Re di Napoli, che io non ho aiutato con un solo uomo, a cui non ho imprestato un centesimo, che non ho ingrandito con un palmo solo di terreno, tuttavia abbraccia le mie idee, e si fa zelante promotore della Confederazione Italiana da me promessa a Villafranca, e il Piemonte, a cui ho dato prima uomini e denari, e poi la Lombardia, rigetta una si savia, si prudente, sì italiana proposta?

Allora vien fuori il rimprovero d'ingratitudine, a cui succede la freddezza, poi l'abbandono, e così Napoleone III esce coll'onore delle armi da quel ginepraio, in cui si è messo quando prese a fare l'Italia. Di poi si ravvicina al Papa, piglia a cuore la causa del Re di Napoli, fa completo divorzio dalla rivoluzione italiana, e ottiene più facilmente dall'Europa che essa riconosca l'annessione all'Impero di Savoia e di Nizza.

Se noi siamo bene informati, tale sarebbe il disegno della politica imperiale. Si aspettino tuttavia i fatti, giacché é difficile leggere addentro alla testa misteriosa del Bonaparte, che talvolta accenna da un Iato per condurre al lato opposto. Ad ogni modo questa nostra esposizione ci pare plausibile, e può almeno passare come congettura.

Del resto, se il nostro ministero amasse davvero l'Italia, dovrebbe secondare pienamente le mire del Re di Napoli. Ma senza curarsi dell'avvenire, obbedendo alla rivoluzione che l'incalza, continuerà a combattere Francesco II rigettandone l'amicizia. E ne avrà lode dai rivoltosi.

Però respice finéml Verrà un giorno di luce, un giorno di disinganno, un di que' giorni, in cui le cose si veggono come sono in sè, senza quelle nubi, con cui sogliono oscurarle le passioni politiche. A questo giorno, che presto o tardi verrà certamente, noi ci appelliamo contro coloro che ci accusano di non amare l'Italia.

I fatti avranno allora provato che noi amavamo di gran cuore questa nostra patria, e che noi le rendevamo, secondo le nostre forze, qualche servizio, scongiurando la tempesta che se le addensava sopra, e propugnando la causa dell'ordine e della religione.

I LEGATI NAPOLETANI IN TORINO

(Pubblicato il 19 luglio 1860).

In ogni civile paese vengono tenuti in conto d'inviolabili e sacri i legati che recano qualche ambasciata, di qualunque genere essa sia, e comunque si chiami il Sovrano che ne li ha incaricati. Anche in tempo di guerra l'inviato latore di una proposta, fosse la più ridicola ed assurda, vien ricevuto con ogni riguardo, e si riputerebbe barbaro chi cogliesse quell'occasione per dire villania o a lui o chi lo manda.

Or bene noi abbiamo in Torino i signori Manna e Winspeare, ambasciatori straordinari di Napoli, che vennero a proporre in nome del loro Re un'alleanza col nostro governo. Volete sapere come il Re che manda l'ambasciata e gli ambasciatori sono trattati nella civilissima Torino? Leggete la Gazzetta del Popolo, N° 198, del 18 di luglio. E se questa gazzetta vi fa schifo, come dissero una volta i deputati, soffrite almeno che noi vi mettiamo sotto gli occhi un estratto delle gentilezze che nel citato numero essa dice al Re di Napoli e a'  suoi legati.

Il primo complimento è che questi signori Manna e Winspeare sono ipocriti, e si danno l'aria di liberali e d'Italiani. Essi rappresentano una commedia epperò sono buffoni. Il ministro di Napoli, residente in Torino, è un imbecille. I due ambasciatori non meritano d'essere creduti. «Si dichiarino nemici del loro Re, dice la Gazzetta, e allora, allora soltanto saranno creduti». Finora ogni loro atto è riputato, con tutta ragione, fiacchezza, tortuosità, arte di governo, arte sciocca.

Questi signori ambasciatori, continua la Gazzetta, hanno un patriottismo di conio speciale, un patriottismo di conio stravagante. Il Re che li 'manda si chiama Bomba II e Bombino. Il suo governo è un governo atroce. In un anno quel Re si è tessuto una sanguinosa Iliade d'infamia». I due ambasciatori che ba spedito in Torino, Manna e Winspeare, sono sedicenti liberali ed hanno una riputazione più o meno artificiale. 1 suoi soldati furono pecore e lepri davanti a Garibaldi, mentre Garibaldi stesso scrisse il contrario e ne lodò il valore.

E la gazzettaccia, con istile da bettola, continua vuotando il Sacco Nero degli improperi, e conchiude finalmente: «Gli inviali napoletani quando partono da Torino? Inviati del Borbone sono ospiti mal graditi». Le quali parole vennero scritte evidentemente per aizzare la marmaglia contro i due ambasciatori. E pensare che sono due membri della Camera dei Deputati che scrivono la Gazzetta del Popolo!

Noi domanderemo 1° al Re di Napoli: Maestà, credete voi di esservi posto sulla buona via? Sperate di potervi confederare con ministri che vi lasciano trattare di questa guisa? Vi piace questo nuovo genere di civiltà, di libertà, di progresso che regna nella capitale del nuovo Regno italico?

Noi domanderemo 2° agli ambasciatori napolitani: Che vi pare di questi bei saluti che ritrovaste in Torino? Il barone Bernier venne bastonato a Napoli. Ma certe ingiurie non sono peggiori delle bastonate? Non dice un proverbio che: La lingua non ha osso, ma rompe il dosso?

Noi domanderemo 3° al popolo torinese; È la tua Gazzetta questa che scrive così villanamente? Che si mette sotto i piedi ogni diritto delle genti? Che ti procaccia la fama d'incivile e di barbaro? Che tratta gli ambasciatori venuti con parole di amicizia ben peggio degli inviati austriaci venuti in Torino nel 1859 a recare la dichiarazione di guerra?

LO STATUTO A BALIA IN SICILIA

(Pubblicato il 14 agosto 1860).

Due documenti furono pubblicati nello stesso giorno, cioè il 4 agosto, pubblicati l'uno a Napoli e l'altro a Palermo. Il primo è il programma del ministero costituzionale. Questo è come tutti gli altri programmi, cioè contiene di molte e belle promesse; ma bisogna Aspettare per vedere se anche di questo, come degli altri si avvererà il prometter lungo e l'attender corto. Notiamo però due cose particolari a questo programma. La prima ò l'insistenza con cui il ministero promette di attuare e condurre a fine grandi lavori pubblici per dar del pane al popolo. Pare con ciò il ministero aver bisogno di gratuirsi la popolazione, la quale dappertutto fa mal viso alla Costituzione. L'altra cosa che notiamo si è che il ministero parla delle trattative col Piemonte in modo da far credere che esse riusciranno a buon fine,l’Una missione del governo sta in Torino per negoziare la lega col Piemonte, ed il ministero ne proseguirà con ogni sforzo le trattative nel doppio scopo di veder presto congiunte da vincoli indissolubili le sorti della grande Italia, e questa nobile regione abbandonarsi sicura, fidente e senza ostacolo di nemiche passioni allo asseguimento de'  suoi novelli destini».

Di fatto non è vero che gli inviati napoletani sieno partiti da Torino, e che le trattative sieno rotte. Solo si annunzia la partenza del sig. Manna per alla volta di Parigi; forse per implorare dal padrone dell'Italia qualche cosa che i servitori di Torino non vogliono concedere ai conservitori di Napoli.

Ora non sappiamo accordare queste trattative coll'altro documento pubblicato altresì il 4 agosto a Palermo. Il Depretis ha il titolo di prodittatore. Ma in fatto esso è il vero dittatore. Garibaldi non è che il prestanome della ditta Depretis, Cavour e socii. Egli è dittatore come il gerente di un giornale che ne assume la risponsabilità legale. Ma tutti sanno che egli non fa altro che mettere il suo nome appiè del giornale.

Il Depretis adunque il 4 d'agosto pubblica un bando, con cui annunzia ai Siciliani che l'illustre soldato, onore d'Italia, da loro acclamato loro liberatore, vuole loro accordare lo Statuto piemontese e l'annessione al Piemonte. Nello stesso tempo pubblica il decreto, in data del giorno innanzi, in cui, senza neppur far cenno dell'illuslre soldato, il Depretis si degna di ottriare lo Statuto piemontese ai Siciliani. I lettori vedranno più innanzi questi due documenti, intorno ai quali avremo occasione altra volta di far qualche osservazione.

Per ora ci limitiamo a dire che lo Statuto piemontese, quantunque ottriato ai Siciliani, rimane però una lettera morta. Per ora lo Statuto è Depretis. Lo Statuto piemontese fu portato in Sicilia, ma ancora in fasce e messo a balia sotto la custodia del signor Depretis, che ne è il balio. Quando lo Statuto sarà in grado di far da sè, allora il babbo balio si ritirerà, e le cose ripiglieranno l'andare legale. Intanto finché il bimbo sia divezzato, gli sieno dati i piedi, si aia baloccato col carniccio e coll'equitare arundine longa, il balio comanderà ai Siciliani.

In Sicilia si ripete la commedia rappresentata altrove. Si comincia a cacciare a forza i legittimi padroni; si promette al popolo che nulla sarà ordinato senza il suo voto ed il suo consenso. Un dittatore intanto si reca in una mano le redini del governo e nell'altra il flagello, e chi non vuole piegare il groppone, scudisciate come Dio vel dica. Garibaldi ne' suoi bandi a'  Siciliani avea promesso di interpellare il popolo per mezzo del suffragio universale, affinché decidesse delle sue sorti. I decreti furono fatti per formare le liste elettorali; venne determinato il giorno delle elezioni... Ed ecco che il Depretis viene fuori dicendo:

«Considerando che il voto espresso dai Sicilianifu ed è l'annessione al Regno italiano e costituzionale dello augusto Vittorio Emanuele, re d'Italia», e con ciò liste elettorali, suffragio universale, elezioni, ogni cosa andata in fumo. Va ora e di' un po' a'  Siciliani che abbiano il grillo di contraddire al decreto di babbo balio! Si che te li concierà per le feste!

Ora, diciamo noi, come mettere d'accordo questi due documenti? Come accordare la pubblicazione dell'annessione della Sicilia al Piemonte colle trattative tra il governo di Napoli e quello del Piemonte? Come? Tante dispute, tante controversie, tante contese per sapere se la Sicilia sarebbe napoletana, piemontese, autonoma, ed ora Depretis tronca il nodo con un colpo di penna? Era pregio dell'opera che il Garibaldi mandasse ambasciadori a Torino, a Parigi, a Londra per trattare questa faccenda, se essa dovea decidersi così ad arbitrio del Depretis? E perché il povero La Farina, che pure voleva fare ciò che fece il Depretis, fu espulso come un broglione, un commettimale, un seminatore di zizzania? Povero La Farina, era andato colà per buscarsi anche lui il cordone dell'Annunziata come Farini e Ricasoli, ed ecco che dovette tornarsene con tanto di naso! Ed ora sarà il Depretis che si buscherà il gran cordone, che lo farà cugino del Re! Habent sua fata anche gli arruffapopoli!

Eccoci dunque padroni della Sicilia! Ecco la famiglia piemontese aumentata di due milioni di persone! Oggimai se le Potenze non ci accordano il diploma di grande Potenza, sapremmo noi farla da grandi. Quattordici milioni, non si burla mica no? Quand'anche Napoli non fosse nostro (come sarà senza fallo!!) non siamo noi grande Potenza?

Basta: se son rose fioriranno, e se sono spine pungeranno. Badiamo a noi l Ci andiam dilatando; ma dilatandoci avviene, come a tutte le cose, che si dilatano, le quali sogliono perdere tanto in profondità e sodezza, quanto guadagnano in superficie. Nulla valse tanto a conciliare l'odio di tutta l'Europa contro Napoleone III, quanto l'ambizione di dilatare il suo Stato. Il timore che egli covasse in cuore quell'intento, lo rendeva sospetto; ora che per l'annessione di Nizza, e della Savoia il sospetto è diventalo un fatto, l'odio è sottentrato al timore.

Il Piemonte infatuato delle sue facili conquiste, ed ebbro di gloria per gli allori che non sono troppo sudati, vede tutto in color di rosa. Ma badi bene che i popoli d'Italia sono gelosi del suo ingrandimento, e detestano la sua ambizione. E ciò non è un sentimento recente e passeggero. Noi citeremo un testimonio per nulla sospetto; vogliam dire il Giusti, il quale tra i rivoluzionari è uno de'  più franchi e de'  più giusti (secondo rivoluzionario). Or bene ecco ciò che scriveva ad Alessandro Manzoni fin dal 1848:

«I Piemontesi (ma zitto per l'amor di Dio se non mi vuoi vedere lapidato), i Piemontesi hanno la voglia e la forza di salvare l'Italia, ma ne hanno anche la presunzione, e, starei per dire la pedanteria. Non dicono: Ego primam tolto nominor quia leo, ma giù di lì. Cesare Balbo è il paese incarnato. Leggi i suoi scritti, ascolta ciò che ti dice, e ti pare, ed è di fatto il primo amico della libertà; toccato nelle sue opinioni, allora lui è l'Italia, e l'Italia è lui, e addio roba mia. Il primo lui lo metto perché sei tu, ma come accademico della Crusca sarei obbligato a scrivere con ripicchiata eleganza, esso è l'Italia, e l'Italia è lui: non è vero?

«A proposito del Piemonte, avrei altre cose da dire; ma assai vostra signoria è repubblicana, e non vorrei per tutto l'oro che è sotto la cappa del cielo, che i giornalisti, mezzani di Carlo Alberto, avessero a dire che io gli seduco le g.... lombarde. Credo che sia tua l'osservazione che il partito repubblicano ha sul partito costituzionale il vantaggio di dire ciò che sente alla faccia del sole, senza ricorrere a mezzi termini, per tirare dalla sua chi la pensa diversamente. Quanto alle parole, siamo d'accordo, quanto ai fatti, no. Conosco i polli, e so che a un punto preso, fanno di tutto, e in nome dell'Italia una e indivisibile non hanno scrupolo di barattarti le carte in mano. Ma il mondo è mondo per tutto e per tutti:

E tutto si riduce, a parer mio,

A dire: Esci di lì, ci vo star io.

«E il sapere stare sul suo, è un microscopio che ti scopre il baco dov'è (1)».

Se questo il Giusti diceva nel 1848, che cosa direbbe dopo le annessioni di Lombardia, dell'Emilia, della Toscana, e della Sicilia?

(1) Lettere del Giusti pubblicate da Le Monnier, vol. II, Lettera 350.








Creative Commons License
This article by eleaml.org
is licensed under a Creative Commons.







vai su









Ai sensi della legge n.62 del 7 marzo 2001 il presente sito non costituisce testata giornalistica.
Eleaml viene aggiornato secondo la disponibilità del materiale e del [email protected].