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Ringraziamo Mauro G. per questo prezioso contributo che ci ha inviato in formato PDF e che mettiamo a disposizione di amici e naviganti anche in formato ODT.

Zenone di Elea – Gennaio 2012

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Questa lettera dell'ultimo "ambasciatore" delle Due Sicilie in Inghilterra, è di risposta al benservito di un certo Russell. Tale lettera la ho ritrovata pubblicata come nota, in lingua francese, nel libro Archives Diplomatiques.
Il documento, molto eloquente dei fatti storici che erano succeduti, è stato pubblicato come nota, perché era evidente l'intento di minimizzarne l'importanza, e soprattutto di occultarlo il prima possibile, fin dalla sua pubblicazione.
In questa risposta è chiara l'intenzione del caduto governo napoletano di continuare a combattere. Era appena il 22 febbraio, non era ancora nato il regno d'Italia, che già i "nostri" partigiani venivano definiti, dal governo allora ancora sardo, "Briganti".

ARCHIVES DIPLOMATIQUES

Vol. 2 - 1861 PAG. 87-89

Le chevalier Fortunato à lord John Russell. Londres, 22 février.


Milord, j'ai reçu avec un vif regret, mais sans surprise, la note, en date du 20, dans laquelle vous me faites l'honneur de m'informer que S. M. le Roi, mon auguste souverain, ayant quitté ses États, à la suite de la chute de Gaete, je ne pouvais plus longtemps être accrédité près cette cour comme le représentant de S. M. Sicilienne.

Je dis sans surprise, milord, parce qu'il était facile depuis longtemps de prévoir cette résolution du gouvernement anglais; d'une part par le manque de sympathie, de bon vouloir, et je dirai même de générosité, dont il a fait preuve envers la cause du Roi, et que j'ai eu le profond regret de constater de plus en plus tous les jours, lorsque son appui lui aurait été des plus efficaces, et de l'autre par les encouragements puissants donnés au mouvement italien, qui, en aidant la révolution, ne pouvaient que paralyser les généreux efforts et ce noble et héroïque courage avec lesquels le Roi a défendu jusqu'au bout les droits de ses peuples et de sa couronne.

C'est à cet appui moral du gouvernement britannique que l'Italie doit en grande partie, de l'aveu même de Votre Excellence, d’être aujourd'hui presque entièrement soumise à la domination du roi de Piémont.

Il reste seulement à voir si l'unité désirée pourra jamais s'accomplir et se consolider, et si l'Angleterre, qui par sa politique parait avoir eu en vue de faire de l'Italie une alliée puissante par la reconnaissance que celle-ci lui devrait, n'aura pas à l'avenir sujet de le regretter en la trouvant toujours l'alliée d'un puissant rivai.

Votre Excellence cependant a bien voulu, en maintes occasions, exprimer ses regrets sur la catastrophe finale qui aurait amené la chute de la dynastie; mais elle en fait retomber les fautes sur le gouvernement du Roi.

Permettez-moi, milord, la dernière fois que j'ai l'honneur de m'adresser officiellement à Votre Excellence, de rétablir, dans l’intérêt de la justice et de la vérité, l'exactitude des faits et des circonstances qui ont déterminé les déplorables événements dont l'Italie a été le théâtre.

Le jeune Roi, dès son avènement au trône, n'a eu d'autre but ni d'autres pensées que le bien et la prospérité de ses sujets, et certes il a été bien injuste de ne pas lui avoir tenu compte des immenses difficultés, qui certainement n'étaient pas son œuvre, au milieu desquelles il s'est soudainement trouvé, et contre lesquelles il a eu à lutter.

Et ici, milord, je ne saurais m’empêcher de repousser hautement toutes les accusations et les nombreuses calomnies auxquelles le Roi a été en butte en Angleterre dès le commencement de son règne, et dont même des fonctionnaires publics n'ont pas craint de se faire les échos complaisants, en ajoutant aux récits de la presse l'autorité de leur nom.

S'il y avait des fautes dans l'administration intérieure du royaume et des abus regrettables dans l'action de la police, il n'était pas juste cependant d'en faire remonter la responsabilité jusqu'au Roi, qui, malheureusement, a été lui- même victime de sa confiance dans les traîtres ou les lâches qui l'entouraient et qui, étant gagnés à la cause de la Sardaigne, avaient intérêt à lui cacher la vérité.

Et d'ailleurs, le rétablissement de la Constitution, un gouvernement libéral que l'opinion publique avait désigné au Roi, et l'offre même d'une alliance avec le Piémont, que l'ambition sans bornes de cet État et ses projets bien arrêtés d'agrandissement lui ont fait repousser sous mille prétextes, n'étaient-ce pas là des garanties suffisantes pour l'avenir.

Les populations des Deux-Siciles ont-elles vraiment i se féliciter du régime nouveau auquel on veut les soumettre contrairement à leurs traditions et à leurs intérêts? N'a-t-on pas occupé militairement tout le royaume? Ne fusille-t-on pas sommairement de nombreux sujets fidèles à leur roi sous le prétexte qu'ils sont des brigands? Ne s'empresse-t-on pas d'emprisonner par centaines les individus qui se prononcent d'une manière quelconque contre l'annexion ou en faveur de leur souverain légitime? Et les visites domiciliaires et la loi des suspects, contre laquelle on a tant crié sous le gouvernement du feu roi, ne sont-elles pas plus que jamais à l'ordre du jour? Et tout cela, milord, au nom de la liberté de l'Italie une et régénérée! Ce ne sont point les sujets du Roi, ce n'est pas le mécontentement que son gouvernement a pu exciter parmi eux, mais bien les efforts réunis et audacieux des révolutionnaires de tous les pays, les menées déloyales du Piémont, et enfin l'agression inouïe de son armée, sans motifs ni sans déclaration de guerre, accomplie par la plus flagrante violation de ce même prétendu principe de non-intervention, qui ont amené cette pénible catastrophe.

Quoiqu'il advienne, si les passions politiques de nos jours empêchent de juger avec calme et justice les événements qui viennent de s'accomplir dans le midi de l'Italie, le jugement de l'histoire n'en sera pas moins impartial et moins sévère sur les moyens déloyaux qu'on n'a pas craint d'employer pour y parvenir et sur la moralité de ses principaux fauteurs.

Avant de terminer, je sens le devoir, milord, de vous exprimer ma vive reconnaissance pour ce que votre lettre contient de flatteur pour moi et pour toute la bienveillance que vous avez bien voulu me témoigner dans les relations officielles que j'ai eu l'honneur d'entretenir avec Votre Excellence.

Je saisis, etc. C. Fortunato.

ARCHIVES DIPLOMATIQUES

Vol. 2 - 1861 - PAG. 87-89

Il cavaliere Fortunato a lord John Russell. Londra, 22 febbraio 1861


Milord, ho ricevuto con un vivo dispiacere, ma senza sorpresa, la nota, in data del 20 nella quale mi fate l'onore di informarmi che S. M. il Re, mio augusto sovrano, avendo lasciato i suoi Stati, in seguito alla caduta di Gaeta, non potevo per altro tempo essere accreditato presso questa corte come il rappresentante di S. M. Siciliana.

Dico senza sorpresa, milord, perché era molto facile prevedere questa risoluzione del governo inglese; in parte per la mancanza di simpatia, di buona volontà, ed io dirò della stessa generosità di cui ha dato prova verso la causa del Re, e che ho avuto il profondo dispiacere di constatare sempre più tutti i giorni, quando il suo appoggio gli sarebbe stato molto efficace, e dell'altro per gli incoraggiamenti potenti dati al movimento italiano che, aiutando la rivoluzione, non potevano che paralizzare i generosi sforzi e questo nobile ed eroico coraggio con il quale il Re ha difeso fino alla fine i diritti dei suoi popoli e della sua corona.

È grazie a questo appoggio morale del governo britannico che l'Italia deve in grande parte, dalla stessa confessione di Vostra Eccellenza, di essere oggi quasi interamente sottomessa al dominio del re del Piemonte.

Resta solamente da vedere se l'unità desiderata potrà avverarsi mai e consolidarsi, e se l'Inghilterra che sembra avere cercato, di rendere l'Italia un'alleata potente per la riconoscenza che questa gli dovrebbe per la sua politica, non avrà all'avvenire modo di rimpiangerlo trovandola sempre alleata con un potente rivale. (parole profetiche).

Vostra eccellenza ha voluto tuttavia, in molte occasioni, esprimere il suo rammarico sulla catastrofe finale che avrebbe portato la caduta della dinastia; ma lei la fa ricadere per gli errori del governo del Re.

Permettetemi, milord, l'ultima volta che ho l'onore di rispondervi ufficialmente a Vostra Eccellenza, di ristabilire, nell'interesse della giustizia e della verità, l'esattezza dei fatti e delle circostanze che hanno determinato i deplorevoli avvenimenti di cui l'Italia è stata il teatro.

Il giovane Re, fin dal suo avvento al trono, non ha avuto altro scopo né altri pensieri che il bene e la prosperità dei suoi sudditi, e certo è stato molto ingiusto per non avere tenuto egli conto delle immense difficoltà che non erano certamente il suo lavoro, tra le quali improvvisamente si è trovato, e contro cui ha dovuto combattere.

E qui, milord, non posso fare a meno di respingere altamente tutte le accuse e le numerose calunnie alle quali il Re è stato oggetto in Inghilterra fin dal principio del suo regno, e di cui gli stessi funzionari pubblici non hanno temuto di farsi eco compiacenti, aggiungendo ai racconti della stampa l'autorità del loro nome.

Se c'erano degli errori nell'amministrazione interna del regno e degli abusi spiacevoli nell'azione della polizia, non era tuttavia giusto far risalire le responsabilità fino al Re che, purtroppo, lui stesso è stato vittima della sua fiducia nei traditori o nei vigliacchi che lo cingevano e che, essendosi venduti alla causa della Sardegna, avevano interesse a nascondergli la verità.

E del resto, il ristabilimento della Costituzione, un governo liberale che l'opinione pubblica aveva designato al Re, e che egli offre un'alleanza con il Piemonte, che l'ambizione senza limiti di questo Stato e dei suoi molti progetti di ingrandimento, fu bloccata con mille pretesti, perchè non dava sufficienti garanzie per il futuro Le popolazioni delle Due Sicilie hanno veramente accolto con favore il nuovo regime che si vuole presentare loro, in contrasto con le loro tradizioni ed ai loro interessi? Non hanno occupato militarmente tutto il Regno? Non fucilano sommariamente molte persone fedeli al loro re con il pretesto che sono dei briganti? Non si affretta di incarcerare centinaia di persone che si pronunciano in qualsiasi modo contro l'annessione o in favore del loro sovrano legittimo? E le visite domiciliari e la legge degli indiziati, contro la quale si è sparlato tanto sotto il governo del Re, non sono più che mai all'ordine del giorno? E tutto ciò, milord, al nome della libertà dell'Italia una e rigenerata! Non sono stati i sudditi del Re, non è stato il malcontento che il suo governo era in grado di suscitare tra loro, ma gli sforzi riuniti ed audaci dei rivoluzionari di tutti i paesi, la condotta sleale del Piemonte, ed infine l'aggressione inaudita del suo esercito, senza motivi, senza dichiarazione di guerra, eseguita nella più flagrante violazione del cosiddetto preteso principio di non intervento che ha portato a questa dolorosa catastrofe.

Sebbene accada, che le passioni politiche di oggi impediscono di giudicare con calma e giustizia gli avvenimenti che sono appena accaduti nel Sud dell'Italia, il giudizio della storia non sarà meno imparziale e meno severo sui mezzi sleali che non si è esitato di impiegare per giungere (alla conquista delle Due Sicilie) e sulla moralità dei suoi principali artefici.

Prima di finire, mi vedo costretto, milord, di esprimervi la mia viva riconoscenza per ciò che la vostra lettera contiene, di gratitudine nei miei confronti e per tutta la benevolenza che avete voluto molto manifestarmi nelle relazioni ufficiali che ho avuto l'onore di intrattenere con Vostra Eccellenza.

Saluti, ecc. C. Fortunato.

P. S. non conoscendo il francese, può esserci qualche errore di traduzione, per cui per raffronto allego l'originale in francese.





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